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 [campagne mondiale] - Albion -

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Romarik Levert
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MessageSujet: [campagne mondiale] - Albion -   [campagne mondiale] - Albion - EmptyVen 11 Avr 2008 - 10:43

]Archives] – [Sources=White Dwarf]

"Quel est le lien avec les nains? Tout simplement parce que les nains ont participer à cette campagne. Une terre sacré qui promet richesse, les nains n'ont pas hésité à lancer l'attaque."

Citation :
Derrière son bureau de chêne, le Bugmeister Steiner dévisageait l’étranger en conservant une expression neutre. Debout dans un coin de la pièce, enveloppé dans une cape en lambeaux, le visage du nouveau venu était caché dans l’ombre : des amulettes étranges pendaient à sa ceinture, mais la curiosité de Steiner n’était pas tant éveillée par les motifs étranges dont elles étaient ornées que par l’or resplendissant dont elles étaient faites.

« J’ai bien peur que vous ne m’ayez pas donné votre nom. » fit par dire Steiner après avoir observé le visiteur sous toutes ses coutures.

« Mon nom est sans importance, je ne suis que l’émissaire de mon maître. » répondit l’étranger. Sa voix n’était qu’un chuchotement rauque qui fit frissonner Steiner. L’homme s’avança d’un pas traînant et se pencha au-dessus du bureau encombré de parchemins.

« J’ai une proposition pour vous, Herr Steiner, » poursuivit l’émissaire dans un murmure. « Un homme tel que vous doit sans aucun doute savoir saisir les opportunités profitables lorsqu’elles se présentent. »

« Je suis intéressé. Poursuivez. » L’encouragea Steiner après un court instant en réalisant que l’étranger attendait une réponse.

« Mon maître recherche des armées pour une campagne militaire. Il vous veut pour allié, vous qui êtes un homme de grande influence, riche et puissant. » Lui dit l’homme. Se penchant toujours plus vers lui. Steiner crut apercevoir brièvement un visage pâle et creusé avant qu’il soit caché par la capuche que l’étranger ramena plus en avant pour mieux dissimuler ses traits.

« Mais je ne suis pas un commandeur militaire, tout au plus un marchand, » lui signala Steiner. Son sens du profit commençait à se réveiller, et il voulait en savoir autant que possible avant d’engager les inévitables négociations.

« Vos scrupules vous honorent, Herr Steiner. Cependant, la discrétion est pour l’instant plus importante que la valeur sur un champ de bataille. » lui rétorqua l’étranger en posant une main blanche et décharnée sur la table.

« Pouvez-vous me dire où m’entraînerait cette aventure ? » demanda Steiner à brûle-pourpoint, ayant réalisé que l’émissaire était trop rusé pour être dupé avec de belles paroles. Il était grandement temps de passer aux choses sérieuses.

« Loin au nord, au-delà des mers, sur la terre que vous appelez Albion » répondit ouvertement l’émissaire, et Steiner crut détecter dans sa voix coassante une pointe d’amusement.

« Albion ? » gloussa Steiner en s’enfonçant dans sa chaise pour mettre de la distance entre celui qui devait être un fou et lui. « Ha ! Si vous êtes venu pour me vendre une carte au trésor ou une autre absurdité de ce genre, je vous laisse prendre congé. Je m’occupe d’affaires sérieuses, pas d’aventures extravagantes, et je ne souhaite pas partir à la chasse aux mythes et aux légendes ».

L’étranger se redressa et Steiner entendit un long sifflement de déplaisir.

« Ne te moque pas de moi, marchand ! » cracha l’émissaire. L’étranger se reprit et se pencha à nouveau. « Je suis sérieux. Albion existe et la fortune vous y attend. »

« Un seul navire et les soldes de l’équipage videraient mes coffres de toute couronne d’or, tout ça pour une simple promesse ? » argumenta Steiner en demandant s’il devait appeler Johan pour qu’il le débarrasse de cet imbécile.

Fouillant dans sa tunique, l’émissaire en sortit une bourse de cuir sale et répandit son contenu sur le bureau de Steiner. Le marchand n’en crut pas ses yeux. Devant lui s’amoncelaient torques et anneaux d’or, d’argent et de bronze.

« Nous subviendrons bien sûr à toute dépense et mon maître sait se montrer très généreux envers ceux qui le servent ». Il y avait encore une pointe de moquerie dans le chuchotement de l’émissaire. Steiner fixa les bijoux pendant quelques secondes pour tenter de calculer ce qu’il en tirerait sur les marchés. Au moins mille couronnes, peut-être même plus.

« Vous me parlez de votre maître. J’aime savoir pour qui je travaille. » Dit Steiner à l’étranger, le regard fixé droit sur l’ombre sous la capuche.

« Mais vous n’en avez pas besoin, il vous suffit de savoir que je suis son émissaire et que mes mots sont les siens parce que sa volonté est la mienne. » répondit l’étranger sur un ton défensif. « Et si ces conditions vous semblent inacceptables, alors je ne m’attarde pas un instant de plus. »

L’émissaire fit mine de rassembler tous les bijoux pour le remettre dans la bourse.

« Ne soyez donc pas si pressé, l’ami » répondit rapidement Steiner en plaçant sa propre main sur celle de l’étranger.

« Alors trouvons un arrangement, Herr Steiner. » répliqua l’émissaire, et il reposa la bourse sur le bureau.

De l’autre côté de la rue. Cuhlain s’enveloppa dans un manteau d’épaisse fourrure pour se protéger de la pluie qui commençait à tomber. Non que les caprices du climat lui fassent peur, de telles averses étaient choses courante en Albion. L’Oracle, gardien sacré des pierres d’Ogham observa son ennemi le serviteur du Maître Ténébreux tandis qu’il sortait de la mission de ce marchand obèse. C’était donc de cette façon que la guerre allait se dérouler, se dit-il.

Depuis des siècles, la légendaire île d’Albion n’a été qu’une…légende. Un voyageur ivre racontait parfois d’incroyables histoires sur de terribles créatures qui hantaient les marécages d’Albion ou sur la manière dont un navire avait disparu dans la brume proche de l’île. Des récits parlant de fabuleux trésors enterrés sur une île entourée d’un brouillard perpétuel circulaient aussi. On parlait d’énormes menhirs qui se dresseraient au cœur des marais d’Albion, des pierres qui, disait-on, contrôleraient les flux de magie du Vieux Monde. Certains avançaient même que si elles tombaient entre de mauvaises mains, le monde tout entier serait déchiré par la puissance du Chaos.

Le nom d’Albion a toujours inspiré peur, avarice et curiosité.

Il semblerait cependant qu’une île soit soudainement apparue dans le nord du Vieux Monde. Les sentiments de peur ont disparurent au fur et à mesure que l’appât du gain occupait les esprits des habitants du monde de Warhammer. Les côtes d’Albion seraient enfin en vue et les brumes se seraient retirées, mais le centre de l’île resterait toujours plongé dans un épais brouillard. Les lieux de débarquement sont rares et fort convoités, comme l’ont remarqué les différents généraux envoyés pour explorer l’île mystique et en ramener les légendaires trésors qui y sont dissimulés.

Aujourd’hui, tout le monde parle des richesses de la lointaine Albion car le pouvoir et la gloire attendent quiconque aura le courage de s’aventurer dans ces étendues sauvages. La mort et l’affliction guettent l’imprudent car, non seulement les indigènes qui peuplent ces terres voient d’un très mauvais œil l’intrusion d’étrangers, mais de plus, chaque race du Vieux Monde a pris pied sur Albion et se battra pour en prendre le contrôle.

Le but final de ces armées n’est pas simplement de conquérir l’île, et une plus grande bataille se joue bien au-delà des possessions matérielles et de la soif de pouvoir. Cette guerre oppose les forces du bien à celles du mal. De mystérieux chamanes connus sous le nom d’Oracles parcourent le Vieux Monde pour avertir les généraux des épouvantables conditions climatiques de l’île, des horribles créatures qui hantent les marais, des hideuses bêtes qui rôdent près des côtes et des Géants qui adorent jeter des rochers sur les navires qui s’approchent un peu trop du rivage. Les Oracles sont les gardiens du savoir des Anciens et protègent les pierres d’Ogham qui contrôlent les flux de magie du monde.

D’étranges rumeurs parlent aussi de sombres étrangers qui voyageraient de par le monde. Ils se nomment eux-mêmes les Emissaires Noirs et parlent du retour d’un Maître Ténébreux et de ses ambitions de conquête. Nul ne sait qui est cet étrange personnage mais nombreuses sont les armées à quitter leur contrée pour rejoindre Albion et se ranger sous sa bannière.

La possession des cercles de pierres des Anciens situés un peu partout sur Albion est indiscutablement la clef du contrôle de l’île. Avec les Oracles et les Emissaires Noirs pour guider les armées, en conserver le contrôle ne sera cependant pas chose aisée.

Des hordes de peaux-vertes quittent les montagnes du Bord du Monde et forme une immense Waaagh ! En marche vers Albion. Les terribles Arches Noires naviguent déjà vers les côtes brumeuses alors que les hauts elfes se sont ralliés sans équivoque à la cause des Oracles. Répondant au désir des nains d’en apprendre plus sur les rumeurs de fabuleux trésors, une immense flotte de navires a quitté le port de Barak-Varr. Nombreuses sont les armées de par le monde à se diriger qui parviendront au centre de l’île seront récompensées par un pouvoir incommensurable. Celles qui échoueront, se perdront dans les marais fétides et disparaîtront à jamais dans les bourbiers qui en couvrent la surface.

Le vieux Monde est une fois de plus en grand danger car le pouvoir concentré sur Albion est suffisant pour le détruire. Le destin du monde de Warhammer est entre les mains des généraux, des commandants des nombreuses armées qui voyagent en hâte vers cette île légendaire. Une seule race peut gagner ! Que la bataille commence !

Citation :
Dural Durak sentait les pulsations émises par l’énergie magique qui parcouraient son corps. Le cercle de pierres était tout proche et ses pouvoirs se renforçaient à chacun de ses pas. L’Oracle marchait à L’avant d’une colonne d’elfes.
C’est lui qui avait guidé la flotte du juste peuple d’Ulthuan jusqu’à l’île sacré et, après des jours de combats qui leur avaient permis de passer au travers des tribus d’hommes-bêtes, ils étaient parvenus au cœur de l’île. Dural apercevait maintenant les pierres d’Ogham derrière l’épais manteau de brouillard.

Une douleur intense le fit mettre un genou au sol. Le sentiment d’un désespoir profond envahit son esprit. Jamais auparavant il n’avait ressenti une telle puissance maléfique tenter de le contrôler. S’aidant de son bâton pour se remettre debout, Dural reprit rapidement ses esprits. La Triskèle l’aidait à maîtriser ses pensées, créant une aura de paix autour de lui, une bulle de protection que nul maléfice ne pouvait briser. Malgré tout, le mal avait pénétré le cercle sacré et une présence menaçante manipulait la force des pierres d’Ogham pour les plier à sa diabolique volonté. L’Oracle savait qu’il leur fallait atteindre ce lieu consacré avant que ce qui en avait pris le contrôle ne soit trop puissant et devienne invincible.

Il fit signe au général haut elfe de lancer son armée en avant. Les guerriers se mirent en marche, leurs bannières flottant fièrement au vent, mais le ciel s’assombrit brusquement au-dessus des régiments bardés d’Ithilmar. Des nuages noirs apparurent sur un fond déjà gris et le jour fit vite place à la nuit. Les lanciers qui s’approchaient des abords du cercle se mirent soudain à hurler avant de lâcher leurs armes. Certains battaient l’air de leurs bras comme pour repousser un ennemi invisible. D’autres prirent la fuite ennemi avec sur le visage une expression d’horreur.

Dural leva haut son bâton, au bout duquel une lueur d’abord faible gagna en intensité et dont les rayons chassaient les ténèbres.

« Ne craignez pas ces visions, vos cauchemars ne peuvent rien contre vous, » clama Dural. Sa voix forte, profonde et claire retentit dans les esprits de tous les soldats terrifiés. Il reprit la tête de l’armée, l’éclat de son bâton en guise de torche. Rassemblant son courage, l’ost d’Ulthuan reprit sa route, les musiciens faisant sonner leurs cornes en signe de défi contre ce qui les avait assaillis. Lorsqu’il passait entre les pierres gigantesques qui délimitait le périmètre magique, chaque elfe s’étonnait de leur taille, les promontoires de guet sur Ulthuan paraissaient bien dérisoire comparés à ces monolithes dont la surface était gravés d’étrange symboles. La force de Dural lui parut aussi s’accroître démesurément et lorsqu’il franchit enfin à son tour la limite, la lumière de son bâton fut plus brillante que jamais.

A peine entré dans le cercle, il crut comprendre quelle présence polluait l’énergie des pierres. Des centaines de créatures de petite taille qui semblaient sortir des brouillards chargèrent alors les unités elfiques.

Des guerriers rats s’agglutinèrent autour des lanciers, soustrayant le régiment à son regard sous leur nombre. Durak écoutait dans le lointain le bruit des combats dans lesquels devaient être engagées les autres unités de l’armé de l’armée quand une vision qui émanait de la Triskèle lui apparut soudain. Il se retourna sur le champ, juste à temps pour dévier le coup de dague d’une des créatures qui s’était glissée derrière lui. Dural écrasa son bâton sur la tête de la chose répugnante, la fracassant avec aisance.

Un coup fatal projeta l’Oracle en arrière et il comprit avant même de toucher le sol que cette attaque était d’origine magique. Par chance, l’aura de la Triskèle avait absorbé la puissance de l’impact, mais avant d’avoir eu la possibilité de se relever, il sentit quelque chose s’enrouler autour de son torse. Une brume évoquant la forme d’un serpent resserrait ses anneaux autour de lui et sa pression s’amplifiait de seconde en seconde. Il lui était impossible de respirer et il avait l’impression que sa poitrine allait exploser. Impuissant contre ce sortilège, Dural sombra dans l’inconscience.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il vit les traits élancés d’un elfe qui lui épongeait le front. Il voulut se redresser mais la douleur fulgurante qui lui traversa la poitrine l’en empêcha et il retombe sur le dos.

« Repose-toi, ami, et ton corps récupèrera très vite. » La voix calme de l’elfe convainquit Dural de se détendre.

« Ce n’est qu’à la charge fort opportune des Heaumes d’Argent que nous devons tous notre salut. Le flanc des skavens a cédé et ils se sont enfuis du cercle. Nous avons pu rattraper là plupart de ces viles créatures mais leur Prophète nous a échappé. »

Dural secoua la tête, « Ce n’était pas un des sorciers du peuple des rats. J’ai déjà entendu parler d’eux et même s’ils sont puissants, je doute qu’ils aient le talent requis pour lancer de tels sorts. » Il referma les yeux. Il lui faudrait repartir rapidement, ce qui signifiait qu’il devait d’abord prendre un peu de repos bien mérité. « Non, nous avons un autre serviteur des puissances de l’ombre contre nous et je crains que sa connaissance de la magie ne soit supérieur à la mienne. Nous devons agir rapidement si nous voulons atteindre la citadelle avant lui. »


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Dernière édition par Romarik Levert le Mer 21 Nov 2012 - 12:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [campagne mondiale] - Albion -   [campagne mondiale] - Albion - EmptySam 12 Avr 2008 - 9:53

Citation :
La tourbe ne ralentissait pas la progression des Sang-froid et les cavaliers elfes noirs progressaient sans mal au travers de la lande détrempée. Pour ces bêtes originaires de Lustrie, les marais d’Albion ne différaient pas de beaucoup de ceux leur terre natale, le climat était juste nettement plus rigoureux. Kaleth Blackheart leva la main pour donner l’ordre de s’arrêter. Le regard ne portait pas loin au travers de la brume épaisse, cependant, on entendait clairement le bruit d’une armée ennemie dont les tambours résonnaient à proximité. Kaleth pesta. Ses chevaliers et leurs montures n’étaient que l’avant-garde d’une grande armée d’invasion et il avait espéré ne rencontrer que peu de résistance. Un sorcier avait confié aux elfes noirs une ancienne carte sur laquelle étaient griffonnées des indications censées leur permettre de rejoindre des temples primitifs ainsi qu’une citadelle abandonnée depuis des siècles. L’homme avait révélé au conseil de Karond Kar la présence de trésors et d’objets antiques renfermés dans ces ruines désertées. Hélas, d’autres semblaient être venus sur Albion dans le même but.

Kaleth s’était porté volontaire pour trouver un passage sûr pour le corps principal de l’armée, son unité était trop réduite pour songer à une qulconque tentavie d’attaque et il avait décidé d’utiliser le brouillard pour progresser sans se faire voir. Eperonnant sa monture, il fit signe aux autres de le suivre. Un instant après que sa colonne se soit remise en route, une grêle de flèches perça les brumes et s’abattit sur elle. Kaleth aperçut vaguement dans les eaux troubles d’un étang les crêtes de petites créatures alors que l’un de ses chevaliers vidait les étriers. Une seule flèche s’était fichée dans son bras, ce qui l’amena à se dire que la pointe devait être enduite d’un poison quelconque. Avant que Kaleth n’ait pu donner l’ordre, le son d’une corne résonna dans les profondeurs de l’épais brouillard. L’alarme avait été donnée.

Kaleth abaissa sa lance de cavalerie tandis que son Sang-froid chargeait les formes près de l’étang. Ses compagnons et lui devaient absolument en venir à bout avant que des renforts n’arrivent. Les minuscules archers tentèrent de se disperser mais ils ne furent pas été assez prompts à réagir. Tout en embrochant sur sa lance une des bêtes en fuite, il eut le plaisir de voir son Sang-froid en trancher une autre en deux d’u coup de dents. Il jeta un rapide coup d’œil au corps qui pendait au bout de son arme : il s’agissait là d’une petit créature reptilienne. Les pillards qui avaient vogué vers le sud de Naggaroth lui avaient parlé de lézards massifs habitant les jungles qui recouvraient ces contrées, et les récits qui s’étaient répandus faisaient eux aussi état de guerriers monstrueux. Peut être était-ce une espèce de taille plus petite, il était cependant plus probable que ceux qui avaient lancé ces bruits n’étaient que des couards ne méritant pas le nom de Druchii.

Ce q’entendit alors l’elfe noir lui glaça le sang et il releva les yeux juste à temps pour un reptile gigantesque sortir des brumes devant lui. Ses longs bras écailleux brandissaient une énorme hache de bronze, celle-ci décrivit un grand arc de cercle avant de venir s’écraser sur le crâne de sa monture dans un craquement sourd. L’impact jeta au sol le corps du Sang-froid sous lequel resta coincée la jambe de Kaleth. Le colosse tourna son attention vers l’elfe noir emprisonné. Kaleth savait qu’il ne pourrait pas se dégager à temps. Son monstrueux adversaire se jeta sur lui pour l’achever, l’elfe noir eut juste le temps de lever sa lance et la créature s’empala toute seule dessus.

Kaleth se débattit pour se dégager. Alors qu’il tirait sur sa jambe tel un forcené pour essayer de la faire sortir de sous le cadavre du Sang-froid, il entendit les hurlements des chevaliers de sa patrouille. Il lui apparut comme une évidence qu’ils n’avaient pu échapper à l’embuscade et le tumulte des combats ne mit pas très longtemps à s’éteindre.

Le Noble elfe noir n’avait pas la moindre idée du temps qu’il avait passé la jambe coincée sous sa monture. Il avait fini par se libérer au prix d’une de ses bottes de cuir fin et déambulait à présent au milieu du brouillard, seul et totalement perdu.
Bien trop occupé à suivre les chemins boueux des marécages, son pied nu s’enfonçant dans la bourbe épaisse et glacée, il ne remarqua pas au milieu des eaux stagnantes les deux yeux qui l’observaient. Peut être ne les aurait-il même pas remarqué si la créature s’était tenue juste devant lui, car les Bêtes des Marais usent d’excellentes façons de se camoufler et frappent leurs proies par surprise. Et en cette fin de journée, elle avait déjà choisi sa victime.


Le Temps qui s’est écoulé depuis la disparition autour d’albion ne représente qu’une période extrêmement restreinte de l’histoire du Vieux Monde, mais les récits des batailles circulent déjà dans chaque ville et village. Les nouvelles en provenance d’Albion sont le principal sujet de conversation dans les auberges et les tavernes, et les garnisons sont submergées de volontaires qui veulent tous se joindre à une armée pour aller chercher gloire et richesse dans les distances terres du nord.

Personne ne peut dire avec certitude quel peuple est arrivé le premier sur Albion, mais l’Empire put le premier établir une tête de pont sur le rivage. Dès qu’on entendit dire que la brume s’était levée, une flotte de navires chargés à ras bord de troupes et d’équipements fit immédiatement voile au départ de Marienburg. Après la construction hâtive d’un fortin de bois sur la presqu’île surnommée la pointe Boueuse, cette position stratégique fut renforcée de canons, de mortiers et de canons feu d’enfer, tous clairement visibles même depuis la mer. Plus d’un général a depuis dévié son chemin pour éviter cette plage, préférant affronter les tempêtes pour trouver un endroit moins bien défendu.

Quant aux orques, encouragés à se rendre sur les plaines bourbeuses par un étranger énigmatique, la perspective d’attaquer une forteresse aussi bien défendue ne fit que les encourager à débarquer à la Pointe Boueuse.

C’est toujours pour eux comme un défi. Partout où existent des perspectives de bagarres, les orques sont là. S’ensuivit donc un assaut brutal et sanglant sur la plage, les assaillants de la première vague furent massacrés par la puissance de feu des armes de l’Empire. Un second assaut put ouvrir une brèche dans les défenses et réussit là, où le premier avait échoué. Les humains furent occis jusqu’au dernier et la forteresse pillée et détruite. Les corps s’entassaient en si grand nombre qu’on raconte que les orques mirent deux jours et deux nuits pour tous les dévorer.

Durant ces festivités, l’armée fut abordée par un Emissaire Noir qui persuada certains des orques de combattre pour son maître, en leur promettant trésors et batailles à n’en plus finir. Toujours désireux de faire couler plus de sang, les orques le suivirent dans les terres, mais il ne fallut pas longtemps avant que les diverses tribus ne se disputent le rôle de mener l’armée. La horde verte se sépara bientôt en de nombreux petits groupes qui prirent chacun un chemin différent au travers des marais en quête de nouveaux affrontements.

Cette perte fut un rude coup pour l’Empire, mais des renforts furent bientôt en route et ne tarderaient pas à y trouver un endroit pour débarquer.

Les premiers rapporte des éclaireurs parlent d’une contrée marécageuse et humide où les brumes épaisses freinent toute tentative de reconnaissance, et de nombreux braves guerriers ont disparu dans les vapeurs. La progression est lente, les bourbier et autres étendues d’eau visqueuse y sont un lourd handicap pour toutes les armées en campagne. Les elfes noirs n’ont pas tardé à exploiter la vitesse à laquelle leurs sang-froid se déplacent dans les marais. S’ils n’étaient tombés dans une embuscade tendue par des hommes-lézards, ils contrôleraient désormais des endroits stratégiques, mais les guerriers skinks tirèrent profit des brumes pour attirer les éclaireurs elfes noirs loin dans les marécages. Une fois isolés des gros des troupes, ils furent vite encerclés et tués par les Saurus en surnombre et les puissants kroxigors. Les quelques survivants parlèrent de monstres sortis des mares pour se jeter sur ceux qui s’étaient laissés distancer au cours de la retraite. Ces créatures ont été surnommées Bêtes des Marais et ceux qui ont eu le malheur d’en croiser les décrivent comme des atrocités gluantes à demi végétales. Les rumeurs d’Arches Noires aperçues au large de la côte nord abondent et les revers des elfes noirs ne devraient donc être qu’un contretemps mineur. Apprendre que des hommes-lézards se trouvaient sur Albion fut une surprise pour beaucoup, nul signe d’une flotte quelconque en partance de la Lustrie n’avait été détecté et l’on redoute fort qu’une forme de magie soit ici à l’œuvre.

De plus en plus de troupes sont arrivées sur l’île et les campements y ont poussé comme des champignons. Le moral initial des chasseurs de trésors a été refroidi par la dure réalité d’une campagne éprouvante dans une contrée inhospitalière. Une bruine constante détrempe tout et allumer un feu devient pratiquement impossible. La pluie ne cesse que pour faire place aux orages lors desquels des éclaires strient en permanence le ciel sombre. Ce climat est de nature à inquiéter n’importe qui, même la pluie semble anormale. Tout ceci est le fruit de la nature magique de l’île qui attire les énergies du Chaos créant les tempêtes et toutes les autres sortes d’intempéries.

Les armées font toute de leur mieux pour franchir les marécages et atteindre le plateau central, et en croisent d’autres ayant le même objectif qu’elles. Le domaine d’Albion découvert depuis peu renferme des promesses de richesse sans commune mesure, ce qui a pour conséquence des affrontements violents qui visent à empêcher l’ennemi d’atteindre les trésors le premier.

Les rumeurs se répandent rapidement autour des divers feux de camp quant à l’existence de toute une série de cercles de monolithes, désignés localement sous le nom de pierres d’Ogham. On dit de ces endroits qu’ils sont hantés et de nombreux guerriers craignent de trop s’en approcher. Les mages et sorciers des diverses forces cherchent par contre à en apprendre plus sur ces pierres avec le plus grand empressement, leur curiosité ayant été aiguisée par un petit groupe de chamanes natifs de l’île se faisant appeler les Oracles. Tous veulent glaner plus de connaissances auprès de ces nobles mages-guerriers, désireux de s’allier avec ceux qu’ils en jugent dignes.

Les armées se sont mises en marche pour prendre le contrôle de cette partie de l’île et tous ceux qui comprennent le maniement des vents de magie ont compris que ces cercles de pierres ont un potentiel permettant de collecter et de canaliser les énergies en augmentant leur puissance. Cependant, la rumeur veut aussi que la magie soit hautement instable sur Albion. Certains sorciers ont obtenu des résultas surprenants tandis que d’autres se sont retrouvés incapables de projeter la plus misérable boule de feu.

Pour le moment, les différentes armées font route pour prendre possession de ces antiques monuments. Les orques ont déjà réussi à s’emparer d’un de ces endroits, mais ignorant le pouvoir des pierres, ils les ont jetées à terre. Les sages prédisent que si d’autres destructions aussi absurdes devaient avoir lieu, s’ensuivrait un désastre qui aurait des répercussions sur le monde entier. Les cercles de pierre retiennent une bonne partie de l’énergie du Chaos présente dans les vents de magie pour la lier à la terre, et sur les quelques pierres qui ont été découvertes par les armées de passage, les sorciers clament avoir trouvé des runes datant de bien avant même que les hauts elfes des millénaires passés n’eurent maîtrisé pareille magie Si ces pierre furent réellement l’ouvrage des Anciens, qui peut deviner quels pouvoirs secrets y sont enfermés ? Tous les hauts elfes sont impatients de savoir s’il est vrai que leurs propres pierres ne sont que d pâles copies de celle-ci et ont dépêché vers ce lieu leurs meilleurs mages pour qu’ils puissent examiner le fondements de ces assertions.

Les Oracles font allusion à la puissance qui sommeille entre les pierres (cet ordre semble néanmoins en savoir plus qu’il ne souhaite en révéler) et ont mentionné une splendide citadelle située au cœur de l’île. Rien de plus n’a été révélé que sa simple existence mais cet endroit légendaire est devenu un objectif pour les armées d’invasion. Chaque général sait désormais que les cercles sont la clé de la domination et n’hésite plus à risquer la vie de ses soldats pour s’arroger une de ces structures. Bientôt, les troupes s’aventureront plus avant et certains des mystères de l’île trouveront alors peut être une réponse.
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Romarik Levert
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MessageSujet: Re: [campagne mondiale] - Albion -   [campagne mondiale] - Albion - EmptyDim 13 Avr 2008 - 6:42

Citation :
Des bras verts et noueux tiraient sur les rames d’une petite barque qui fendait les flots d’une mer agitée. Les gobelins ne parvenaient pas à en écoper l’eau de leurs mains, car la pluie la remplissait aussitôt, et les armures des orques noirs menaçaient de faire couler la frêle embarcation. Gribblet restait cependant confiant, se disant qu’ils devaient maintenant être près de la côte et qu’au pire, il s’en tirerait en faisant un peu de chemin à la nage.

Une grande gerbe d’eau aspergea le pauvre gobelin. Les énormes rochers que jetaient vers eux les géants campés au sommet des hautes falaises blanches n’avaient encore touché personne mais leurs impacts se rapprochaient un peu trop à son goût. Un canon ajouta sa détonation au vacarme environnant, Gribblet grimaça en voyant une barque très proche de la sienne exploser en mille éclats de bois. Se débattant parmi les hautes vagues, quelques-uns des gobelins les plus prestes nagèrent vers son propre bateau. Tandis qu’ils se démenaient pour se hisser à bord, les orques prirent un malin plaisir à les repousser en leur plongeant la tête dans les eaux glacées.

Les trois dernières barques approchaient du rivage en croisant les restes à la dérive de ce qui avait été des coques des navires du précèdent assaut, et faisaient même la course pour savoir qui allait mettre pied à terre en premier. C’était pour l’instant l’équipage d’orques noirs qui menait d’une petite longueur sous les encouragements de Gribblet. Leur barque portée vers la plage galets recouverts de boue, les orques et les gobelins en sautèrent aussitôt pour s’enfoncer jusqu’au genou dans l’eau et la vase. Alors que les orques lançaient leur charge vers le haut de la plage, un tir de mortier explosa au beau milieu d’eux, projetant dans les airs des torses et des membres ensanglantés. Gribblet lança une bordée d’injures vers la ligne de canons garnissant le haut de l’escarpement fortifié, il eut tout juste le temps de se jeter dans un cratère avant que les feux d’une dizaine d’arquebuses n’annoncent un peu plus de pertes chez les troupes de débarquement. Au grand soulagement de Gribblet, pour chacun des orques qui tombait deux autres atteignaient la grève.

Gribblet remarqua en sortant d’un bond du cratère qu’une nouvelle barcasse orque approchait, mais une explosion retentissante l’assourdit momentanément et avant que les malheureux aient eu la moindre chance de débarquer, ils furent taillés en pièces par la puissance de feu massive d’un engin de guerre aux multiples fûts. Agrippant fermement de ses doigts engourdis sa lance et son bouclier, Gribblet partit en courant vers le pied de la dune fortifiée, hérissée de nombreux pieux effilés sur certains desquels étaient empalés les corps d’orques sans vie.

Il ouvrit de grands yeux en apercevant la gueule d’un canon qui s’abaissait afin de viser l’endroit précis où il se tenait, puis les ferma et se prépara à rencontrer Mork.
Le roulement du tonnerre fut couvert par une explosion. Gribblet ouvrit timidement un œil avant d’exhiber une large sourire : là où s’était trouvé le canon, il ne restait plus qu’un énorme trou fumant.

Un long « Waaagh ! » monta des gorges des assaillants orques qui se jetèrent sur les défenseurs avec férocité. Gribblet fut pour une fois le tout premier à atteindre leurs fortifications et à menacer de sa lance l’un des servants d’artillerie, quelques secondes plus tard, une vague verte submergea les défenses des faibles humains. Un coup chanceux du gobelin passa la garde de son adversaire et la pointe dentée transperça la chair de l’homme. Gribblet se délecta l’expression horrifiée du visage de son ennemi qui s’écroula au sol, et ce ne fut qu’une question de minutes avant que les hommes n’y gisent tous. Gribblet gagna le sommet de la dune pour observer le carnage. Six orques plantèrent fièrement leur grand étendard sur la colline tandis que des centaines de gobelins démontaient planche par planche les barricades de bois avant d’en empiler les débris sur plusieurs mètres de haut et d’y mettre le feu pour signaler qu’ils étaient vainqueurs. A la vue de ce phare improvisé, les autres tributs qui attendaient laissèrent momentanément leurs rivalités de côté et mirent le cap vers cet endroit. La Pointe Boueuse avait été prise et la route était ouverte pour l’invasion d’Albion

Citation :
Les Oracles:

Les Oracles sont les gardiens de smystérieux de pierres d'Ogham. il est dit que leur savoir est un héritage direct des Anciens qui, selon les légendes, auraient créé le monde de Warhammer et les races qui le peuplent. Ce sont des redoutables mages_guerriers, endurcis par le rude climat d'Albion et habitués à contrôler les terribles bêtes qui hantent les marais putrides de l'île. Ils puisent leur magie dans la terre et le ciel, leurs sortilèges sont donc semblables à ceux des Domaines de la Lumière, et de la Bête et de la Vie.

Depuis l'arrivée du Maître Ténébreux, les Oracles ont tenté de vaincre les Emissaires Noirs et ont été forcés de trouver des alliés pour lutter contre les armées des forces du mal. Les anciennes races comme les Hauts Elfes, les Nains et les Hommes-lézards savent que si les Emissaires Noirs et leur sombre maître prenaient le contrôle des flux de magie d'Albion, elles seraient encore un peu plus proches de l'extinction.

Citation :
Les Emissaires Noirs:

Durant des milliers d'années, l'ordre des Oracles a tenté de perpétuer les rites des pierres d'Ogham, et ce malgré la dégénérescence de son peuple et la corruption de sa terre. Nul ne sait comment apparu le Maître ténébreux, peut être vivait-il cahcé sur l'île depuis quelques siècles, peut être est-il là depuis plus longtemps. avec le temps, des membres de l'ordre ont commencé à servir cette créature mystérieuse, lui transmettant les connaissances des Anciens en échange d'une magie puissante mais dangereuse. Les emissaires Noirs sont de grands sorciers, utilisant des formes corrompues des Domaines de la vie, de la Bête et de la Magie Noire pour mutiler et faire dégénérer leurs adversaires. Alors que les pierres d'Ogham et les Oracles protègent la terre de la puissance destructrice des vents de magie, les emissaires Noirs utilisent des courants qui se concentrent autour d'elles pour absorber l'essence vitale des choses et des êtres qui les entourent.
Les emissaires Noirs parcourent actuellement le Vieux Monde et engagent de nombreuses armées grâce aux trésors des Anciens. Comme les combats rendent les vents de Magie Noire plus puissants, ils ont aussi commencé à fomenter des rébellions, des révoltes et des guerres civile sur le vieux Monde pour accoître davantage leur pouvoir et celui de leur sombre et mystérieux maître.

Suite à suivre...


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