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 Les chroniques D'Unarak

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le nain noir
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le nain noir

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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptyDim 30 Mar 2008 - 5:19

C'est si triste.
Tu as besoin du Nain Noir pour venir t'aider?
En tout cas , l'intrigue est géniale , félicitation.


Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour....
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Turgon
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Turgon

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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptySam 5 Avr 2008 - 4:59

Je pense que le nain noir n'est pas encore né à l'époque où se passe l'histoire....elle se déroule quelques siècles avant l'époque actuelle. grandtueur

Je mets néanmoins la suite:

C'était un cauchemar. Unarak ne sentait plus son corps, son cerveau semblait s'être arrêté de fonctionner sous l'effet conjugué de la fatigue et de la chaleur. Cela faisait longtemps qu'il avait arrêté de se demander s'ils allaient s'en sortir, si cette tentative de fuite avait un sens, s'il n'aurait pas mieux valu de regarder la mort en face et mourir au combat en défendant son manoir: tout cela n'avait plus d'importance à présent. La seule chose qui comptait, c'était de continuer. Mettre une jambe devant l'autre, encore et encore, à l'infini. Les yeux d'Unarak scrutaient l'horizon, comme dans l'espoir qu'une quelconque aide pourrait venir de là, mais rien ne bougeait sur la morne plaine hormis des panaches de poussière tourbillonnant au loin, qui signalaient les détachements de hobgobelins lancés à la poursuite des nains du chaos.

Comme Unarak l'avait supposé, son départ précipité avait semé le désordre dans le plan des rebelles. Bien entendu, la colonne de nains du chaos ne passa pas inaperçue, les hobgobelins avaient tout de même organisé une surveillance du manoir. Mais en partant par la route d'Ashkur, Unarak parvint à gagner quelques précieuses heures qui lui étaient nécessaires pour distancer, du moins temporairement, ses adversaires. La majorité des hobgobelins l'attendait près de l'arsenal; seul un petit détachement était stationné sur la route et la garde conduite par Maïk le balaya d'une seule charge puissante, s'emparant ainsi de quelques arcs et sabres recourbés qui, bien que manifestement inférieurs aux armes les plus primitives utilisées par les nains du chaos, valaient tout de même mieux que des ustensiles de cuisine. Mais l'ennemi réagit vite, et très rapidement les nains du chaos furent rattrapés par des hobgobelins à dos de loups. Voyant qu'ils avaient à faire à des adversaires coriaces et déterminés, les peaux-vertes évitaient le combat rapproché. Ils tournoyaient autour de la colonne qui s'étira le long de la route, s'approchaient par petits groupes pour couvrir les nains du chaos de flèches et de mitraille des tromblons dont ils s'étaient emparés à l'arsenal, puis repartaient aussitôt, avant que les gardes puissent les engager. Même les guerriers auxquels Unarak avait octroyé le plus de protections possible, souffraient énormément de ces attaques; quant aux serviteurs, ils n'avaient rien pour se préserver des tirs et tombaient les uns après les autres. Mais le pire, c'étaient les blessés. Ceux qui avaient des blessures légères serraient les dents et continuaient à marcher; mais on pouvait voir les forces les quitter peu à peu, et tôt ou tard ils s'écroulaient au milieu de leurs camarades incapables de leur porter secours; quant aux blessés graves, Unarak ordonna de les achever sur le champ. On ne pouvait ni s'arrêter pour panser leurs blessures, ni les emporter, car même les valides étaient épuisés. Au moins, leur mort était rapide et indolore, contrairement à celle de quelques malheureux que les hobgobelins avaient réussi à capturer en jetant sur eux ces cordes à nœud coulissant dont ils avaient le secret. Les prisonniers étaient attachés aux montures des hobgobelins et trainés dans la poussière jusqu'à ce que les tortionnaires les achèvent.

A présent, la journée s'achevait. Le soleil, immense disque rouge sang, se couchait à l'ouest. Les nains du chaos s'étaient arrêtés sur un petit monticule au milieu de la steppe. Unarak comprenait que ses nains ne pouvaient pas continuer à ce rythme indéfiniment. Pour les forcer à puiser dans leurs dernières réserves, il avait fixé cette colline comme objectif: elle offrait une légère protection contre la cavalerie grâce à ses flancs escarpés et rocheux. Et, poussés par son exemple, les fuyards avaient fait ce dernier effort. Mais une fois en haut, ils furent incapables de faire un pas de plus. La plupart se laissèrent simplement tomber sur le sol; les guerriers survivants formèrent un cercle lâche autour du sommet et s'adossèrent aux rochers, fermant les yeux d'épuisement et bredonnant une chanson de marche pour ne pas s'endormir. Même Maïk, qui montrait l'exemple à tous, poussa un soupir et s'assit sur une pierre. Unarak, chancelant de fatigue, suivit son exemple et tenta de faire le point. Ashkur, ville qu'Unarak ne pensait pas revoir avant quelques mois, mais qui représentait désormais pour lui l'ultime espoir de salut, se trouvait encore à deux jours de marche. Les nains du chaos avaient marché aussi vite qu'ils pouvaient, mais la distance à franchir restait grande. La nuit n'allait guère pouvoir servir de repos: les hobgobelins en profiteraient surement pour passer à l'attaque. Et le lendemain, il faudra encore marcher pendant la journée entière. La nourriture manquait: presque tous les bagages ayant été jetés en route; l'eau aussi: il n'y avait certainement pas de quoi atteindre Ashkur sans se réapprovisionner. Mais plus que tout, c'est les pertes qui poussaient Unarak au désespoir: il ne lui restait plus qu'une vingtaine de guerriers, dont plusieurs blessés qui avaient trouvé la force de se trainer jusqu'au campement(mais allaient-ils être capables de continuer, le lendemain?) ainsi qu'une quarantaine de civils. Presque la moitié des nains du chaos étaient morts, fauchés par la mitraille, transpercés par les flèches, égorgés par une lame courbe. Et quel espoir pouvait-il encore rester aux survivants?


Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour...
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le nain noir
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptySam 5 Avr 2008 - 6:50

C'est toujours aussi bien , félicitation.
J'attends la suite avec impatience . Je suis en train d'encourager " Unarak" pour qu'il arrive saint et sauf.

Si le nain noir n'est pas né , on peut en parler a Zhratack l'esclavagiste.
Des dizaines d'esclaves comme ca qui s "ennuient " tous seul dans la nature... Zhratack a grand coeur et ne vas pas les laisser tous seuls... il risqueraient d'être "enrôles" par un seigneur nain du chaos rival...

Qu'est ce? Un nains du chaos vient de m'envoyer une lettree. Je la lis.
.....
.....

Comment?
Je viens de recevoir un message de l'intendant de Zhratck qui me dit qu'il vient juste de partir pour les territoires méridionaux des terres du sud.

Pas d'intervention de la famille du nain noir alors.


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Turgon
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Turgon

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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptySam 5 Avr 2008 - 12:16

Tu vas voir qu'Unarak a plus d'un tour dans son sac... devil devil

J'ai pu bien avancer aujourd'hui, vacances aidant. J'espère pouvoir garder le rythme. Voici la suite!

Plongé dans ces sombres pensées, Unarak ne vit pas la nuit tomber. Le soleil glissa derrière l'horizon, et l'obscurité s'épaissit rapidement. Bientôt, la steppe fut plongé dans le noir. Et c'est là que le seigneur fut saisi d'horreur, car, de tous les côtés, des flambeaux et des feux de camp s'allumaient dans la nuit. Leur nombre, reflétant celui de l'armée ennemie, était incalculable; il y avait des centaines, voire des milliers de peaux-vertes dans la plaine. Une telle masse aurait pu écraser les nains du chaos sans la moindre difficulté; pourtant, ils ne se lançaient pas à l'assaut. Peut-être attendaient-ils le matin: ils savaient que leur ancien maitre se trouvait ici, pris au piège, et ils voulaient sans doute en finir avec un geste théâtral...Unarak frémit de rage en y pensant. Ces vulgaires esclaves, ces moins que rien se prenaient déjà pour les maîtres du monde! Qu'un seigneur nain du chaos rampe à leurs pieds en implorant leur miséricorde?! Jamais cela n'est arrivé de toute l'histoire, longue de plusieurs millénaires, des nains du chaos, et jamais cela n'arrivera, du moins tant que ça dépendait d'Unarak. Sa colère lui insuffla des forces nouvelles, le désespoir disparut, faisant place à la détermination d'en finir, et dans son esprit désormais lucide germa un plan, risqué certes, qui n'avait que peu de chances de réussir...mais Unarak et les siens n'avaient plus rien à perdre.

D'un pas décidé, il se dirigea vers les autres nains du chaos, massés autour d'un feu de camp. Il entra dans le cercle éclairé, attirant l'attention de tous, et se mit à parler:
-« Nains du Chaos! Mes sujets et serviteurs! Vous m'avez fidèlement servi jusqu'à présent. Vous m'avez fait confiance. Vous m'avez suivi. Désormais, alors que la situation semble sans issue c'est à mon tour de faire l'impossible de vous sortir de là. Et, par Hashut, je le ferai! Je vais vous demander un ultime effort. Je ne vous promets rien. Il est possible, et même probable, que ceux qui viendront avez moi subiront une mort lente et douloureuse. Que ceux qui n'ont plus le courage de continuer restent! Je n'ai aucun reproche à vous formuler, vous avez fait votre devoir du mieux que vous pouviez. Mais que tous ceux qui ont encore des forces se relèvent et me suivent. Il reste une dernière chance pour nous de vaincre, ou bien de mourir dans la gloire! Tous avec moi! »

Une clameur indécise fut la réponse à ces paroles. Partout, comme par magie, les nains du chaos encore à l'instant étalés sans force sur le sol se levaient en grognant et empoignaient les armes. Bien sûr, tous ne purent s'y contraindre. Plusieurs blessés demandèrent à être achevés. Le médecin personnel d'Unarak, un excellent herboriste qui bénéficiait de l'entière confiance du seigneur, poussa un soupir et porta à ses lèvres un flacon rempli d'un liquide sombre. Quelques instants plus tard, il gisait déjà mort, foudroyé par le poison. Unarak fut pendant quelque temps paralysé par le chagrin. Un autre ami fidèle, serviteur doué et dévoué, venait de partir. Combien de telles pertes allait-il encore devoir supporter? Mais Unarak refusait de se laisser aller à la douleur. Il avait besoin de conserver toutes ses facultés pour le combat qui allait suivre. Les nains du chaos devaient se séparer en deux groupes. Le plus grand, composé de la plupart des guerriers et de tous les civils, allait se faufiler à travers le campement vers les montagnes les plus proches(situées à quelques heures de marche forcée), pour s'y réfugier puis reprendre le chemin d'Ashkur, pendant que l'autre, quelques guerriers seulement, allait faire diversion pour attirer l'attention des hobgobelins. Unarak pensait prendre lui-même la tête de ce dernier groupe; mais lorsqu'il demanda qui était volontaire, Maïk s'avança le premier, et le seigneur sut qu'il était inutile de discuter.
-« Adieu, Maïk », murmura-t-il lorsque tout fut prêt. Le vétéran répondit d'un hochement de tête, et le petit groupe dévala prestement la pente et se perdit dans la nuit. Unarak attendit quelque temps, puis donna le signe de progresser à son groupe. Ils marchaient, dans l'obscurité seulement éclairée de la lumière de quelques étoiles lointaines et du rougeoiement des innombrables feux de camp des peaux-vertes. Les nains du chaos longeaient le campement qui semblait s'étendre sur des lieues, lorsque soudain, Unarak se figea: le son du cor de Maïk retentit au lointain. Trop tôt, désespérément trop tôt. Le sacrifice de son plus fidèle serviteur et de ses meilleurs guerriers allait se révéler parfaitement inutile, ils n'allaient même pas pouvoir s'éloigner suffisamment avant que la poursuite sera lancée. Unarak se dressait, incapable de se remettre en marche, mordant ses lèvres pour ne pas éclater en sanglots. Après tout, à quoi bon chercher à survivre pendant quelques heures encore, si la fin était inexorable? Finalement, il prit une inspiration, saisit sa hache des deux mains et hurla d'une voix brisée:
« Pour Hashut et pour Zhar-Naggrund! Nains du chaos, chargez!!! »
Et il s'élança vers les formes sombres des tentes des hobgobelins, suivi, d'un seul mouvement, par l'ensemble des nains. Même les civils quasiment désarmés et n'ayant jamais combattu de leur vie, galvanisés par l'exemple de leur seigneur, se jetèrent dans leur dernier combat.


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le nain noir
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptySam 5 Avr 2008 - 14:28

C'est vraiment super!
La suite , la suite !


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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptyLun 7 Avr 2008 - 14:37

Je profite de l'avance que j'ai pris au cours de ces derniers jours pour mettre la suite:

Unarak menait l'attaque. Il se précipita en avant à grandes enjambées, en faisant tournoyer sa hache au-dessus de sa tête. En quelques instants, il atteignit les premières tentes des peaux-vertes, porta un premier coup sans même s'arrêter, taillada les attaches puis contourna la tente qui s'effondra pour faire face à son premier ennemi, un hobgobelin désarmé et abasourdi qui le dévisageait les yeux écarquillés. La hache s'abattit, lui fendant le crâne et il s'écroula sans un son alors que le nain du chaos démolissait une autre tente. Deux peaux-vertes qui dormaient près d'un feu se réveillèrent en sursaut et se jetèrent vers leurs sabres, mais Unarak fut plus rapide et les décapita l'un après l'autre, puis, bondissant vers le feu de camp, s'empara d'un brandon enflammé et le projeta sur la tente la plus proche dont la toile en peau de bête prit feu en un instant...Les hobgobelins tentant de s'enfuir furent interceptés par les autres nains du chaos qui arrivaient à la suite de leur commandant; mais Unarak était déjà loin, il s'enfonçait dans le camp ennemi tel un tourbillon de destruction, laissant un sillon de feu et de sang derrière lui. Il ne sentait plus le poids de son corps; la fatigue, le désespoir, semblaient avoir disparu, laissant place à la rage sans limites; l'antique hache runique brillait comme le magma au coeur d'un volcan en portant ses coups précis et mortels; et rien ne semblait pouvoir s'opposer à Unarak qui n'avait pas laissé une seule occasion de porter un coup à ses ennemis.

Et les hobgobelins cédèrent. Au fond, ils restaient toujours des esclaves, êtres ayant appris, pour survivre, à se considérer comme inférieurs, à privilégier les coups bas, la traitrise et le mépris de soi au dépens de l'honneur et de l'intégrité, et même la liberté inespérée à laquelle ils venaient d'accéder n'a pu modifier en profondeur leur comportement. Après la prise du domaine d'Unarak et la poursuite des fuyards au cours de la journée précédente, ils s'étaient faits à l'idée que tout était terminé, qu'ils avaient gagné et que leurs anciens maitres, épuisés et affaiblis, allaient se rendre sans combattre, se livrant ainsi à leur vengeance. L'attaque nocturne fut pour eux un véritable désenchantement et l'effet de surprise leur ôta la possibilité d'appréhender la nouvelle situation. D'abord des groupes isolés, puis de plus en plus, et enfin une énorme foule de peaux-vertes cessèrent toute résistance et s'enfuirent vers un autre campement, situé à l'ouest, le long de la route qui menait au manoir(c'est là bas que la majorité des peaux-vertes s'étaient établis pour la nuit). Tentes, armes(y compris les précieux tromblons et de magnifiques haches naines issus du pillage de l'arsenal), chariots, tout fut abandonné dans cette débandade. Les nains du chaos poursuivaient les fuyards, les massacrant par dizaines, Unarak se fraya le chemin jusqu'à l'enclos des loups et trancha les courroies, effrayant les bêtes pour qu'elles se dispersent dans la steppe, privant ainsi les hobgobelins de leur principal atout, la mobilité.

Le campement était désormais vide. En quelques minutes seulement, il a été entièrement dévasté: les tentes brûlaient ou gisaient en tas informes, les chariots étaient renversés et détruits, partout les cadavres de peaux-vertes jonchaient le sol. Unarak se dirigea vers l'autre extrémité du camp et rejoignit Maïk et les siens. Ceux-ci avaient été débusqués par un guetteur et se préparaient à livrer leur dernier combat. Deux guerriers nains du chaos étaient déjà tombés lorsque la vague de fuyards atteignit leurs adversaires et les emporta. Lorsqu'Unarak croisa le regard de Maïk, il y vit de la fierté que le vieux guerrier éprouvait pour son seigneur, mais aussi du respect et de la gratitude. Aucune autre reconnaissance n'aurait pu plus toucher Unarak, qui resta quelques instants sans voix, submergé de sentiments. Puis le vétéran prit la parole:
-« Vous avez prouvé votre valeur, seigneur. Un tel succès était au-delà de mes espoirs. Mais nous devons à présent poursuivre notre retraite. Le chaos semé dans les rangs ennemis est tel que nous disposons d'une bonne avance et pourrons sans doute atteindre à temps les montagnes. Mais pour cela, il faut partir maintenant. »

Quoi? Partir? Alors que l'occasion se présentait enfin de se venger des outrages infligés aux nains du chaos par ces misérables esclaves? Alors que les peaux-vertes s'enfuyaient comme des pleutres, incapables de porter le moindre coup? Unarak bouillonnait de rage, il était encore sous l'effet de l'excitation du combat, et se sentait prêt à continuer la bataille.
Mais en même temps, une partie de lui-même se rendait compte que Maïk proposait la bonne solution. Il n'avait qu'une quarantaine de nains du chaos face à plusieurs centaines de hobgobelins au bas mot. Il avait réussi à les surprendre et à les faire paniquer; mais cette tactique n'allait pas pouvoir marcher une seconde fois. Il serait submergé et massacré. Or, ses serviteurs l'ont suivi car il leur avait promis de les sortir de là, non de les mener à la mort. Et, à bien y réfléchir, lui même n'avait pas non plus envie de mourir. Lors de l'insupportable marche et des heures qui l'ont suivie, quand tout semblait perdu, la mort lui paraissait comme une issue à une situation intenable, capable d'abréger d'un coup ses souffrances; mais désormais qu'un espoir lui faisait miroiter une chance de salut, il était prêt à tout pour la saisir.

Et Unarak tourna le dos à la foule d'hobgobelins en fuite qui était encore visible dans la plaine. Les nains du chaos, profitant du court temps de repos qu'il ordonna, fouillèrent le campement: vivres et armes s'y trouvaient en abondance. Bientôt tous les guerriers furent équipés d'armures de bonne facture et de haches de guerre, tandis que les civils s'armèrent de tromblons et emportèrent des sacs de provision et de l'eau en quantité. La colonne de nains se mit en route, pour la deuxième fois depuis le matin précédent. Tout semblait se répéter. Mais ce n'étaient plus les mêmes nains qui formaient les rangs de cette colonne. Seuls les plus endurants, physiquement et mentalement, avaient survécu aux souffrances de cette journée qui n'en finissait pas, et ces survivants avaient traversé l'enfer et en étaient sortis endurcis et pleins de détermination. Ils marchaient rapidement dans la plaine, leurs mains serraient leurs armes et un seul regard de leurs yeux aurait effrayé n'importe quel peau-verte. Et qu'importait la fatigue, la poussière qui couvrait leurs barbes, ou les blessures! Unarak savait que la volonté de vaincre avait été insufflée à ses nains. Rien ne pouvait les arrêter, désormais. D'un seul élan, ils traversèrent les dernières lieues qui les séparaient des montagnes salvatrices, dispersèrent un groupe d'éclaireurs hobgobelins et s'enfoncèrent dans un défilé, commençant à gravir la montagne...


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Dernière édition par Turgon le Mer 9 Avr 2008 - 2:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptyLun 7 Avr 2008 - 15:14

C'est vraiment très bien même si j'aurais retouché une phrase .
A tu pensé a dater l'histoire? Est ce la grande révolte des peaux vertes?


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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Les chroniques D'Unarak - Page 2 EmptyLun 7 Avr 2008 - 15:41

Laquelle? N'hésites pas à commenter et à critiquer, je pense que ça ne peut être que bénéfique.
Et oui, l'histoire se déroule à l'époque de la grande révolte. Mais les personnages ne le savent pas encore! Alors chut. :p


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