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 L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek

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thorinbarbeblanche
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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyMar 15 Oct 2013 - 13:04

Ouais déjà, j'ai été productif... joyeux 

L’attaque des nains fut soudaine et surprit leurs ennemis. Des carreaux e des balles traversèrent la peau de cuir des trolls et la graisse des ogres. Puis le reste des guerriers chargèrent. Les haches et les épées tracèrent des lignes dans la peau pale des ogres, qui répliquaient en envoyant des coups de poings dans toute les directions, envoyant voler un ou deux nains de temps en temps, mais leurs armures encaissaient les coups et ils se relevaient toujours.
Le troll ne savait plus où donner de la tête. Il vit cependant qu’un nain torse-nu lui fonçait dessus avec une énorme masse. Celle-ci s’abattit sur son pied avant qu’il n’ait le temps de réagir et il s’écroula en poussant un cri de douleur. Skimgorn prit un couteau à sa ceinture et trancha les cordes retenant les jeunes, leur permettant de se mettre à l’abri. Il ne put cependant pas empêcher un gros nain qu’il ne connaissait pas de se joindre à la bataille, bien qu’il soit désarmé… il devait être un peu dérangé.

Les ogres et le troll, qui s’était relevé, ne semblait pas prêt de s’arrêter de se battre, au contraire. Soudain un énorme bruit métallique se fit entendre et une imposante forme métallique pénétra dans la clairière.
« Vient par ici, tas de gras que je t’abatte, hurla l’ingénieur au commande de sa machine de guerre.
- Comment k’ça ? Répondit le chef des ogres. J’vais t’aplatir. »
Le chef se lança en direction de la machine qui fonçait sur lui. Les deux hurlaient tandis qu’ils s’approchaient. Soudain chacun assena un monumental coup de tête à son rival. Le nain de métal recula légèrement, l’ogre, lui, s’effondra, le crane brisé, et ne se releva plus.
Les deux autres, voyant leur chef s’effondrer, furent prit d’un accès de rage… qui laissa très vite place à de la peur. Ils tournèrent les talons et s’enfuirent en courant. Le troll, plus lent, n’eut pas le temps de déguerpir qu’un boulet de canon tiré d’un des bras de la machine l’abattit, pour de bon cette fois.

« Ah bien joué, Davadrok. Lui hurla Thorgrek.
- Faut pas m’chercher moi, pas vrai ? Je peux tirer pour tuer, puis recharger en un rien de temps, puis re-tirer et…
- Oui c’est bon, ça ira. Soudain le dernier troll arriva, son affaire étant terminée. Il fut plutôt surprit de ce qu’il vit dans la clairière.
Dis-moi, Davadrok...
- Qu’il y a-t-il ?
- Il te reste bien un boulet pas vrai ?... »

Tous rentrèrent au camp, sans blessures graves et sans avoir été mangés. Thorgrek observait ce nouveau nain qui parlait aux gardes. Il était bien excentrique et semblait être la risée de ces derniers, à tel point qu’il pourrait faire passer Davadrok pour un nain sain d’esprit. Mais bon, il trouverait surement sa place parmi eux. Après tout, lui aussi était un nain sans forteresse…

Quand Dorkel et Ralda se retrouvèrent, au coin d’une tente, ils se prirent longtemps dans leurs bras. Passer si près de la mort avait fait comprendre à Dorkel qu’ils pourraient être séparés plus facilement qu’il ne le pensait. Le jeune nain s’écarta ensuite légèrement, il avait quelque chose d’important à dire à sa bien-aimée.
« Ralda, mon amour, J’ai pris ma décision »


A suivre malheureux 


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Kromlech Ar Braz
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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyJeu 17 Oct 2013 - 11:01

thorinbarbeblanche a écrit:
«  Ralda, mon amour, J’ai pris ma décision...» 
... je ne veux plus voir la guerre, ces atrocités, ces massacres, ces horreurs qui m'éloignent de toi, mon amour !
ne me juge pas, écoute-moi, comprends-moi, s'il-te-plaît...
j'en ai marre de servir de chair à canon, pour quoi ? pour qui ? une famille, un clan, une nation, une patrie, un drapeau... ah ah !
non, non... non, c'est fini tout ça ! ce sont des conneries !
chaque être est seul et tous se fichent de tous et nos souffrances sont comme des îles désertes [NDLR inspiré d'Albert Cohen]
je veux vivre pour moi, pour toi, pour nous ! je veux profiter de la vie à tes côtés,
il n'y a plus que ça qui compte pour moi !
et qu'ils s’entre-tuent dans leur sales guerres si ça les amuse !
je ne joue plus leur jeu, je ne joue plus ce jeu
viens ! viens avec moi... partons.... ensemble ! ensemble ! pour toujours ensemble !"
Dorkel se retourna pour tendre la main à Ralda. Il découvrit celle-ci stupéfaite, silencieuse, les joues couvertes de larmes.
Cependant elle souriait. Et son sourire grandit lorsque sa main vint rejoindre celle de Dorkel. Elle acceptait.
Dorkel sourit à son tour, peut-être surpris.
Puis ils se mirent à courir, courir, vers ailleurs, vers un bonheur promis...

nain4 sourire ben quoi ? c'est beau comme ça ! clin d\'oeil 
 trinquer


Que les poils de tes pieds ne tombent jamais et que ta barbe pousse toujours plus longue !
porte étendard  A servir mon Roy et mon Clan ! Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! cri de guerre

[Bière] [Hydromel] [Photomontages] [coiffe/barbe] [Cuisine] [langages]
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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyJeu 17 Oct 2013 - 11:35

C'est si.......émouvant. J'en ai les larmes aux yeux et pleins de morve sur ma moustache silent 
Comment as-tu deviné que j'allais écrire exactement ces mots là, tu as tout compris à l'histoire...

Et ainsi se finit l'histoire de Thorgrek... fin rire sadique 

Sérieusement c'est pas tout à fait ça la suite... Mais y a une (petite) partie de l'idée.


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptySam 25 Jan 2014 - 11:19

Ça faisait longtemps, c'est repartit :

« Père, mère, je dois vous parler d’une chose très importante. Vous voulez bien me suivre ? »

La voix de Ralda était sur et sereine, mais avec une légère pointe d’anxiété. Ses parents, qui étaient assis en train de lire un livre pour elle, et de fumer la pipe pour l’autre, s’échangèrent un regard, puis se levèrent sans poser de question et la suivirent.

Elle les emmena dans un coin reculé du camp, entre quatre tentes à l’arrière. Ils furent surpris d’y trouver également Orkel et Dorkel, tous deux dans leurs plus beaux habits. La situation était des plus cocasse, le forgeron et son fils dans de riches habits face au Thane et à sa femme en habits de tous les jours (mais toujours plus riches que ceux de Orkel et son fils). Thorgrek, malgré sa confusion, fut le premier à parler.

« Orkel, mon ami, que signifie tout cela ?
- Je n’en sais rien, Thorgrek. Mon fils m’a demandé de le suivre. Ca semblait important.
- Ralda, Dorkel, dit le Thane en se tournant vers les deux jeunes nains, pourquoi nous avez-vous fait venir ici ?
- Père, écoute je… commençai Ralda, mais ne trouvant pas ses mots elle se tût. Immédiatement Dorkel prit la parole.
- Thorgrek, dit-il en s’approchant du thane, j’ai une chose très importante à vous dire. Il laissa planer un court silence, laissant au thane le temps de se préparer. Puis il reprit la parole.
Thane Thorgrek, je désire épouser votre fille. »

Le thane resta sans voix, tout comme sa femme, ainsi que le forgeron, qui ne s’attendait pas non plus à une telle révélation. Ralda se rapprocha de son amant et lui prit la main. Ce fut Salda qui brisa le silence.

« Oh ma fille, ma petite chérie, c’est magnifique. Cette phrase arracha un sourire aux jeunes nains. Mais il disparut quand le thane prit la parole.
- Magnifique ? Comment oses-tu demander la main de ma fille ? Elle mérite mieux qu’un simple fils de forgeron.
- C’est de moi dont tu parles ? S’indigna Orkel.
- Mais qu’est ce qui te prend de lui parler ainsi ? S’énerva la femme du thane. Je te rappelle qu’il dine à notre table tous les soirs, c’est notre ami.
- Ami ou pas, ma fille n’épousera pas un simple forgeron, elle épousera un nain de sang royal, c’est comme ça.
- Cesse de m’insulter Thorgrek, répondit Orkel.
- Père, je t’en prie ! Poursuivit la jeune naine.
- Silence ma fille, et toi aussi ! dit-il en s’adressant à sa femme.
- C’est toi qui va me parler autrement ! Ma fille épousera le nain qu’elle désire épouser, et tu ne l’en empêchera pas !
- ELLE EST MA FILLE, LA FILLE D’UN THANE !
- TU N’ES PLUS UN THANE… »

Plus un thane… La remarque de sa femme lui coupa tout envie de continuer. Il ressentit une grande tristesse en réalisant que ce qu’elle disait était vrai. Il les vit tous silencieux, le regard rivé sur lui, attendant probablement sa réponse, mais elle tarda à venir.

Finalement, comprenant que son comportement ne mènerait à rien, il se retourna et les laissa, partant rechercher la compagnie de la solitude. Quand il fut hors de portée de voix, Dorkel prit la parole.

« Je suis désolé ma chérie, et pour vous aussi madame Salda.
- Non c’est de ma faute, reprit la jeune naine, choquée par le comportement de son père.
- Non Dorkel, répondit Salda. C’est de sa faute, à lui et à son mauvais caractère. C’est moi qui dois m’excuser de son comportement, Orkel.
- Merci Salda, lui répondit-il. Que vas-tu faire maintenant ?
- Laissons-lui le temps de se calmer, et je lui en reparlerai. S’il refuse, je m’occuperai de lui. »

Le thane s’assit sur une pierre en périphérie du camp. Tout ce à quoi il se raccrochait commençait à s’écrouler comme un mur trop fragile. Les choses avaient-elles tant changées depuis de si nombreuses années ? Pourquoi n’avait-il pas suivi l’évolution de sa vie ? Voilà que sa fille voulait épouser un fils de forgeron. Mais qu’est ce qui lui prenait de parler ainsi de Orkel, un si fidèle ami ? N’était-ce pas ce genre de comportement qui l’avait conduit à être bannit. Sans que le thane ne s’en aperçoive, Dlarin c’était assis à ses côtés. Il fut donc légèrement surpris quand son ami lui adressa la parole.

« Qu’est ce qui t’arrive ?
- Mais rien, ne t’inquiète pas.
- Je te connais par cœur, j’ai quasiment suivi toute ta vie depuis le début. Tu te sens contrarié, pas vrai ? Qu’est ce qui ne va pas ?
- Dlarin, je suis vraiment un tyran ? Suis-je assez proche de mes hommes, ou de mes amis ? Je devrai me comporter en thane mais… J’ai des doutes, j’ai l’impression que quelque chose a changée sans que je ne m’en rende compte.
- Je vais te raconter une histoire que me racontais ma mère quand j’étais jeune, c’est te dire si ça remonte à longtemps. C’est celle d’un ingénieur qui avait manipulé le même canon durant toute sa vie. Et jamais il n’avait commis d’impaires, jamais le moindre accident, il ne loupait jamais sa cible. Puis un jour, son canon devint trop vieux pour être utilisé et on lui confia un canon à flamme, une arme qu’il n’avait jamais manipulée. Hélas pour lui, plutôt que d’essayer de s’adapter à cette nouvelle situation, il répéta les mêmes gestes que sur un canon standard. Il mourut dès sa première mission avec le canon à flammes des suites de graves blessures dut à une mauvaise utilisation d’une nouvelle arme. Vois-tu où je veux en venir ?
- Oui, je comprends tout maintenant. Merci mon vieil ami. »

Et il se releva et se dirigea vers l’assemblée qu’il avait laissée, sachant ce qu’il devait faire. Il les trouva au même endroit, tous en train de parler, sans doute de lui. Un silence gêné s’installa à son approche, tandis que sa femme se rapprocher de lui, probablement pour lui faire une reproche. Mais il n’avait pas à entendre quoi que ce soit, il savait ce qu’il devait faire.

« Thorgrek, tu vas…
- Silence, laisse-moi passer ! Il fit taire sa femme d’un mouvement de main et se tint droit devant Dorkel, qui ne baissait pas les yeux et ne bronchait pas. Le silence s’installa de nouveau avant d’être brisé par le thane. Dorkel, fils de Orkel, jures tu de protéger ma fille Ralda contre tous les dangers, de lui offrir amour et fierté et d’honorer sa famille come la tienne ?
- Oui, thane Thorgrek, je le jure. La colère sur les visages avait laissée place à un profond étonnement.
- Dans ce cas, je consens à te donner la main de ma fille. »


A suivre  bourré 


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyLun 1 Sep 2014 - 12:04

Après un loooooong temps d'absence, voila la suite. La partie suivante devrait, je l’espère, ne pas tarder :

« Comment la trouves-tu ? Elle est belle. » Demandait Ralda en tournant sur elle-même pour contempler sa robe sous tous les angles. La robe blanche et verte étincelait sous l’effet des fils d’argent qui la parcourait, autant que grâce aux pierres précieuses incrustées un peu partout, de manière à former un de ces anciens symboles stylisés dont les nains avaient perdus la signification. Les rubans qui flottaient dans ses cheveux au gré de ses mouvements de tête rajoutaient encore à sa grâce naturelle. Sûr qu’elle était belle, ainsi vêtue. C’était une magnifique robe de mariée que lui avait confectionnée Grilda. Décidément, elle savait vraiment tout faire.

De son coté, Kandela ne répondit pas immédiatement, elle émit un léger rire en la regardant danser sur place, comme si elle avait le tournis. Elle bien sûr ne portait pas de robe, ni même d’habits nobles. Un simple pantalon de laine et un manteau de fourrure était largement suffisant pour elle. Bien qu’elle ait quand même coiffé ses cheveux blonds en une série de tresse, contre son gré évidement, mais son père exigeait qu’elle fasse un effort, même minime. Cependant, même lui n’avait pu lui ordonner de rester désarmé, elle avait pris un couteau, juste au cas où. Elle se mit à secouer la tête devant l’attitude de Ralda, qui souriait bêtement.

« Vous ressemblez à une princesse, ma chère…
- Oh, merci beaucoup.
- Ce n’était pas un compliment… Prendre un mari, quel idée ridicule, bientôt t’aura des gosses et tu vieilliras chez toi, sans jamais reprendre les armes. De ta part, je m’y attendais vraiment pas.
- T’es toujours aussi pessimiste, répondit-elle un sourire aux lèvres. Je suis tellement heureuse, tu peux pas imaginer.
- Oh si, n’importe qui peut s’en rendre compte, juste en te regardant danser comme ça. Manquerait plus que tu te mettes à chanter et tu ressembleras à une courtisane humaine… Ridicule.
- Faut pas le prendre comme ça Kandi, lui dit-elle, toujours aussi souriante. En plus, je vais avoir un bon mari.
- Ouais, il est pas trop idiot, mais y s’bat pas assez bien. Et arrête de m’appeler Kandi, tu sais que j’aime pas ça ! »
Ralda se mit à rire face à la réaction de son amie, qui secoua la tête et sourit légèrement. Puis une troisième figure féminine fit son apparition dans leur tente. Il s’agissait de la vieille Grilda qui venait s’assurer que tout allait bien. D’un signe de tête, elle fit s’en aller Kandela, qui déguerpit sans un bruit, lâchant juste un « Bonne chance petite ! » en franchissant le rideau.

« Par tous les dieux de tous les panthéons, tu es vraiment magnifique ainsi ma petite. Ta famille va être si fière de toi. Comment te sens-tu ? »
- Un peu inquiète… et heureuse. Comme je suis impatiente !
- Je te comprends, on est toutes comme ça quand on doit se marier. C’était le cas de ta mère quand elle à épousée ton père.
- Mais c’est diffèrent… Ils se connaissaient à peine quand ils se sont mariés. Et pourtant…
- Et oui ma petite, la vie est ainsi, l’amour peut naitre entre deux inconnus promus en mariage, comme chez deux jeunes tourtereaux sur le champ de bataille. Mais dépêche-toi, j’entends déjà les cloches. »
Les oreilles de la vieille naine ne l’avaient pas trompée, la cérémonie avait commencée. Dorkel l’attendait devant l’autel. Face à lui, son père lui tenait la main en attente de sa promise, tandis que le thane et sa femme, au premier rang, se préparaient à recevoir les vœux des jeunes mariés. Dlarin présidait la cérémonie.
En s’avançant, Ralda sentit les regards de tous les nains se poser sur elle et crut qu’elle allait s’évanouir ou s’enfuir sous la pression, mais elle oublia bien vite ce sentiment quand elle vit le regard tendre de son aimé la fixer, et la peur laissa place à l’amour. Ce jour allait être le plus beau de sa vie.

A suivre amoureux


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyDim 21 Sep 2014 - 5:10

Après un court temps, voila la suite du récit :

La fête se poursuivait depuis des heures dans le campement. La cérémonie du mariage c’était déroulé sans le moindre problème et même la grande quantité d’alcool n’avait pas entrainée de soucis plus graves que quelques petites anicroches classiques pour une race si bagarreuse. A la tombée de la nuit, les feux avaient étés allumés et plus de boisson sortie dans le but de réchauffer les corps et les cœurs. Aux cris des fêtards s’étaient ajoutés de la musique et des chants tandis que nombre de nains dansaient à l’exemple du jeune couple. Ce soir-là, tout n’était que tendresse, joie et dance. Mais tous les nains ne participaient pas à la fête. En effet, il fallait moult viande pour nourrir tous les invités… Ce qui équivalait en réalité à toute la bande. Donc, pendant que certains s’amusaient, d’autres chassaient.

C’était actuellement au tour de Brifor et de Brokmer d’accompagner Yorket pour essayer de tuer un cerf, voire un sanglier. Le bois était touffu et dans le noir il n’était pas aisé de chasser, mais le vieux ranger avait l’habitude. Tandis qu’il marchait en silence, les deux guerriers chuchotaient aussi discrètement que possible, moins par peur d’effrayer le gibier que par peur de se faire rouspéter comme des enfants.

« Et vous, Brokmer, comment vous êtes-vous retrouvé loin des vôtres ?
- Ah ben c’est une sacrée histoire mon gars. Vous voyez, avant je vivais dans un clan, j’étais tanneur dans une p’tite boutique, enfin v’voyez l’genre. J’faisais des vestes et des bottes pour des forgerons ou des riches si j’avais de la chance.
- Et la veste que vous portez, c’est vous qui l’avez fabriqué ?
- Ah ça ? Non. Celle-là je l’ai volé à un noble. Une affaire assez compliquée, je vous expliquerai plus tard. Ben quoi, t’as l’air choqué.
- Non c’est juste que… C’est assez osé, je dois le reconnaitre… Et puis je pensais qu’une veste de noble serait plus, disons, travaillée que ça.
- Elle l’était. Mais même la plus belle armure fini par se dégrader à force de trainer dans la poussière, alors je vous parle même pas d’un simple manteau de cuir.
- Et c’est pour ça que vous avez été bannit ?
- Bannit ? Mais qui a dit que j’avais été bannit ?
- Mais je…
- Nan mon gars. J’suis parti d’moi-même. J’trouvais ma vie ennuyeuse, marre de voir des riches fanfaronner sans jamais rien faire et des nobliaux se moquer tous le temps de vous sans raison. Sans parler des seigneurs et de tous leurs soldats. Pas foutu d’se protéger tous seuls. Et ça se dit guerrier alors que c’est pas foutu de se balader sans leurs toutous… Enfin sans vouloir vous vexer. Vous étiez soldats m’a-t-on dit.
- C’est bien cela. Avant je portais les couleurs de Zhufbar sur mon bouclier. Mais ça fait bien longtemps que je n’ai plus d’armure, ni d’écu bleu et blanc. J’ai servi quelques temps dans l’armée, puis j’ai été forcé de partir avec Thorgrek.
- Pourquoi ? Vous lui deviez une faveur ?
- Et ben…
- Et vous deux, leur dit soudain Yorket qui venait de sortir une flèche, fermez la ! Il y a un cerf droit devant. » Le ranger encocha sa flèche, tandis que les deux autres se saisissaient de leurs javelines. Se soirs, ils mangeraient du cerf au côté de leurs camarades qui festoyaient en ce moment même.

C’était une belle prise, de quoi tenir encore un peu avant de devoir retourner chasser. En revenant, Brifor sortit de sa poche un petit objet et le regarda discrètement, un simple souvenir mais qui provoqua en lui une profonde nostalgie. Mais ce sentiment se dissipa bien vite dès qu’ils pénétrèrent dans le campement et il se laissa gagner par la joie environnante. Certes, il avait perdu beaucoup lors de son bannissement, mais il avait aussi tant gagné.

Mais, malgré l’ambiance festive, il savait que, dès le lendemain, il leur faudrait reprendre leur marche sans fin, pleine de dangers, de rejets et de mort. Et il se dit que, dans ces situations, une armure lourde leur serait bien utile. Mais, même contre la possibilité de réintégrer l’armée de Zhufbar, jamais il n’abandonnerait Thorgrek, son thane…son ami.


A suivre trinquer


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyJeu 1 Jan 2015 - 12:19

La suite maintenant :

Il y avait de bonnes journées, il y en avait de mauvaises… et il y en avait de bien pires encore. C’était une de ces dernières que le Thane et sa compagnie affrontaient aujourd’hui. Le vent était mauvais et mordait avec plus de violence encore qu’un bulldog, et la pluie vicieuse s’insinuait dans les vêtements et alourdissait les capes et les barbes. Le froid transformait les gouttes de pluies en flèches qui perçaient la peau. Les nuages étaient si sombres qu’ils avaient l’impression que la nuit s’était abattue sur eux et que la fin des temps était proche. Toute la compagnie était morose et personne ne chanta ni ne joua d’aucun instrument. Le silence pesait, mais nul n’osait le briser, et la compagnie avançait lentement, au son monotone du martellement des sabots de poneys et celui des pieds sur le sol mouillé.
Ils étaient cependant chanceux, même dans leur malheur. Le temps était certes extrêmement mauvais, mais par miracle rien de plus mauvais ne leur tomba dessus, et leur traversée des terres sauvages se fit sans réels danger. Le silence était cependant tellement lourd que chacun craignait une attaque soudaine, et tous étaient sur leurs gardes. L’œil unique de Thorgrek regardait à droite, puis à gauche du chemin, craignant d’y voir surgir quelques monstres sortis de son imagination. Son inquiétude était contagieuse et bientôt plus aucun nain ne put s’empêcher de jeter des regards inquiets sur chaque buisson. Mais la seule créature qui en sortit fut un lapin que la curiosité fit quitter son terrier.

« Je n’en peux plus, dit soudain Brokmer pour briser le silence. Qu’il se passe quelque chose, avant que je ne devienne fou, tous mais pas se silence ! »
Bien évidemment, son souhait ne fut pas exhaussé et la compagnie continua en silence.

Mais même les pires tempêtes doivent avoir une fin. Et bientôt le soleil transperça les nuages et la monotonie de cette journée prit fin tandis que le soleil se rapprochait lentement de la cime des montagnes. C’est dans ces circonstances que leur route croisa celle d’une bande de caravaniers tout vêtus d’or et de bleu et armés de larges cimeterres et de petits boucliers ronds. Sur les chariots tirés par de lourds bœuf à longues cornes s’entassaient nombres de merveilles d’or, de pierres précieuses et de rares étoffes. Leur chef, un grand homme chauve à la barbe épaisse et au ventre bombé, fit stopper les caravanes, descendit de son grand cheval brun et s’avança, accompagné d’une dizaine de gardes. Thorgrek fit de même. Les deux chefs échangèrent quelques formules de politesses et acceptèrent de s’arrêter jusqu’au lendemain afin d’augmenter leur sécurité et surtout pour commercer entre eux.
Leur chef était un marchand dans l’âme, descendant d’une famille qui avait fait sa fortune dans le commerce de la soie et des esclaves. Thorgrek apprit bien vite qu’il se nommait Ibhrim ibn Farhamen et qu’il venait d’une grande ville commerciale sur les côtes nord de l’Arabie. Ils étaient partis depuis plusieurs mois déjà, avaient franchi les terres arides et s’étaient rendus jusqu’à Middenheim, avant de redescendre jusqu’à chez eux. Faire du commerce avec des parias ne lui posait aucun problème et les marchandises passèrent bien vite d’une mais à l’autre. Ainsi Thorgrek put-il offrir à sa femme une superbe bague d’or ornée d’une pierre brillante comme la lune, Dorkel couvre Ralda de tissus argentés et de fleurs d’un autre monde et même Skimgorn trouva son bonheur en échangeant une de ses haches de jet contre un large couteau à un tranchant au manche scellé. Ibhrim lui contemplait au coin du feu le magnifique poignard d’or et d’argent qu’il avait reçu du thane, ainsi que de splendides boucles d’oreilles et de nombreux bracelets. Ces décorations lui avaient coutés chers en nourritures mais il ne le regrettait pas.

« Quelles nouvelles du monde ? Demanda soudain Thorgrek qui était assis à côté de lui.
- En ce qui concerne les régions que j’ai visité, répondit le marchand avec un fort accent du désert, la guerre fait des ravages. On parle beaucoup d’incursions de peaux-vertes et de guerre entre les hommes. J’ai entendu dire aussi que les morts se relevaient de tous côtés, mais je n’y crois pas trop. Ca fait des années que je vis dans le désert et jamais je n’ai vu un de ces squelettes vivants dont parles les nordistes.
- Des morts qui marchent… J’ai entendu ce genre de légendes aussi, je ne sais quoi en penser.
- Et pourtant ce n’est pas le pire de ce que j’ai entendu. Un vieux soldat m’a parlé d’armées de démons et de guerriers en armure noires qui déferleraient sur le monde… Je ne sais si c’est vrai ou juste un délire d’ivrogne, mais quand j’entends ca je me dis qu’il vaudrait mieux rester chez soi à l’abri. »
Le thane ne répondit pas, lui qui n’avait plus de chez lui où s’abriter, il resta songeur face aux dangers du monde et à comment en protéger sa compagnie. Les nouvelles d’invasion et d’incursions chaotiques ne lui étaient pas inconnues mais il ne savait pas s’il devait y croire ou pas.

Les deux compagnies passèrent le reste de la soirée à boire, chanter et se raconter des histoires. Puis les tours de garde furent instaurés et chacun passa une nuit tranquille, sans attaques aucunes. Dès le lever du soleil, les deux compagnies se séparèrent avec de grands signes de la main et la compagnie des nains continua vers le nord. Peu importe si les rumeurs étaient vrais ou pas, il leur fallait trouver vite un abri pour quelques jours afin de se préparer pour le dure hiver qui approchait. Et, heureusement pour eux, ils approchaient de la ville de Loningbruck.


A suivre écrire


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyVen 13 Mar 2015 - 10:16

nouveau chapitre.

Négocier avec des humains n’était jamais une tâche aisée, mais ceux-là étaient incroyablement récalcitrants. Cela faisant plusieurs minutes que Thorgrek, Dlarin et Skrimgorn essayaient de se mettre d’accord avec le duc de Loningbruck, et cela faisant plusieurs minutes que ce dernier leur mettait des bâtons dans les roues. L’homme ventripotent était vêtu d’un manteau pourpre et portait un chapeau d’où dépassait une plume verte. Sa moustache et son air hautin trahissait bien sa noble naissance et sa panse ne laissait aucun doute quant à son niveau de vie. Il n’en allait pas de même pour les soldats qui gardaient les murs et les portes, qui tentaient tant bien que mal d’imiter la présence de leur maître, mais leurs moustaches étaient tombantes, leurs habits violets et leurs capes étaient trouées et leur ventre, quoique remplit, n’égalait en rien celui de leur chef. Leur casque de fourrure les protégeait du froid mordant qui soufflait dans cette région. Dhorgrek se demandait si Skrimgorn ressentait le froid, le capitaine était, comme à son habitude, torse nu et exhibait son tatouage aux yeux de tous. Le géant ne se plaignait jamais ni du froid, ni de la faim, ni même de la douleur.

« Et pendant ce temps-là moi, se disait-il, j’ai faim, froid et mal aux pieds. »

Combien de fois s’était-il demandé à quoi aurait ressemblés sa vie si son père n’avait pas été bannit. Il serait au chaud d’un foyer, près de la cheminée, en train de manger d’une viande qu’un autre aurait chassé pour lui. Ses habits seraient chauds et confortables, sa barbe brillerait de mille feux et il aurait de nombreux serviteurs, une charmante femme, et surtout il aurait des pantoufles… Il n’en pouvait plus d’avoir mal aux pieds.

Tous les jours, il maudissait le responsable de sa décadence. Oh pas son père, bien sûr, lui n’y était pour rien et il avait raison. Non, il maudissait ce sale roi Morgrim, que sa barbe pourrisse et que sa descendance soit maudite à jamais ! Il avait osé bannir son meilleur élément simplement parce que ce dernier avait eu raison et qu’il refusait de le reconnaitre !
A cause de lui, il en était réduit à rester en arrière, accompagné de Brifor et de quelques gardes, au cas où les choses tournent mal, tandis que son père tentait de persuader cette tête de mule d’humain de les laisser entrer. Et tous ca sous le froid de cette maudite région. Pourquoi les autres ne semblaient pas s’en plaindre ? Brifor était certes chaudement vêtu, mais lui l’était aussi, et pourtant le froid ne semblait avoir prise que sur lui. Et que dire de Skrimgorn ou de Kandela, qui semblait déterminés à défier le froid par leur absence d’habits chauds ?

« Si l’on peut pénétrer dans la ville, la première chose que j’achète c’est un manteau, le plus chaud des manteaux. »

Mais ça ne semblait pas gagner, il suffisait de voir le regard de fouine du duc pour s’en rendre compte. Dhorgrek se prit à imaginer une douce vengeance pour punir ce mécréant.

« Un lourd manteau… Puis après ça, un piège à loup »…


Et tandis qu’un jeune prince mourrait de froid au pied d’une forteresse, un jeune nain d’origine plus modeste faisait cuir un gigot de cerf en regardant les murs de la ville au loin. Et non, de là où il était, Skrimor n’avait pas moins froid que le fils du thane. Le jeune nain à la barbe brune, enveloppé d’une cape en fourrure, regardait les murs blancs et roses de la ville impériale se dresser à l’horizon. Le feu qui brulait devant li ne suffisait pas à le protéger des assauts violents du froid. Il regrettait de ne pas de trouver dans la ville, sous la protection de ses murs qui stoppait même le vent. Combien de temps encore devrait-il attendre avant de voir réapparaitre la petite ambassade qui viendrait leur annoncer que les portes de la ville leur seraient ouvertes ?

Le feu commençait à s’éteindre. Skrimor y ajouta du bois pour le raviver. Sa barbe et ses longs cheveux dansaient au-dessus du feu comme de mauvais esprits. La viande tournait et rôtissait lentement.

Tandis que le jeune nain tentait d’oublier le froid mordant, il vit apparaitre le thane et sa troupe, et sut à leurs mines sombres que, ce soir encore, ils dormiraient à la belle étoile.

A suivre joyeux


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MessageSujet: Re: L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek   L'histoire d'un paria: le Thane Thorgrek - Page 3 EmptyLun 27 Juil 2015 - 7:47

Après plusieurs mois d'absence, la suite :


« Entre frères d’une bataille, il faut s’entraider. N’oubliez pas que demain nous ne serons plus alliés. »

Le thane se souvenait de ses mots qu’avait prononcé un chef de guerre maraudeur, un barbare admirateur du chaos, mais qui avait pourtant sauvé son fils. Il se souvenait de l’aide que ces bêtes du nord leur avaient apportée pour prendre d’assaut une ville impériale. Il se souvenait de leur langage guttural, de leurs horribles coutumes et de leurs symboles impies. Il se souvenait aussi d’avoir été reconnaissant au chef de ses nordiques pour lui avoir ramené son fils blessé, tout comme il se souvenait du dégoût qu’il avait éprouvé au milieu des restes des victimes des chaotiques.

Il se souvenait de tous ceci, tandis qu’il marchait au milieu des corps étendus sur le chemin.

« Des chaotiques, lui disait Dlarin. Ils ont disposés les entrailles de leurs victimes sur le sol afin de former une Etoile à huit branches. Les chariots sont vides, ils ont tous pris. Ca a du se passer il y a moins d’une semaine.
- Ce n’étaient que de simples voyageurs comme nous… Des familles sans aucun moyen de se défendre, Ils ne leur ont laissés aucune chance.
- Tu es inquiet, pas vrai ?
- Bien sûr que je le suis ! Les attaques des chaotiques se multiplient dans cette partie du monde. Si ce que tu dis est vrai, il va nous falloir redoubler de prudence, et s’écarter des sentiers.
- Tu veux dire s’aventurer dans la forêt ? Avec tout l’équipement que l’on transporte, ça serait de la folie. Nous sommes nombreux et armés, aucun groupe de bandits ne s’attaquera à nous.
- J’espère que tu dis vrai… Bon, ne restons pas ici. Ordonne à Davadrok de brûler ce que nous ne pouvons pas récupérer. Nous partons.
- Bien. Ces chaotiques, tu penses que se sont…
- Peu importe nous ne resterons pas pour le savoir. Je veux éviter toute menace. Je vais envoyer quelques rangers en éclaireurs. S’ils remarquent une menace, nous couperons par les bois. »

L’odeur était horrible, et la chaleur ne faisait qu’accélérer la décomposition des corps. Plus vite ils en auraient fini ici, plus vite ils pourraient s’en aller. Mieux valait rapidement trouver une position défendable pour y passer la nuit, si possible à proximité d’un point d’eau. Yorket et quelques-uns de ses rangers partirent dans divers directions.

Thorgrek était inquiet, c’est vrai. Tous l’étaient. Les guerriers vérifiaient leurs armes, les enfants se jetaient dans les bras de leurs mères, et même Skrimgorn et Kandela jetaient des regards de tous côtés, s’attendant à voir surgir une armée de maraudeurs d’entre les arbres. De son œil valide, Thorgrek observait la grande compagnie de nains dont il avait la responsabilité. Que se passerait-il si une bande de guerriers meurtriers se jetaient sur eux sans prévenir ? Il chassa cette pensée de son esprit et se concentra sur les dispositifs de sécurité qu’il leur faudrait adopter à partir de maintenant.

Le thane était inquiet, certes. Mais son inquiétude empira quand il aperçut sur sa droite, une colonne de fumée s’élever. Son point d’origine devait être assez loin, mais il préférait ne pas rester pour le savoir. La troupe reprit sa route vers un destin de plus en plus incertain.


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