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 [Histoire] - La grande Guerre du Chaos -

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Romarik Levert
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Romarik Levert

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MessageSujet: [Histoire] - La grande Guerre du Chaos -   [Histoire] - La grande Guerre du Chaos - EmptyJeu 15 Nov 2012 - 3:36

[Sources: extension Games workshop: batailles légendaires]: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

LA GRANDE GUERRE CONTRE LE CHAOS

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Ici rassemble les infos de cette bataille. Trois cents Nains ont participé à cette bataille. Des Centaines d'année avant la Tempête du Chaos.

Citation :
La Grande Guerre contre le Chaos eut lieu en 2302. Les armées des dieux sombres envahirent Praag, saccagèrent le port d’Erengrad et assiégèrent Kislev. Elles furent
vaincues par une alliance d’hommes et de nains menée par Magnus le Pieux, le Haut Roi Alriksson et Ar-Ulric Kriestov. Magnus devint ensuite le maître d’un Empire réunifié.

[Archives] [Sources: Warhammer Battle - Royaume du Chaos]
Citation :
Durant l'été de l'Année Impériale 2301, de terribles présages de désastre furent observés à travers tout l'Empire. Des puits qui alimentaient des villes depuis des générations se remplirent de substances toxiques. Le bétail succomba sous l'effet de virulentes maladies. Les récoltes se desséchèrent sous la canicule ou furent dévorées par des nuées d'insectes. Nul ne doutait que l'Empire fut maudit, car qui d'autre que le Seigneur des Pestes, Nurgle, le pire dieu du Chaos, aurait pu être responsable d'un tel désastre?
Tout laissait penser que les quatre dieux du Chaos avaient, pour une fois, laissé de côté leur éternelle rivalité et s'étaient unis dans un but commun. Que la puissance du Chaos se soit développée au cours des dernières années, c'était certain. Au nord, les hommes bêtes s'étaient multipliés et devenaient chaque jour plus audacieux, émergeant de leurs forêts pour reconquérir les terres que les hommes appelaient Ostland et Ostermark. Il n'y avait aucune autorité centralisée capable de s'opposer à eux, car la lignée des empereurs s'était depuis longtemps éteinte et les terres de l'Empire étaient divisées entre les Comtes Electeurs. Des bandes de guerriers du Chaos avaient été vues jusque dans les Collines Hurlantes, au nord d'Altdorf. Des hordes d'orques féroces, chassées de leurs refuges par la force grandissante du Chaos, se livraient librement au pillage.

Loin au nord, les portails qui divisent les mondes étaient saturés de puissance. L'ombre du Chaos se répandait vers le sud, avalant les désolations et les absorbant dans le Royaume du Chaos. Devant cette irrésistible marée progressaient les serviteurs du Chaos. Les monstres des Désolations Nordiques furent rejoints par des bandes de guerriers du Chaos venues du Pays des Trolls. Dans les forêts profondes de l'Empire, des hommes bêtes s'assemblèrent et se préparèrent pour la guerre. Entre la Haute Passe au nord de Praag et les Monts du Milieu émergea une horde maléfique, prête à accomplir les désirs des dieux du Chaos.

Quand vint l'automne, l'Empire sombra dans l'anarchie. Des milliers de gens moururent de faim. D'autres cherchèrent refuge dans les villes surpeuplées. Les fermes et les villages furent abandonnés aux bandes d'hommes bêtes, de guerriers du Chaos et autres bandits. Même dans la prospère région du Reikland, autour de Nuln et d'Altdorf, les choses allaient mal; les hommes bêtes écumaient les forêts et des navires furent attaqués et brûlés alors qu'ils naviguaient sur le Reik. Dans les rues, fanatiques et prophètes prêchaient une étrange rédemption. De nombreux citoyens désespérés les écoutaient et, croyant que le monde touchait à sa fin, rejoignaient les bandes de flagellants et de nihilistes. La sorcellerie, tout autant que les dieux du Chaos fut rendue responsable de ces malheurs et de nombreux adorateurs et autres agents du Chaos furent éliminés par les fanatiques (hélas, bien des innocents furent aussi conduits au bûcher ou noyés).
La horde du Chaos continua à se rassembler. On disait que c'était la plus vaste armée jamais vue dans le Vieux Monde. Certains l'estimèrent à plus de cent mille guerriers, et d'autres doublèrent, voire triplèrent ce chiffre. A Kislev, le plus septentrional des royaumes humains, le Tzar dépêcha des hommes pour chercher de l'aide au sud, prévoyant le moment où la horde avancerait vers lui. Le message atteignit Wolfenburg, où le comte d'Ostland résistait toujours, malgré les ravages que les hommes bêtes avaient effectués sur toutes les terres voisines. Le comte rangeait les dieux du Chaos parmi ses pires ennemis et il répondit immédiatement. Il ne lui fallut pas plus d'une semaine pour mener son armée vers le nord rejoindre celle du Tzar.
L'Empire sombrait dans l'anarchie. Des sorciers du Chaos émergèrent de leurs cachettes à la tête de bandes de serviteurs dévoyés et tentèrent de prendre le contrôle des gouvernements locaux. Certains, conduits au bord de la folie par la faim et les massacres, reconnurent la domination du Chaos et jurèrent allégeance aux dieux ténébreux. Les chasseurs de sorcières et les prêcheurs rallièrent le peuple contre les serviteurs du Chaos et les rues devinrent le théâtre de batailles rangées. A Nuln, le prêcheur Magnus rassembla de nombreux fidèles et, avec sa détermination et son bon sens, la ville fut finalement purgée des adorateurs du Chaos.

Alors que l'hiver s'abattait sur les terres du nord, l'armée du Chaos entama sa marche vers le sud. Le comte d'Ostland et toute l'armée de Kislev marchèrent à sa rencontre. Les deux forces s'affrontèrent entre les villes de Murmagrad et Chazask. Peu survécurent à la bataille pour faire un rapport au comte d'Ostland et à Kislev. La horde du Chaos sema la désolation dans la partie nord des territoires du Tzar avant de reprendre sa route vers le sud en longeant les Montagnes du Bord du Monde. Cette énorme armée franchit le Lynsk au printemps. Le reste des troupes régulières kislevites fut pris à revers et détruit en défendant les ponts. Au-delà du Lynsk, s'étendaient les terres de Kislev et la grande cité de Praag.
A Praag, le peuple se prépara à l'attaque. Des milliers de gens affluèrent dans la ville, apportant le bétail qu'ils avaient pu sauver. Ce fut insuffisant, et bientôt la famine frappa les habitants, sensibilisant nombre d'entre eux aux maladies de Nurgle, le Seigneur de la Déchéance. Les braves kislevites semèrent toutes les céréales qu'ils purent au sein même de la ville. A l'extérieur, la horde du Chaos établit son camp d'où les attaquants lancèrent quelques raids sans vraiment chercher à s'emparer de la cité, préférant attendre que l'épidémie fasse son œuvre. Le peuple de Praag repoussa les attaques attendant contre tout espoir l'arrivée d'une force de secours. Des rumeurs faisant état d'un nouveau chef héroïque parvinrent jusqu'aux : défenseurs, un homme appelé Magnus qui menait une armée pour les sauver.
Effectivement, les forces de Magnus grandissaient de jour en jour. Il constitua une armée pour le moins disparate : serviteurs loyaux de Sigmar, fanatiques aux yeux fous, citoyens ordinaires haïssant le Chaos ou soldats venus de toutes les provinces. Reconnaissant en Magnus un chef qu'ils pouvaient tous suivre, les comtes électeurs de l'Empire lui accordèrent leur soutien et le rejoignirent à la tête de leurs troupes. Bientôt, une immense armée marcha vers le nord. Mais l'avance était lente et chaque jour qui passait voyait le peuple de Praag s'affaiblir et l'espoir s'évanouir de son cœur. Enfin, après une féroce bataille dans les rues de la ville, Praag tomba durant l'hiver 2302. Magnus arrivait trop tard. Les avant gardes de cavalerie se trouvaient à une journée de marche de la ville, mais en vain. Le Chaos avait triomphé.

Avec la chute de Praag, un puissant vent noir souffla des Royaume du Chaos. Depuis le portail du Chaos, il déferla sur le Pays des Trolls et sur le nord de Kislev. Il siffla et hurla dans les rues de Praag. Où il soufflait, le Royaume du Chaos suivait, absorbant la terre des hommes. Les rues de Praag s'inclinèrent sous le souffle. Les pierres et les hommes se tordirent et devinrent un. Toute forme de vie se fondit dans le matériau même de la ville. Les âmes prisonnières du tourment hurlèrent à l'intérieur des pierres dénaturées de la cité. Des visages déformés émergeaient des murs. Des membres tordus sortaient du sol pavé. Des piliers grognaient avec des voix qui avaient autrefois appartenu à des êtres vivants. Praag devint un cauchemar, un avant-goût du terrible sort qui menaçait le Vieux Monde.
Quelques survivants parvinrent à s'échapper de Praag, se glissant entre les lignes des assiégeants au moment où les armées du Chaos lançaient l'assaut final. Ils rapportèrent la nouvelle de la chute de Praag à Kislev où le Tzar équipait en hâte une nouvelle armée. On prétend que lorsque Magnus apprit la nouvelle, il versa des larmes de sang et jura solennellement devant Sigmar de venger les horreurs commises en ce jour.

Après la chute de Praag, la horde du Chaos reprit son avance vers le sud, dépassant l'avant-garde de Magnus sans même s'en rendre compte. Les cavaliers, dont un grand nombre était kislevites, atteignirent bientôt la ville ravagée de Praag et purent constater avec horreur le terrible destin de ses habitants. Ils ne perdirent pas de temps et repartirent vers le sud à la poursuite de la horde du Chaos. Rapidement, ils retrouvèrent et détruisirent l'arrière-garde de l'armée du Chaos, composée essentiellement d'un ramassis de traînards et de bons à rien, des hommes bêtes qui s'étaient querellés avec des rivaux et qui avaient été laissés en arrière. Les humains déferlèrent sur cette troupe démoniaque avec une terrible férocité née de leur colère. Ce fut une victoire mineure, mais une victoire quand même. Pendant ce temps, le corps principal de la horde du Chaos continuait son avance vers Kislev, sans se douter qu'une armée humaine se trouvait à présent derrière lui.
Alors même que la cavalerie de Magnus se dirigeait vers Praag, l'armée principale de l'Empire et Magnus lui-même marchaient sur Kislev. Bien qu'espérant encore atteindre Praag à temps, ils avaient besoin de provisions pour poursuivre leur progression. Magnus espérait en acquérir, ainsi que de nouvelles troupes, avant de remonter vers le nord. En fait, ils arrivèrent à Kislev juste pour voir la horde du Chaos entourer la ville. Elle se déployait autour des remparts, ses bannières noires flottant sur les collines alentour. On pouvait voir les étendards des quatre dieux du Chaos là où campaient leurs champions. Les guerriers-du Chaos se tenaient en rangs serrés, attendant l'ordre d'avancer. Les sorciers se tenaient derrière eux ou chevauchaient parmi les troupes sur des monstres abominables. Les hommes bêtes se massaient bruyamment autour des bannières de leurs seigneurs, beuglant avidement dans leur excitation. Dominant cette masse puante se trouvaient d'immenses créatures à la tête difforme et horrible, dont il était impossible de dire s'il s'agissait de créatures mortelles ou de démons.
La bataille fut par la suite appelée les Portes de Kislev. Dans la ville, le Tzar supervisait la défense à la tête de sa nouvelle armée. Entraînés à la hâte et mal équipés, mais avec le courage du désespoir, les kislevites se préparèrent à repousser les assauts du Chaos. Avec eux se trouvaient de nombreux nains, venus de Karaz-a-Karak, la place forte appelée Pic Eternel. En dépit de l'agitation continuelle dans le royaume montagneux des nains, un contingent de ces fiers guerriers était venu en aide au Tzar. Ces vaillants alliés devaient, subir l'essentiel de l'assaut initial, et sans aucun doute, ce fut leur farouche détermination qui sauva la ville.

Pour la première attaque, les dieux ténébreux envoyèrent les hommes bêtes. Dans l'assaut furieux qui suivit, ces immondes créatures rejetèrent les kislevites des avant-postes de fortune qu'ils avaient établis. Les kislevites se retirèrent derrière les remparts de la ville. Les derniers à se mettre à l'abri furent les nains, dont la vaillante action d'arrière-garde avait tenu les hommes bêtes en échec. Alors que les seigneurs du Chaos se préparaient à lancer leur second assaut sur la ville, l'armée de Magnus parvint à la périphérie du camp ennemi. Ses troupes repoussèrent immédiatement les quelques serviteurs du Chaos qui s'y trouvaient et le corps de bataille du Chaos apprit rapidement l'existence de cette menace sur ses arrières. En hâte, il se divisa en deux, une partie de la horde continuant son assaut sur la ville pendant que l'autre pivotait pour affronter Magnus.
L'attaque de Magnus fut comme une vengeance divine. Avant que l'armée du Chaos n'ait eu le temps de se regrouper, il attaqua, repoussant un fort contingent d'hommes bêtes qui venait juste de se retirer du front. Les créatures furent prises de désespoir quand elles aperçurent l'armée humaine et elles n'opposèrent que peu de résistance avant de fuir. L'avance de Magnus l'emmena dans les rangs du Chaos. Des milliers de créatures furent éliminées et l'armée du Chaos ne parvint pas à ralentir la progression de Magnus.
Mais les forces du Chaos restaient considérables. Bien que Magnus ait repoussé des milliers d'ennemis, bien d'autres luttaient encore. Prise par surprise par cette attaque inopinée sur ses arrières, il avait fallu un certain temps pour que l'armée du Chaos se redéploie, mais finalement, sa supériorité numérique commença à l'emporter. L'avance de l'armée impériale fut stoppée et Magnus se retrouva bientôt encerclé. L'armée de l'Empire se regroupa en un cercle défensif.
Tout ceci était observé des remparts de la ville. Au début, les kislevites poussèrent de grandes acclamations en voyant les troupes du Chaos fuir dans toutes les directions. Puis les voix s'éteignirent quand l'armée impériale sembla immobilisée. Craignant que leurs sauveurs ne soient éliminés sous leurs yeux, les nains tentèrent une percée pour aider Magnus. Trois cents nains sortirent par la porte sud et se jetèrent sur les assiégeants. Mais les troupes du Chaos cernant Kislev étaient trop nombreuses et les nains furent repoussés avec de lourdes pertes. De ces trois cents braves qui avaient quitté Kislev, à peine la moitié revint.
La menace que représentait Magnus étant contrée, les forces du Chaos tournèrent de nouveau leur attention vers Kislev. Il devint évident aux défenseurs que l'assaut à venir était projeté pour emporter la ville. Les meilleures troupes du Chaos leur étaient opposées : des démons, des guerriers du Chaos, des sorciers chevauchant d'énormes monstres et des dragons ogres, immenses créatures réveillées par la tempête du Chaos. Les kislevites et les nains se préparèrent à l'assaut final sans grand espoir mais non sans détermination.
Ce fut au moment où l'armée du Chaos se préparait à attaquer que la fortune des alliés changea brutalement. L'avant-garde de cavalerie de Magnus, celle-là même qui avait atteint Praag trop tard pour sauver la ville, apparut sur le flanc nord de l'armée du Chaos. Ces cavaliers comprenaient des troupes de l'Empire mais aussi de nombreux kislevites, et le souvenir de ce qu'ils avaient vu à Praag était encore cruellement ancré dans leur mémoire. Avec une terrifiante férocité, ces guerriers se jetèrent sur l'armée du Chaos qui commença à vaciller face à leur implacable colère.
Magnus et son armée principale s'étaient retirés sur une colline basse où ils avaient enduré les attaques incessantes des hommes bêtes. De cette position, il vit aussitôt la soudaine confusion dans les rangs arrières de la horde du Chaos et réalisa que sa cavalerie était revenue du nord. Les troupes du Chaos remarquèrent la confusion derrière elles et commencèrent à paniquer. Rassemblant ses dernières forces, Magnus lança ses troupes à l'assaut.
Pendant ce temps dans la ville, les défenseurs qui observaient l'attaque de la cavalerie sur les hordes massées du Chaos virent les forces démoniaques commencer à plier. Les portes de la ville s'ouvrirent alors et les kislevites en jaillirent, fonçant vers leurs assiégeants. Les nains jurèrent un terrible serment de vengeance et se lancèrent sur l'armée du Chaos, traçant un sillon sanglant de leurs grandes haches et poussant des cris de guerre en Khazalid.
Attaquée par trois côtés, la horde du Chaos sombra dans la confusion. Les hommes bêtes se mirent à tourner en rond, courant ça et là, sans aucun ordre. Les guerriers du Chaos continuaient le combat mais ils étaient trop peu nombreux pour garnir tous les fronts. Lentement, l'armée du Chaos se désintégra. Les différentes bandes fuirent devant la furie humaine, et plusieurs furent rattrapées et annihilées. A la fin de la journée, la horde du Chaos était éparpillée et détruite. Des milliers de créatures gisaient sur le terrain.
A la suite de la bataille des Portes de Kislev, la vague du Chaos reflua. Les démons rejoignirent le Royaume du Chaos. Les ténèbres disparurent une nouvelle fois des terres qu'elles recouvraient. La cité de Praag fut rasée et reconstruite, mais elle resta néanmoins une ville hantée, où les morts ont un repos agité.
Magnus le Pieux, comme il fut appelé par la suite, devint Empereur et réunifia l'Empire. Les hommes bêtes furent chassés des forêts et les dernières parties d'Ostland et d'Ostermark encore sous la domination du Chaos furent libérées. Seuls le Pays des Trolls et les régions au-delà restèrent sous le contrôle du Chaos. La Grande Guerre du Chaos était terminée.
Finie également l'alliance entre les dieux du Chaos. Leurs rivalités les séparèrent encore. Peut-être s'étaient-ils satisfaits de tester les défenses du genre humain, car leurs véritables plans sont difficiles à comprendre.
Depuis deux cents ans, les armées du Chaos regroupent leurs forces dans les désolations. Au cœur de l'Empire, les adorateurs du Chaos ont repris leur œuvre secrète d'infiltration et de destruction. Partout, le Chaos se prépare patiemment pour sa prochaine tentative d'arracher le contrôle du Vieux Monde à ses seigneurs mortels...


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Dernière édition par Romarik Levert le Dim 17 Aoû 2014 - 8:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Histoire] - La grande Guerre du Chaos -   [Histoire] - La grande Guerre du Chaos - EmptyJeu 15 Nov 2012 - 3:39

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[Sources: Warhammer Battle - Royaume du Chaos] (remarque : Les Nains sont présents dès "la bataille des portes de Kislev")
Citation :

Rassemblement des Forces

Le premier voyage de Kul le conduisit vers le nord, car il sentait que le portail qui séparait les mondes était gorgé d'énergie, et il souhaitait le contempler dans toute sa gloire. Il savait que tous les vrais enfants du Chaos pouvaient eux aussi percevoir cette source d'énergie. L'ombre s'étendait vers le sud, submergeait les désolations et les absorbait dans le Royaume du Chaos. Devant cette vague inéluctable, les serviteurs du Chaos se regroupaient et Kul les soumit à sa cause. Alors que l'obscurité progressait, son armée fut rejointe par des bandes de Maraudeurs venues des frontières du Pays des Trolls, et par toutes sortes de monstres difformes, eux aussi attirés par cet afflux de puissance qu'ils étaient incapables d'ignorer. Des légions de Démons franchirent l'éternité et vinrent marcher à ses côtés. Dans les forêts septentrionales de l'Empire, les Hommes-Bêtes se regroupaient en nombres sans précédent. Entre la Haute Passe au nord de Praag et les Monts du Milieu apparut une horde sacrilège dont les myriades d'étendards masquaient l'horizon.
Vint l'automne, et l'Empire s'enfonça dans l'anarchie. Des milliers avaient déjà succombé à la famine et à la peste, et plus encore vinrent se réfugier dans les cités surpeuplées. Les fermes, les villages et les petits bourgs furent abandonnés aux maraudeurs du Chaos. Les échanges commerciaux furent quasiment interrompus, car les voies navigables étaient devenues trop dangereuses pour le transport des marchandises. La famine s'aggrava et fit de nouvelles victimes. Cette terrible époque était idéale pour la multiplication des fanatiques. Hurlant à tous les vents, des philosophes de coin de rue qui voyaient la mort en toutes choses prophétisaient la fin du monde et l'avènement d'une ère de souffrances. Même dans les régions prospères environnant Altdorf et Nuln, tout n'allait pas pour le mieux. Dans les petites rues et les impasses de ces villes, des fanatiques religieux prêchaient leur étrange forme de rédemption. Maints citoyens leur prêtèrent l'oreille et, pensant que la fin du monde était bel et bien sur eux, devinrent à leur tour des flagellants. On pointa du doigt les sorcières et les cultes du Chaos comme responsables de la corruption qui régnait dans tout le pays, et des centaines d'innocents périrent sur le bûcher, quand bien même un certain nombre d'agents du Chaos furent débusqués et exécutés par les zélotes. Les Répurgateurs et les Prêtres rallièrent la populace contre l'ennemi intérieur et les combats gagnèrent les rues. À Nuln, un jeune noble du nom de Magnus réunit une foule de partisans et parvint, par un mélange de zèle religieux et de bon sens, à purger sa cité des adorateurs du Chaos.

L'Horizon est Noir

La horde du Chaos continua toutefois a se rassembler dans les terres environnant le Pays des Trolls. À chaque nouvelle aube, ses effectifs grandissaient. Sous peu, ses feux de camp furent plus nombreux que les étoiles dans le ciel, et de sanglantes pyramides de crânes s'élevèrent un peu partout au rythme des sacrifices aux Dieux Noirs. Asavar Kul semblait doté des faveurs des quatre puissances, unies pour soumettre le royaume des mortels. L'armée que le champion rassembla autour de lui était, dit-on, la plus importante à avoir jamais marché sur le Vieux Monde.
Au Kislev, le plus septentrional des royaumes humains, véritable bouclier face aux forces du Chaos, le Tsar Alexis dépêcha des émissaires vers le sud pour demander de l'aide, car il entrevoyait déjà le jour où la horde allait fondre sur sa nation. Le message atteignit Wolfenburg où le Comte Bavaric d'Ostland résistait encore. Ses terres avaient jadis été ravagées par les Hommes-Bêtes, et il était depuis un ennemi juré des serviteurs de la ruine, comme en témoignaient ses nombreuses cicatrices. Moins d'une semaine plus tard, il conduisit son armée vers le nord pour venir en aide au Tsar. Hélas, il fut le seul à répondre car le reste de l'Empire était trop profondément immergé dans la déraison pour réagir.

Du Sang Dans la Neige

Alors que la morsure de l'hiver atteignait les terres du nord, l'armée du Chaos entama sa longue marche vers le sud. La force d'invasion était si vaste qu'elle ressemblait à une mer de lames traversant la steppe, et elle fut rapidement repérée par des éclaireurs Kislévites. Le Comte d'Ostland et l'armée entière du Kislev partirent vers le nord pour l'intercepter. Les deux immenses forces s'affrontèrent quelque part entre les villes de Murmagrad et Chazask.
L'armée de Kul était non seulement plus importante que celle des humains, mais les fantassins de choc qui formaient son cœur s'avérèrent invincibles. Les Kislévites se battirent toutefois comme des ours enragés pour défendre leur terre natale. La charge d'un escadron de la Légion du Griffon, ses ailes resplendissantes sous le Soleil hivernal, réussit à enfoncer l'un des flancs de l'ost chaotique, et pour un bref instant, l'espoir naquit dans cœur du Tsar - et le déserta aussitôt que le ciel commença à s'assombrir.
Les rumeurs avaient dit vrai : d'horribles créatures plus anciennes que les hommes marchaient avec Kul. Vêtu de foudre, le tonnerre pour héraut, le titanesque Shaggoth nommé Kholek Dévore-le-Soleil se jeta dans la mêlée, et la Légion du Griffon s'éparpilla face à la charge du monstre. Les forces du Chaos redoublèrent d'efforts, cette fois avec Kul et ses deux haches à leur tête. Sa fureur était un spectacle affreux : il taillait les cavaliers comme les les fantassins, et en moins d'une heure, la neige du champ de bataille passa du blanc virginal le plus pur à une bouillie sanglante parsemée de cadavres de Kislévites et d'Ostlanders.
Bien peu d'entre eux survécurent à la bataille. La horde du Chaos ne s'arrêta que pour ériger des montagnes de cadavres à la gloire de ses Dieux, et des piles de crânes en offrande à Khorne. La terrifiante armée ravagea alors les domaines du Tsar puis descendit vers le sud en longeant les contreforts des Montagnes du Bord du Monde. Les Kislévites pensaient que le puissant courant du fleuve Lynsk, gonflé d'eaux de fonte au point de déborder, allait contraindre l'armée du Chaos à emprunter les ponts qui l'enjambaient. Les hommes du Tsar se préparèrent à les défendre avec leur dernier souffle, et même à les détruire si leurs positions étaient submergées. Mais les Sorciers de Kul ordonnèrent à leurs hommes de jeter les cadavres des massacres de la veille dans le fleuve. L'eau se teinta d'écarlate, ralentit, puis gela de nouveau.
L'avant-garde de Kul, composée d'élus, traversa le Lynsk le lendemain, des milliers de pas bottés crissant sur la glace rouge à l'unisson. Les dernières troupes Kislévites qui gardaient les ponts furent assaillies de toutes parts et vaincues. Au-delà du Lynsk s'étendait le coeur du Kislev et dans son écrin la prospère cité de Praag. Le pire était encore à venir.

La Chute de Praag

Les citoyens de Praag s'étaient préparés à l'attaque. Des milliers de Kislévites venus des campagnes avoisinantes s'étaient réfugiés dans la cité, amenant avec eux leurs animaux et ce qu'ils avaient pu sauver de leurs récoltes et de leurs plants. Mais ces nouvelles ressources ne suffisaient pas, car la ville était déjà surpeuplée. Les vaillants citoyens ne tardèrent pas à subir les affres de la faim et, dans cet état, devinrent des proies faciles pour les vils bienfaits du Dieu de la Peste, Nurgle. La maladie se répandit dans toute la cité comme un feu de broussailles et les rues ne tardèrent pas être envahies de cadavres qu'il était impossible d'évacuer.
Les forces du Chaos campaient autour de la ville; une deuxième cité apparut autour de Praag, un océan de tentes de bois, de peaux tannées et de fer tordu. De là, les assaillants lançaient de temps à autre une attaque, généralement menée par des guerriers de Khorne impatient de faire couler le sang. Kul, qui était un bon stratège, ne fit toutefois aucune tentative d'enlever la ville tant que la maladie n'eût pas fait son office. Les gens de Praag essuyèrent néanmoins de nombreuses attaques des hommes du nord, sans jamais désespérer qu'une force de secours vienne à leur aide. Des rumeurs parlant d'un nouveau chef héroïque avaient atteint la ville, un jeune noble vertueux qui conduisait une armée vers le nord pour sauver Kislev.
Effectivement, l'armée de Magnus de Nuln grandissait de jour en jour. ll avait su rassembler une force composée d'hommes de toutes les classes : de loyaux serviteurs de Sigmar, des zélotes déments, des citoyens ordinaires haïssant le Chaos et des soldats professionnels des armées provinciales. Reconnaissant en Magnus un chef capable d'unir les différentes factions du Vieux Monde, les Comtes Électeurs de l'Empire lui accordèrent leur soutien et allèrent le rejoindre à la tête de leurs troupes. On pouvait voir les uniformes colorés des troupes régulières marcher aux côtés des guenilles pouilleuses de l'ost Sigmarite. Bientôt, une vaste armée d'hommes se mit en route vers le nord afin de briser le siège que subissait Praag. Mais sa progression était laborieuse, et la population de Praag faiblissait de jour en jour. Alors que l'espoir abandonnait la ville, la peste faisait de plus en plus de victimes, car les créations de Nurgle se nourrissaient du désespoir.
Tandis que l'épidémie atteignait son apogée, Kul changea de tactique, et délaissa l'étreinte d'acier du siège pour la gloire d'une attaque totale. Les défenses extérieures de la cité, bien qu'assez solides pour tenir en respect les plus sauvages des Guerriers du Chaos, s'avérèrent incapables de contenir les monstrueux alliés de Kul. Le Shaggoth Kholek ouvrit une brèche dans les murs à l'aide d'un marteau plus ancien que la race humaine et, hurlant de triomphe, la horde s'y engouffra.
Pour finir, après de sauvages corps à corps dans les rues de la ville, Praag tomba, et le regard des quatre puissances du Chaos se posa sur l'orgie de dévastation qui rougit ses pavés. Asavar ordonna à ses Sorciers d'accomplir un rituel d'une puissance inouïe dans les ruines du temple d'Ulric, le Dieu de l'hiver, en implorant l'aide de Tzeentch. Bientôt, le pouvoir du Chaos recouvrit la cité. Magnus arrivait trop tard. Une avant-garde de ses cavaliers d'élite ne se trouvait qu'à un jour de marche de la cité, mais le Chaos avait déjà triomphé.

La Cité Damnée

Avec la chute de Praag, une grande bourrasque noire souffla depuis le Royaume du Chaos, émergeant en rugissant des portes du pôle, passant sur le Pays des Trolls et le nord du Kislev en mugissant. Elle souffla dans les rues de Praag et transforma tout ce qu'elle toucha. Hommes et pierres fusionnèrent pour former d'horribles gargouilles et de grotesques sculptures animées. Les êtres vivants fondirent puis furent remodelés pour devenir des simulacres macabres faits à partir de I' essence de la cité même. Des colonnes gémissaient désormais avec des voix qui avaient été humaines. Des visages déments apparaissaient dans les murs. Des membres malades sortaient des pavés. Praag était devenue un lieu de cauchemar, un aperçu de ce qui attendait le monde sous le règne des Dieux du Chaos.
Quelques-uns parvinrent à s'échapper de la prison infernale qu'était devenue Praag et se faufilèrent à travers les lignes du Chaos qui s'apprêtaient à partir vers le sud. Ils apportèrent la nouvelle de la chute de Praag à la capitale, Kislev, où le Tsar entraînait à la hâte une armée composée des hommes trop vieux, trop jeunes ou trop faibles pour se battre sur les plaines. On raconte que lorsque Magnus apprit les événements, il versa des larmes de sang et jura devant Sigmar de venger les atrocités commises en ce jour.
Après la chute de Praag, la horde du Chaos se dirigea vers le sud et dépassa l'avant-garde de Magnus sans s'en rendre compte. L'armée de cavaliers atteignit les vestiges de Praag où ses guerriers, des Kislévites pour la plupart, purent voir les tourments que leur peuple avait subis. Leur détermination décuplée, ils firent demi-tour et partirent sur les talons de la horde du Chaos. Les cavaliers rencontrèrent rapidement l'arrière-garde de l'armée du Chaos, une force indisciplinée de créatures bestiales et déchues. Les humains fondirent sur elle avec I' énergie de la haine. Ils remportèrent une petite victoire, mais une victoire néanmoins. Pendant ce temps, le gros de la force chaotique continuait de s'enfoncer dans Kislev, ignorant tout de l'armée humaine qui menaçait à présent ses arrières.
Plus au sud, le coeur de l'armée impériale marchait vers Kislev, mené par Magnus en personne. Bien qu'espérant encore atteindre Praag à temps, ils avaient besoin de provisions pour poursuivre leur progression. Magnus espérait en acquérir, ainsi que de nouvelles troupes, avant de remonter vers le nord. En fait, ils arrivèrent à la capitale juste à temps pour voir la horde se préparer au siège. L'armée du Chaos encercla inexorablement les remparts de la ville, ses bannières noires constellant de pénombre les collines alentours. Les étendards des quatre puissances du Chaos se dressaient partout où campaient leurs fidèles. En formation serrée, Chevaliers et Guerriers du Chaos attendaient l'ordre d'attaquer, et chacun posait sur Kislev un regard empli de haine et de joie féroce. Des Sorciers se tenaient derrière ou parmi eux, parfois montés sur des animaux trop ignobles pour pouvoir être décrits. Des monstres, des Démons et des bêtes marchant debout se pressaient à la périphérie de la légion, rugissant et bêlant en anticipation des massacres à venir.

La Bataille des Portes de Kislev

Dans la ville, le Tsar Alexis prépara les défenses et prit le commandement de sa nouvelle armée. Mal équipés, mal entraînés mais animés par le courage du désespoir, les Kislévites se préparèrent à repousser l'attaque du Chaos. Avec eux se trouvaient des Nains venus de la grande forteresse du Pic Éternel, Karaz-a-Karak. Malgré les périls qui guettaient leurs domaines montagneux, l'ancienne alliance entre les deux races était toujours aussi solide, et s'ils étaient peu nombreux, les Nains envoyés à la rescousse de Kislev comptaient parmi les plus aguerris de leur peuple.
Les Dieux Sombres lancèrent leurs Démons et leurs monstres lors du premier assaut. Après une attaque qui compensait par la sauvagerie ce qu'elle manquait en discipline, les Kislévites durent abandonner leurs premières lignes de défense et se réfugier derrière les murailles de la ville. Les derniers soldats à les franchir furent les Nains, dont la courageuse action d'arrière-garde permit aux humains d'atteindre la sécurité des murs.
Alors que Kul préparait la vague d'assaut suivante, l'armée de Magnus atteignit les abords du campement du Chaos. Les soldats de l'Empire se jetèrent immédiatement sur les rares ennemis qui s'y trouvaient encore, et l'air s'emplit de beuglements de douleur alors que les Sigmarites commençaient à exercer leur vengeance. Kul rappela ses généraux en hâte et divisa son armée en deux contingents, un pour faire face à cette menace et l'autre pour poursuivre le siège.
Mais l'attaque de Magnus percuta la horde comme le marteau de Sigmar en personne avant même que l'armée du Chaos ne puisse se réorganiser, mettant en déroute une vaste meute de monstres et d'Hommes-Bêtes qui venaient de quitter la ligne de front. Des milliers de combattants du Chaos furent massacrés, et les forces des Dieux Sombres risquaient d'avoir bien du mal à stopper la progression de Magnus.
Néanmoins, l'armée du Chaos était vaste. Magnus avait mis en fuite d'innombrables ennemis, pourtant il en restait encore bien davantage. Victime de sa propre taille, la force du Chaos mit longtemps à se redéployer, mais ses effectifs largement supérieurs commencèrent à payer. La charge de l'Empire fut finalement arrêtée, et Magnus se retrouva encerclé : l'élan de l'attaque l'avait conduit au coeur des lignes ennemies, mais à présent un impénétrable mur d'acier se refermait sur elle. L'armée impériale n'avait d'autre choix que de se replier pour former un cercle défensif. Tout autour d'elle, les Guerriers du Chaos levaient leurs lames, et les champions d'une centaine de tribus sortaient du rang pour défier les officiers de Magnus.
Les citoyens de Kislev assistaient à la scène depuis les remparts de la ville. La venue des impériaux leur avait redonné l'espoir, et ils avaient poussé de grands cris de joie à la vue de la déroute des monstres qui les avaient obligés à se replier dans leur cité. Mais ces cris commencèrent à se tarir lorsque la charge de l'Empire ralentit. Craignant que leurs sauveurs ne soient détruits sous leurs yeux, les trois cents Nains firent une sortie par la porte sud de la ville et portèrent le combat aux assiégeants. Mais les troupes qui menaient encore le siège étaient la garde personnelle d'Asavar, et même les meilleurs vétérans Nains ne pouvaient espérer leur résister longtemps. Kul lui-même se battait avec la rage de Khorne, et les moulinets de ses haches tuèrent plus de vingt Longues Barbes. Les Nains furent repoussés dans le sang, et seuls la moitié d'entre eux revinrent vivants dans la ville.
Les Nains refoulés, la menace posée par Magnus contenue, les forces du Chaos tournèrent une nouvelle fois leur attention vers Kislev. Sous le commandement de Kul, l'élite de l'armée se fraya un chemin vers la première ligne, et il parut rapidement clair aux assiégés que la prochaine attaque allait leur permettre de prendre la ville. Les meilleures troupes adverses leur faisaient face : des Guerriers du Chaos, des Élus et une triade de Sorciers montés sur de grands Dragons bicéphales. Les Kislévites et les Nains se préparèrent à vendre chèrement leur vie et envoyèrent des prières muettes à leurs frères d'armes, ailleurs, pour qu'ils vengent un jour la perte de la deuxième cité Kislévite en peu de temps.
Puis, alors que les tours de siège d'Asavar Kul allaient toucher les remparts, la bataille prit un tour inattendu. L'avant-garde de Magnus, l'armée même qui avait gagné Praag trop tard pour la sauver, arriva sur le flanc nord de la horde. Ce détachement était composé de cavaliers impériaux, mais aussi de fiers nomades Kislévites dont l'esprit était encore marqué par les horreurs de Praag. Ils jaillirent des collines gelées, lances baissées, et s'enfoncèrent dans les lignes arrières du Chaos, qui commencèrent à se disloquer sous la colère des attaquants.
Magnus et son armée s'étaient regroupés sur une petite colline et devaient résister aux attaques constantes des maraudeurs et des Guerriers du Chaos. Pour chaque guerrier ennemi abattu, dix soldats impériaux avaient dû donner leur vie. Magnus serra les dents et se prépara à son ultime combat, lorsque depuis sa position surélevée, il vit que les lignes arrières de l'ennemi semblaient désorganisées. Il réalisa avec un élan de joie que ses propres cavaliers étaient revenus du nord. Les combattants du Chaos entendirent des cris de stupeur venus de leur arrière et commencèrent à paniquer. Bien qu'épuisé, Magnus se redressa sur sa selle et exhorta ses hommes à lancer une ultime attaque.
Sur les créneaux de la ville, le Tsar vit l'assaut des cavaliers sur les hordes du Chaos, et l'ébauche de réorganisation qui commençait à animer l'armée adverse. Il sentit que les mortels pouvaient encore l'emporter s'il agissait avec valeur et rapidité. Les portes de la ville furent ouvertes et la totalité des soldats Kislévites en jaillirent pour s'en prendre aux assiégeants. Les Nains jurèrent de terribles serments de vengeance et leur emboîtèrent le pas pour se jeter de nouveau sur les Guerriers du Chaos, leurs haches prélevant un lourd tribut alors qu'ils scandaient d'antiques malédictions en Khazalid. Kul en personne tomba lors du dernier assaut, même si la façon dont il rencontra son destin est sujette à de nombreux débats. Certains disent qu'il fut occis par Magnus en personne lors d'un face à face mortel, d'autres qu'il fut tué par l'un de ses propres lieutenants, il est toutefois certain que les Dieux lui retirèrent leurs faveurs au moment critique. Mais la nature de sa mort s'avéra insignifiante, car de toute façon, privée de son autorité, l'armée du Chaos commença à s'effondrer.
Prises de trois côtés, l'armée jadis disciplinée se dissipa pour devenir une masse hurlante et confuse. Des monstres couraient de gauche et de droite, impossibles à maîtriser tant la cacophonie couvrait les ordres. Les Guerriers du Chaos continuaient à se battre, mais ils étaient à présent trop peu nombreux pour faire face sur tous les fronts. Lentement, l'armée du Chaos commença à se disperser. À la fin de la journée, la déroute était totale. La victoire était proche, et même si la plupart de ses habitants avaient péri, la cité de Kislev restait libre. La Grande Guerre Contre le Chaos était terminée.

Une Nouvelle aube

Après la bataille des Portes de Kislev, la souillure chaotique qui imprégnait l'air commença à refluer, les Démons regagnèrent les Royaumes du Chaos, et les ténèbres libérèrent peu à peu le pays. La cité de Praag fut rasée puis reconstruite, mais elle demeura une ville hantée où les morts ne trouvent pas facilement le repos.
Magnus le Pieux, comme il fut appelé par la suite, devint Empereur et réunifia l'Empire. Les forêts furent débarrassées des Maraudeurs et des Hommes-Bêtes, et l'Ostland et l'Ostermark furent enfin délivrés de leurs ravages. Les forces du Chaos, éparpillées et privées de chef, furent refoulées vers le Pays des Trolls et au-delà, seules région restant sous le contrôle du Chaos.
L'alliance entre les différents Dieux succomba également aux vieilles rivalités. Peut-être s'étaient-ils contentés de mettre à l'épreuve les défenses de l'humanité, car leurs voies restent impénétrables.
Néanmoins, le Chaos ne se décourage jamais. Au cours des deux siècles qui suivirent, les égarés et les damnés reprirent des forces. Au sein de l'Empire, les sectes impies recommencèrent leur travail d'infiltration et de sape, semant les graines d'une nouvelle incursion et tenter de nouveau d'arracher le Vieux Monde à ses maîtres mortels…


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Romarik Levert
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MessageSujet: Re: [Histoire] - La grande Guerre du Chaos -   [Histoire] - La grande Guerre du Chaos - EmptyDim 17 Aoû 2014 - 11:04

[Archives] Sources du livre d'armée V7 :

Les Guerres Chaotiques:

Citation :
Les hommes, quoique plus fiables que les elfes, ont une espérance de vie plus courte et sont habités par une soif insatiable de grandeur. Correctement canalisé, ce désir peut servir une noble cause, mais les humains prirent peu à peu conscience de l'existence d'un moyen plus facile et plus séduisant de satisfaire leurs désirs, le Chaos.
Les nains les avertirent de ses périls, car ils ne savaient que trop bien comment le Chaos avait presque consumé le monde dans les flammes de la folie et de la mort. Les sages parmi les hommes furent ceux à s'engager sur la voie du Chaos. les peuples barbares de Norsca, les Kurgans et, à l'est, les hungs se mirent au service des Sombres Puissances, et leur champions posèrent leur regard prédateur sur les terres civilisées à l'ouest des Montagnes du bord du Monde.

Même dans l'Empire, l'influence du Chaos se fit plus présente. les nains respectaient l'Empire, car ils savaient que ses fondations en étaient le marteau Ghal Maraz et les douze Crocs Runiques qui symbolisaient le pouvoir de l'Empereur et des Comtes Électeurs sous sa férule.
mais les forêts étaient infestées d'êtres corrompus par le Chaos et, hors d'atteinte de la loi impériale, leur puissance s'accroissait lentement mais sûrement.

Les raids se muèrent rapidement en guerre ouverte lorsque les hordes du Chaos se déversèrent depuis la Norsca par la haute passe et envahirent le Pays des Trolls.
Le port d'Erengrad fut pris, ainsi que la grande cité de Praag, dévastés par des choses si horribles que le pire cauchemars des hommes n'aurait pu les concevoir, et dont seules les plus terribles légendes naines gardaient la trace. L'Empire était sur le point d'être englouti par cette vague immonde, aussi le haut Roi Alriksson déploya sa bannière aux côtés de celle du futur empereur Magnus le Pieux. Ensemble, ils firent lever le siège contre Kislev, brisant la horde du Chaos dont les vils serviteurs n'eurent d'autre choix que de partir lécher leurs blessures dans les Désolations Nordiques.

L'heure n'était pourtant pas aux réjouissances, car le Chaos change à jamais ce qu'il touche, comme l'illustre le destin de la cité de Praag. Même après la victoire, ce lieu demeura hanté par des cauchemars indicibles et jamais Praag ne retrouva sa puissance passée. les humains remercièrent Sigmar, qu'ils avaient établi comme leur dieu tutélaire, mais les nains savaient que le pire était encore à venir et que le Chaos reviendrait, même s'il allait s'écouler bien des siècles avant son retour.

Par-délà les terres civilisés, dans les Désolations du Chaos, un puissant champion s'éleva. Son nom était Archaon, l’Élu des Dieux, et les Puissances de la Ruine lui avaient fait don d'une soif de sang que n'égalait que sa démence. Il déchaîna bientôt une tempête vouée à ravager le Vieux Monde.

Le Haut Roi Thorgrim le Rancunier régnait alors sur Karaz-a-Karak où il avait établi les traditions naines de jadis. Thorgrim réglait dettes et disputes comme  d'autres vidaient leur chope de bière. Avant même son couronnement, il avait conduit des expéditions dans les forteresses perdues, retrouvant notamment le Sceptre de Norgrim à Karak aux Huit Pics. En tant que souverain, il redonna confiance aux nains et sa conduite exemplaire ne put que faire des émules. Le Roi Ranulfsson de Karak Hirn emprunta le même chemin et même le Roi Byrrnoth de Barak Varr, cité pourtant cosmopolite, organisa lui aussi un retour aux traditions naines. le règne de Thorgrim rappela aux nains que bien que leur peuple ne possédât plus sa puissance de jadis, il n'en avait pas moins de l'influence, et que l'Empire pouvait s'enorgueillir d'avoir un tel roi pour allié.

Lorsque le Chaos frappa, la cible de l'invasion d'Archaon n'était autre que la cité impériale de Middenheim. une fois encore, les nains honorèrent leur ancien serment et s'allièrent aux hommes pour combattre le Chaos, comme leurs ancêtres l'avaient fait des siècles auparavant. Ungrim Poing de Fer, le Roi Tueur de Karak Kadrin, mena ses guerriers à la crête orange contre les hordes de Vardek Crom, le Héraut d'Archaon.

Pendant ce temps, Garagrim, le fils d'Ungrim, qui avait fait sien le Serment des Tueurs de son père, était décidé à porter le combat au cœur des lignes ennemies. il accomplit sa destine à Praag où il périt en affrontant un monstrueux géant du Chaos.

Au Col du Pic, son père repoussa maintes attaques des serviteurs des Puissances de la Ruine, mais lorsque les nains du Chaos se joignirent aux hostilités, il fut forcé de reculer. Apprenant la mort de son fils, Ungrim reprit le Serment des Tueurs, jurant ainsi de protéger son peuple et de chercher la mort au combat.

Aux portes de Middenheim, les plus grandes armées de l'époque s'affrontèrent. Les détails de cette bataille sont bien connus, car le monde n'a pas succombé à Archaon. A la tête des armées humaines se trouvait Valten, l'Exalté de Sigmar, armé de Ghal Maraz et révêtu d'une armure de gromril de très grande facture offerte par Barak Mâchefer. De fait, les premiers coups contre Archaon avaient été portés des siècles auparavant, lorsqu'un nain forgea l'armure et le marteau runique offerts à Sigmar.

Tels sont les enseignements de l'Histoire, et aucun ne les connait aussi bien que les nains. Le répit ne leur sera jamais accordé, car les innombrables hordes des skavens et e gobelins les harcèleront toujours, mais les nains ne cesseront jamais d'honorer leurs serments et leurs traditions, comme ils ne cesseront jamais de se dresser contre tous ceux qui oseraient leur nuire.


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