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Les chroniques D'Unarak

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Turgon
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MessageSujet: Les chroniques D'Unarak   Mar 4 Mar 2008 - 23:30

Je présente une nouvelle histoire sur les nains du chaos: les Chroniques d'Unarak. Il faut dire qu'il s'agit avant tout d'une histoire qui poursuit deux buts: divertir le lecteur et présenter ma vision des nains du chaos. Il n'y a donc pas de signification philosophique profonde dans ce texte.
En vérité j'ai eu l'idée d'écrire cette histoire il y a fort longtemps, il y a plusieurs années j'ai déjà réfléchi aux principales péripéties. Ensuite j'ai arrêté d'y penser, puis, de manière totalement fortuite, le souvenir m'en est revenu et j'ai décidé de mener à bien mon projet, ce que j'espère parvenir à faire.
Enfin, mon histoire sera, si j'arrive à l'achever, plus longue que ce que j'ai l'habitude d'écrire. Il s'agit moins d'une nouvelle "one-shot" que d'un roman(j'utilise ce terme qui peut paraitre prétencieux mais à mon avis il illustre le mieux ce que je souhaiterais obtenir).

Les présentations terminées, place au prologue des Chroniques d'Unarak. N'hésitez pas à mettre des critiques, des remarques et des commentaires, cela m'aidera surement à m'améliorer.

Les chroniques d'Unarak

Prologue

Agranakh avait terminé ses observations et se frotta les mains: il était parvenu à discerner dans les volutes de fumée qui obscurcissaient les cieux un présage favorable pour son entreprise. Il actionna un levier et l'immense télescope de bronze recouvert d'inscriptions rituelles se mit en mouvement, coulissant sans bruit. Lentement, la plate-forme sur laquelle était juché le mage descendit à travers le toit de sa tour et s'arrêta en touchant le sol du laboratoire, situé au dernier étage. Les serviteurs étaient déjà là, des hobgobelins spécialement entrainés pour se mouvoir avec habilité et en silence, afin de toujours pouvoir se trouver à portée de main sans perturber les recherches de leur maitre. Agranakh fit un vague geste de la main et les hobgobelins se précipitèrent vers lui et le saisirent avec moult précautions-malgré le fait que ses jambes pétrifiées étaient désormais dénuées de toute sensibilité, Agranakh n’hésitait pas à faire sauter quelques têtes lorsque le moindre choc se faisait entendre au moment où il était posé sur le sol. Les esclaves placèrent le mage dans une petite chaise à porteurs spécialement adaptée pour les déplacements à l’intérieur de la demeure, la soulevèrent et descendirent prestement l’escalier en colimaçon. Lorsqu’ils furent arrivés à l’étage où se trouvaient les quartiers personnels d’Agranakh, celui-ici agita de nouveau la main : il devait revêtir sa tenue d’apparât pour aller à une rencontre qui promettait, d’après les signes célestes, d’être fort profitable. Mais les hobgobelins continuèrent à courir, descendant toujours plus bas. Excédé, le mage repéta son geste, y joignant cette fois un grognement furieux. Sans plus d’effet. Ce n’était pas normal. « Arrêtez-vous immédiatement, bande de vauriens ! »-hurla Agranakh et tenta de frapper l’un des hobgobelins. Mais une main griffue se saisit de son poignet, l’enserrant dans une poigne de fer avant de le tordre. Agranakh poussa un cri perçant, de surprise plus que de douleur. A l’évidence, ses esclaves refusaient de lui obéir. Il était en danger, au sein même de sa propre maison, et il n’était même pas capable de se mouvoir sans aide extérieure. La peur glaça les entrailles du mage, qui avait pourtant bravé nombre d’entités terrifiantes au cours de ses sombres errances au royaume du Chaos. Frénétiquement, il commença à composer un sortilège qui allait lui rendre le contrôle de la situation.

Il n’en eut pas le temps. Le cortège était arrivé au sous-sol de la tour, là où Agranakh faisait les expériences les plus dangereuses et torturait ses victimes. Les hobgobelins s’avancèrent au centre de la pièce, puis renversèrent la chaise à porteurs sans ménagement. Le nain du chaos roula sur le sol. Incapable de faire le moindre mouvement, il sentait l’énergie magique lui échapper : les protections qu’il avait lui-même élaborées des années durant se retournaient désormais contre lui. Tout autour de lui, formant un cercle, se massaient des peaux-vertes. Il était presque étonné d’en voir autant : d’ordinaire, il ne faisait appel qu’a deux ou trois, rarement une dizaine, à la fois. Maintenant, tous les esclaves qu’il employait dans la tour semblaient s’etre rassemblés ici, et l’observaient, une haine farouche se lisant dans leur regards d’habitude si fuyants.
-« Qu’est-ce que vous voulez ? », balbutia faiblement Agranakh, mais personne ne semblait l’avoir entendu. Un hobgobelin s’avança hors du cercle. Le mage reconnut Grunz, son secrétaire, le plus intelligent de tous les esclaves qu’il avait jamais connu. Agranakh avait toujours réservé à Grunz un traitement de faveur. Il ne le frappait quasiment jamais, lui donnait un accès illimité aux stocks de nourriture et le laissait même gérer le ravitaillement et l’entretien de la tour sans intervenir. Grunz allait se montrer reconnaissant envers lui, il allait se débarrasser des esclaves qui désobéissait et en commander d’autres à la place, Agranakh en était certain.
-«C’est toi, Grunz ? Aide-moi à me relever », dit Agranakh d’une voix presque implorante. Le hobgobelin s’arrêta et lui jeta un regard. Ce regard était vraiment terrible. Le mépris s’y lisait, un mépris si franc, si profond que jamais Agranakh n’aurait pu imaginer qu’un être autre qu’un nain du chaos puisse en faire preuve. Mais il y avait pire que du mépris, dans ce regard. Il y avait un sentiment de triomphe, de revanche depuis longtemps attendue. Agranakh pouvait presque sentir les millénaires de haine, de soif de vengeance, de malédictions déferler sur lui telle une vague noire.

-« Je suis...je suis ton maitre, Grunz »-chuchota Agranakh. L’autre émit un sifflement dédaigneux.
-« Maitre ? Je n’ai pas de maitre. Et toi, tu n’es rien. »-Grunz se tourna vers lui et lui cracha dans les yeux. Agranakh, paralysé par la peur, ne pouvait même pas lever la main pour s’essuyer le visage. Les implorations, les promesses de richesses incommensurables, les appels à l’aide(bien qu’il savait qu’un son ne pouvait passer les murs enchantés de sa tour, et que même si ses cris étaient entendus personne ne lui viendrait en aide) mouraient sur ses lèvres. Pour la première fois de sa longue vie, le mage se sentit faible, petit, et totalement insignifiant. D’innombrables Agranakh naissaient et mourraient à chaque instant dans l’immensité de l’univers, et dans les moments qui suivaient, lui-même allait mourir, comme tant d’autres, sans que le cours des choses en soit changé le moins du monde.
-« Finissons-en », dit Grunz, et d’un seul mouvement tous les peaux-vertes se jetèrent sur le nain du chaos.
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Dernière édition par Turgon le Mer 5 Mar 2008 - 0:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Mar 4 Mar 2008 - 23:59

C’est excellent bravo !!

Il était parvenu à discerner dans les cieux un présage favorable pour son entreprise.

Il peut encore voir le ciel ? Il n’est pas couvert pas des nuages de pollution ? En principe les sorcier nains du chaos lisent dans les volutes de fumés , leur sens , leur forme , leur couleur , leur opacité , leur vitesse , leur couleur…

Mage ? ca fait un peu noble. Sorcier conviendrait mieux non ?

Il n’y a que des peaux vertes et non pas des assistants nains du chaos ? En général , les hobgebelins s’occupent des esclaves , capture et surveillance , mais des activités plus nobles sont confiés à des nains du chaos

Enfin tu dis que personne ne viendrait l’aider. Je pense qu’un autre nain du chaos viendrait sans doute l’aider , car la traitrise n’est pas courant chez les nains , même les nains du chaos .

En plus c’est une révolte sur un sorcier , parmi les individus les respectable chez les nains du chaos

Le Nain Noir aurait presque de la peine pour ce pauvre sorcier. Il avait toujours été trop gentil , je lui avait fait remarqué cela si souvent… Sa bonté le perdra….
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Mer 5 Mar 2008 - 0:39

Citation:
Il peut encore voir le ciel ? Il n’est pas couvert pas des nuages de pollution ? En principe les sorcier nains du chaos lisent dans les volutes de fumés , leur sens , leur forme , leur couleur , leur opacité , leur vitesse , leur couleur…


C'est une excellente idée, merci! Je vais rajouter ça.

Citation:
Mage ? ca fait un peu noble. Sorcier conviendrait mieux non ?


Je préfère mage, je trouve que ça fait plus "civilisé". Mon inspiration, c'est les astrologues mésopotamiens, qui étaient parmi les grands érudits de leur époque.

Citation:

Il n’y a que des peaux vertes et non pas des assistants nains du chaos ? En général , les hobgebelins s’occupent des esclaves , capture et surveillance , mais des activités plus nobles sont confiés à des nains du chaos


Ce mage est un solitaire. A mon avis un mage travaille seul, pas en équipe. Il peut prendre un apprenti mais ceci est un risque et tout le monde ne le souhaite pas. A mon avis les peaux vertes suffisent en tant que serviteurs.

Citation:
Enfin tu dis que personne ne viendrait l’aider. Je pense qu’un autre nain du chaos viendrait sans doute l’aider , car la traitrise n’est pas courant chez les nains , même les nains du chaos .


Sur ce point je suis en désaccord avec ta vision des nains du chaos, à mon avis c'est chacun pour soi et si on peut profiter de la faiblesse de quelqu'un pour son intérêt on le fait. La mort d'un mage redouté et puissant soulagera pas mal de monde.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Ven 21 Mar 2008 - 18:41

Je poste la suite:

Le seigneur Unarak s'impatientait. Debout sur une corniche qui surplombait le flanc de la montagne, accoudé à la balustrade, il promenait le regard sur la ville en contrebas, sur les sombres silhouettes des usines, enveloppées par un voile de fumée que vomissaient leurs cheminées, sur les tours majestueuses des dignitaires nains du chaos qui émergeaient de l'amoncèlement d'innombrables huttes d'esclaves formant un tapis bigarré qui recouvrait toute la montagne et descendait loin dans la vallée où il se perdait dans le brouillard. Le contact d'Unarak était en retard, chose tout à fait inhabituelle étant donné l'importance du sujet qui devait être discuté et l'obsession des nains du chaos à honorer leurs engagements, et le seigneur nain du chaos ne pouvait que s'interroger sur les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi. Unarak n'avait que trop entendu de récits de seigneurs nains du chaos attirés dans un piège par un rival, sous prétexte d'un rendez-vous d'affaires, et assassinés promptement et sans laisser de traces. A vrai dire, il ne voyait pas quel intérêt Agranakh pourrait avoir à le tuer, leur arrangement étant favorable pour les deux partis ; mais le vieux mage était célèbre pour sa perfidie et son esprit profondément corrompu, et il était parfaitement capable de supporter un désavantage dans l'immédiat si l’élimination d’Unarak pouvait, à terme, servir l'un de ses sombres desseins.

Soudain, un grincement assourdissant retentit, suivi d’une plainte suraigüe. Le temple signalait ainsi la fin de l’heure de Ninurta et le début de celle de Nergal, l’heure des sacrifices. Unarak se tourna vers l’immense bâtiment perché sur le sommet de la montagne. Les prêtres allumaient les buchers sur les sommets des tours alors que les grandes roues dentelées de bronze se mettaient en mouvement, prêtes à broyer les unes après les autres les victimes données en offrande à Hashut. Tous les nains du chaos haut placés dans la société se devaient d’être présents aux cérémonies de l’heure de Nergal : Unarak voyait de nombreux palanquins richement décorés sortir des manoirs pour se diriger vers le temple. Il était inutile d’espérer désormais qu’Agranakh puisse encore arriver ; son absence n’était pas fortuite, cela ne faisait plus aucun doute. Mais en attendant d’apprendre la raison précise de celle-ci, mieux valait prendre des précautions. Unarak recula avec précaution pour se placer dos à la balustrade puis fit discrètement le geste convenu, guettant le moindre son ou mouvement : si des tueurs étaient effectivement à ses trousses, il ne fallait surtout pas leur montrer qu’il était conscient de leur présence. Pourtant, lorsque trois formes sombres émergèrent de l’obscurité d’un porche, Unarak poussa un soupir de soulagement. Il s’agissait de ses gardes du corps, ses guerriers les plus fidèles et les plus expérimentés. Ils étaient conduits par Maïk, le capitaine de la garde personnelle d’Unarak. En voyant à nouveau le visage de Maïk, les tresses blanches de sa barbe, son regard serein mais attentif, le seigneur s’est immédiatement senti rassuré. Maïk avait déjà servi le père d’Unarak et on pouvait lui accorder toute la confiance. En présence de Maïk, Unarak croyait fermement qu’il ne risquait rien.

-« Allons-y, nous rentrons », annonça Unarak à ses gardes-« Je crois qu’il vaut mieux que je quitte la ville pendant un moment. » De toute manière il était grand temps de faire une visite à la propriété pour voir comment vont les affaires. « Nous partons aujourd’hui même ».
Accompagné de son escorte, Unarak traversa rapidement la ville, presque déserte à cette heure où la crème de la société se réunissait au temple. Il atteignit sans encombre son manoir, une bâtisse de taille modeste située sur une terrasse étroite, entre deux bâtiments plus grands. A son approche, les portes pivotèrent sur leurs gonds en grinçant et Unarak entra dans la cour intérieure qu’un haut mur aveugle séparait d’une ancienne fonderie à demi encastrée dans la montagne. Ses esclaves l’entourèrent. Unarak donna quelques ordres, puis monta dans son cabinet pour rédiger une lettre à son intendant pour l’avertir de son arrivée et superviser le chargement des bagages. Le voyage allait se faire à la légère, en emportant seulement le strict nécessaire : la propriété d’Unarak se trouvait à trois jours de marche seulement de la cité d’Ashkur.

En quelques heures, les préparatifs furent achevés. Unarak confia le manoir à son secrétaire Urlak, un nain du chaos de basse souche, mais intelligent et talentueux, à qui il confia quelques dizaines d’esclaves pour les tâches journalières. Puis il embarqua dans son palanquin, porté par une douzaine d’orques musclés et donna l’ordre de se mettre en route. Le palanquin était précédé par quelques hobgobelins montés sur des loups qui ouvraient le passage et suivi par un grand nombre d’esclaves qui portaient les bagages. Les vingt guerriers de la garde personnelle d’Unarak, menés par Maïk, fermaient la marche. Unarak confia sa lettre à un hobgobelin qui donna un coup d’éperons à sa monture et disparut rapidement au loin. Puis le cortège se mit en marche, quitta la ville par l’une des portes grandes ouvertes et se dirigea plein ouest.
Ce n’est que lorsque la silhouette d’Ashkur disparut derrière une montagne qu’Unarak poussa un soupir de soulagement. Finalement, peut-être qu’Agranakh n’avait pas prévu de le tuer. En tout cas, il était en sécurité, désormais. Sur la morne plaine qu’ils traversaient, même un assassin expérimenté n’aurait jamais pu approcher le palanquin sans se faire repérer. Unarak pouvait être sur d’atteindre sa propriété sans faire de mauvaise rencontre. Il ordonna aux orques de ralentir la cadence pour épargner les forces de ses guerriers qui, équipés de lourdes armures, ne pouvaient pas continuer à ce train indéfiniment. Puis il s’étendit dans le siège et ferma les yeux.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Sam 22 Mar 2008 - 12:08

C'est vraiment excellent , bravo !
J'ai l'impression d'y être , même si quelques mots comme "propriété" ou "manoirs" me font plus penser à Oblivion qu'à Zhar Naggrund , même si ce n'est pas simple d'en trouver d'autres.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Sam 22 Mar 2008 - 12:28

Je suis allé à Paris récemment et cette visite m'a beaucoup marqué, j'ai vu les hôtels particuliers, les amoncellements de batiments qui s'accrochaient quasiment les uns sur les autres, avec des signes de reconstructions plus récentes sur des fondations très anciennes etc. Je me suis dit que la ville des Nains du Chaos devait ressembler à quelque chose de ce genre, entourée des taudis des esclaves. J'ai essayé de décrire les bâtiments tels que je les voyais. A mon avis il faut aussi éviter de tomber trop dans l'épique, les Nains du Chaos ont aussi une vie quotidienne, dans ton histoire sur les Childs of Evolution tu arrives très bien d'ailleurs à "humaniser" les SM. (l'histoire sur Zargon était épique mais était rédigée d'un point de vue subjectif).
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Sam 22 Mar 2008 - 13:19

Je vois. Comme je passe assez souvent à Paris je n'y fais peut être plus attention.
En pensant à une ville , je penserait sans doute à Rome pour l'amalgame millénaire , les beaux palais et les taudis . Mais je ne connais pas Rome. J'aurais pensé à New York , la ou les buildings et les immeubles de standing côtoient les squats misérables.
Mais à mon avis , le meilleur exemple serait la ville chinoise. Une pollution très importante , des ouvrages datant de quelques mois côtoyant des bâtiments du moyen age . Des hôtels de luxe et des habitations voir des quartiers de prestiges ( clôturés et gardés par des gardes à l'entrée ) trés près des bidonvilles . Et une omniprésence des usines, des chantiers et de la police ( même la sécurité est habillée en uniforme type "armé " ) .
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Sam 22 Mar 2008 - 14:22

Tu as sans doute raison. Je n'ai jamais été en Chine donc je ne peux pas vraiment s'en inspirer mais ce que tu décris correspond exactement à une ville des Nains du Chaos telle que je me la représente. Je vais pouvoir utiliser cet exemple dans d'autres descriptions de villes qui suivront. C'est une excellente idée!
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Sam 22 Mar 2008 - 16:05

Sinon , il y a le Brésil sur ce que j'en ai entendu parlé .
La plupart des pays du tiers monde sont construits selon le même système.

En y réfléchissant , manoir fait un peu "renaissance " . Au moyen age , un noble aimait montrer un maison "solide" d'aspect, quitte à ce que l'extérieur soit tout aussi confortable .
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Dim 23 Mar 2008 - 0:41

A mon avis ,on peut comparer les nains du chaos au grecs ou au romain pour ce qui est de l'organisation sociale.

Au sommet , des individus puissants qui ont tous les pouvoirs au presque:
L'empereur , les consuls , les gouverneurs , les puissants généraux.
=Les plus puissants sorciers et seigneurs nains du chaos.

Les patriciens romains , avec un domaine et de nombreux esclaves
= les nains du chaos avec un domaine et de nombreux esclaves

Les romains plutôt aisés mais sans plus , avec seulement un ou deux esclaves =
Le nain du chaos plutôt aisé mais sans plus, avec seulement un ou deux esclaves

Les individus libres.
Le romain moyen = le nain du chaos moyen

Les esclaves/ Les esclaves

A la différence que chez les nains du chaos , les esclaves ne sont pas , contrairement à l'empire romain , parfois riche ou heureux.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Dim 23 Mar 2008 - 11:51

Je crois que tu as tout à fait raison. J'avais pensé à l'organisation médiévale mais finalement il y a trop de différences(pas d'esclaves, les rapports de devoirs qui n'existent pas chez les Nains du Chaos, etc).
Citation:

En y réfléchissant , manoir fait un peu "renaissance " . Au moyen age , un noble aimait montrer un maison "solide" d'aspect, quitte à ce que l'extérieur soit tout aussi confortable .


Au Moyen Age la plupart des nobles vivaient à la campagne dans des châteaux. Excepté en Italie, mais là aussi ils construisaient des sortes de chateaux à l'intérieur des villes. Tant qu'on y est autant prolonger le parallèle avec l'Antiquité: les Romains aisés vivaient dans de grandes demeures à étages où la vie s'articulait autour d'une cour intérieure; tandis que les esclaves peuplaient des huttes rudimentaires et des immeubles miteux.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Dim 23 Mar 2008 - 16:36

Je poste la suite!

Le voyage se déroula sans incidents. Les seuls voyageurs qu'Unarak rencontra sur la route déserte furent des courriers hobgobelins qui passaient en trombe devant le convoi et se perdaient dans le lointain. Unarak s'étonna d'ailleurs de leur grand nombre ; les nains du chaos n'avaient pas coutume de s'envoyer des lettres de courtoisie, et les affaires les plus importantes étaient généralement traitées en tête-à-tête, afin de ne pas laisser de traces superflues ; mais il ne se préoccupa pas plus de cette affluence.
Le convoi traversa le haut plateau désertique sur lequel était située la cité d'Ashkur puis descendit, par une route de montagne toute en lacets, le versant ouest de la chaine de montagne pour atteindre la grande steppe qui s'étendait, disait-on, jusqu'aux Montagnes du Bord du Monde où se terraient les misérables nains occidentaux, la branche dégénérée de la grande race naine. La famille d'Unarak avait, à une époque reculée, pour mission de garder cette frontière de l'empire des nains du chaos contre les incursions de ceux de leurs adversaires qui osaient venir les affronter sur leur propre terrain. Mais peu à peu, ces attaques sont devenues de plus en plus rares, et le fortin frontalier fut reconverti en domaine agricole : ici, loin des grandes usines de Zhar-Naggrund, l'air était pur et les terres, fertiles. Pendant des générations, les ancêtres d'Unarak ont étendu la surface des terres cultivées et amélioré les rendements jusqu'à ce que leur domaine devienne l'un des principaux fournisseurs de céréales de le ville d'Ashkur et de nombreux fiefs spécialisés dans l'industrie et l'extraction de matières premières. Lorsqu'Unarak hérita de son père, sa richesse et son pouvoir étaient assurés. Son domaine était si grand qu'il fallait plusieurs semaines pour le visiter entièrement. Bien entendu, l'agriculture n'était guère à l'honneur, chez les nains du chaos; Unarak n'avait pas, malgré sa grande richesse, la renommée qu'aurait un industriel ou un prêtre. Mais peu lui importait. Son domaine lui rapportait beaucoup et il savait que tous ces seigneurs qui le dévisageaient avec mépris dans les rues d'Ashkur dépendaient de lui et de ses céréales.
Depuis le début du troisième jour de marche, le convoi traversait les terres appartenant à Unarak, des champs de céréales parsemés de grandes machines à vapeur utilisées pour drainer l'eau du sous-sol et l'utiliser pour irriguer les terres. Etrangement, il n'y avait pas un seul esclave au travail ; Unarak se dit que cette partie du domaine avait probablement été laissée en jachère : il ne s'intéressait guère à l'agriculture, considérant que c'était indigne d'un seigneur de son rang de s'occuper d'une aussi basse bésogne, et préférait laisser le soin de gérer son domaine à ses intendants, qui s'acquittaient fort bien de cette tâche.

Le soir de la troisième journée, le convoi atteignit enfin une petite dépression entourée de collines couvertes de stations de pompage et de silos à grains. Au fond de cette cuvette se trouvait la propriété d'Unarak. Le seigneur fut ravi de retrouver cet ensemble de bâtisses basses, la maison où il vécut la plus grande partie de sa vie, l'ancien fortin qui servait désormais de caserne pour sa garde personnelle, la petite fonderie où travaillaient ses meilleurs artisans...Unarak descendit de la chaise à porteurs et continua à pieds, comme à l'accoutumée. Bientôt, il fut rejoint par son intendant, Nagram, suivi d'une foule d'esclaves qui se précipitèrent pour prendre les bagages et les palanquins et les emporter dans le bâtiment.
-" Tout est en ordre, Nagram ? Tu as reçu mon message ? "-demanda Unarak après les salutations d'usage.
L'autre acquiesca d'un signe de tête respectueux.
-" Fort bien ", reprit le seigneur-" Je crois que je vais aller me reposer, ce voyage m'a épuisé. Tu me feras le rapport détaillé demain matin ; en attendant assure-toi que tous les nouveaux arrivés sont nourris et logés ".
Unarak congédia Nagram d'un geste et monta directement dans sa chambre à coucher. Le sommeil l'emporta dès qu'il se retrouva sur son lit.

Le lendemain matin, Unarak se réveilla frais et dispos, complètement reposé, et de bonne humeur. C'était si bon de retourner chez soi ! La douce musique du bourdonnement des machines à vapeur et le cliquetis mélodieux des forgerons qui frappaient le métal lui rappelaient l'insouciance de son enfance. Il se promit d'aller inspecter la forge aussitôt que possible, pour voir comment avançait la commande de nouveaux boucliers pour sa garde personnelle. Unarak préférait faire appel à de grands industriels pour les livraisons de pièces mécaniques et d'outils agricoles dont il avait besoin, mais il continuait à privilégier sa propre fonderie pour la fabrication d'armes et d'armures pour lesquelles la qualité primait sur la quantité.

On toqua à la porte, tirant Unarak de ses rêveries. Nagram fit son entrée, l'air soucieux.
-" Quelque chose ne va pas ? "-s'inquit Unarak.
-" Des esclaves refusent de se mettre au travail, monseigneur. Rien n'y fait "-répondit l'autre en baissant les yeux.
La bonne humeur d'Unarak disparut en un instant. Il en avait vraiment assez, de ces gobelins qui perturbaient tout le processus de production en arrêtant de travailler aux moments cruciaux, causant de grandes pertes et ruinant la crédibilité dont Unarak avait besoin pour écouler ses stocks de céréales. Il ne les comprenait vraiment pas. Ils savaient pourtant ce qui arrivait à ce qui se rebellaient...alors pourquoi le faire, surtout que les conditions de travail étaient loin d'être aussi dures que ne serais-ce que dans les mines de sel ?
Avec un soupir, Unarak reprit la parole.
-" Fais comme d'habitude, envoie une autre tribu pour travailler à leur place, quant à ces impertinents enferme-les dans un silo pour le moment, on va les vendre au temple d'Ashkur, en faisant un prix ils les prendront tous, ils ont toujours besoin d'esclaves pour les sacrifices ", récita-t-il d'une voix fatiguée et monotone le châtiment habituel. Unarak faisait confiance aux prêtres pour faire périr les impértinents dans les plus horribles souffrances qui soient. Bien qu'il gardait toujours deux ou trois "meneurs" choisis à peu près au hasard, pour son propre divertissement, il préférait ne pas s'encombrer avec un trop grand nombre de morts dans son propre domaine. Les esclaves avaient appris à craindre la menace d'envoi au Temple plus que la mort.

-" Je...je suis désolé, monseigneur, mais ça ne va pas être possible ", balbutia Nagram. " C'est tous les gobelins qui ont refusé d'aller aux champs, ce matin. Ils se sont rassemblés derrière le grand entrepôt et ils refusent d'obéir à mes ordres ".

C'était déjà bien plus grave. Unarak avait toujours tout fait pour empêcher ses esclaves de coaliser. Il les avait séparé en plusieurs groupes qui n'avaient pas le droit de communiquer entre eux et il avait attisé un esprit de concurrence en organisant des compétitions : le groupe le moins productif était généralement assigné aux tâches les plus pénibles et ingrates, et c'est parmi ses membres qu'étaient choisies les victimes pour les sacrifices. D'ordinaire, les membres des différents clans se vouaient une haine farouche et ne pensaient qu'à mettre des bâtons dans les roues de leurs adversaires. Le fait même que les gobelins mirent leurs différends de côté pour agir ensemble signifiait que la révolte avait été planifiée avec soin et dirigée d'une main de fer. Il fallait agir vite.
-" Nagram, quelle tribu de hobgobelins est de faction ? Envoie-la immédiatement disperser les gobelins. Qu'importent les pertes, il nous faut exterminer ces rebelles ! "
Voyant son expression farouche, l'intendant frémit, puis tomba à genoux.
-" Mais...mais maitre, vous m'avez ordonné de laisser partir tous les hobgobelins dans votre missive ! Ils sont loin dans la steppe, désormais ! "
-" Quoi ? Quelle missive ? "-hurla Unarak, puis, lorsque le sens de la phrase de son interlocuteur lui parvint, s'immobilisa, pétrifié de terreur. Les hobgobelins étaient partis. Il s'était retrouvé seul, avec seulement sa garde personnelle, face à plusieurs milliers de gobelins révoltés en plein milieu de son domaine. D'une main tremblante, il prit des mains de Nagram la lettre que celui-ci tendait et la parcourut. Pas de doute, c'était son écriture. La date était celle de son départ d'Ashkur. Même le sceau était, à ne pas en douter, véridique. Mais Unarak était certain, il n'avait jamais écrit cette lettre, même plus : jamais il ne l'aurait fait, tellement les ordres qui s'y trouvaient enfreignaient les règles de sécurité les plus élémentaires. Une chose était sure à présent, il n'avait pas à faire à une simple rébellion d'esclaves mais à un complot ingénieux. S'il voulait survivre, il fallait agir, et vite.
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Dernière édition par Turgon le Sam 29 Mar 2008 - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Lun 24 Mar 2008 - 12:58

C'est vraiment excellent comme récit , féliciation !! orq noir
Unarack est bien bucolique et clément pour un nain du chaos.
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Mar 25 Mar 2008 - 17:35

Citation:
Unarack est bien bucolique et clément pour un nain du chaos.


Vraiment? J'essayais plutôt de le représenter comme un nain du chaos normal, dans la moyenne...qu'est-ce que te donne cette impression?
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MessageSujet: Re: Les chroniques D'Unarak   Mar 25 Mar 2008 - 17:50

Déjà , Unarack est bucolique , ce qui , bien que vital ne doit pas être apprécié comme fonction.
Ensuite , il ne semble pas très sadique. Le nain du chaos moyen qui a de l'argent sacrifiera sans hésiter toute opposition d'esclaves . Ils ne seront pas juste vendus à d'autre. Enfin c'est ce qui me semble.

Mais tu as peut être raison.
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Les chroniques D'Unarak

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