Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1367 Localisation : Strasbourg
| Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Lun 7 Avr 2008 - 22:37 | |
| Je profite de l'avance que j'ai pris au cours de ces derniers jours pour mettre la suite:
Unarak menait l'attaque. Il se précipita en avant à grandes enjambées, en faisant tournoyer sa hache au-dessus de sa tête. En quelques instants, il atteignit les premières tentes des peaux-vertes, porta un premier coup sans même s'arrêter, taillada les attaches puis contourna la tente qui s'effondra pour faire face à son premier ennemi, un hobgobelin désarmé et abasourdi qui le dévisageait les yeux écarquillés. La hache s'abattit, lui fendant le crâne et il s'écroula sans un son alors que le nain du chaos démolissait une autre tente. Deux peaux-vertes qui dormaient près d'un feu se réveillèrent en sursaut et se jetèrent vers leurs sabres, mais Unarak fut plus rapide et les décapita l'un après l'autre, puis, bondissant vers le feu de camp, s'empara d'un brandon enflammé et le projeta sur la tente la plus proche dont la toile en peau de bête prit feu en un instant...Les hobgobelins tentant de s'enfuir furent interceptés par les autres nains du chaos qui arrivaient à la suite de leur commandant; mais Unarak était déjà loin, il s'enfonçait dans le camp ennemi tel un tourbillon de destruction, laissant un sillon de feu et de sang derrière lui. Il ne sentait plus le poids de son corps; la fatigue, le désespoir, semblaient avoir disparu, laissant place à la rage sans limites; l'antique hache runique brillait comme le magma au coeur d'un volcan en portant ses coups précis et mortels; et rien ne semblait pouvoir s'opposer à Unarak qui n'avait pas laissé une seule occasion de porter un coup à ses ennemis.
Et les hobgobelins cédèrent. Au fond, ils restaient toujours des esclaves, êtres ayant appris, pour survivre, à se considérer comme inférieurs, à privilégier les coups bas, la traitrise et le mépris de soi au dépens de l'honneur et de l'intégrité, et même la liberté inespérée à laquelle ils venaient d'accéder n'a pu modifier en profondeur leur comportement. Après la prise du domaine d'Unarak et la poursuite des fuyards au cours de la journée précédente, ils s'étaient faits à l'idée que tout était terminé, qu'ils avaient gagné et que leurs anciens maitres, épuisés et affaiblis, allaient se rendre sans combattre, se livrant ainsi à leur vengeance. L'attaque nocturne fut pour eux un véritable désenchantement et l'effet de surprise leur ôta la possibilité d'appréhender la nouvelle situation. D'abord des groupes isolés, puis de plus en plus, et enfin une énorme foule de peaux-vertes cessèrent toute résistance et s'enfuirent vers un autre campement, situé à l'ouest, le long de la route qui menait au manoir(c'est là bas que la majorité des peaux-vertes s'étaient établis pour la nuit). Tentes, armes(y compris les précieux tromblons et de magnifiques haches naines issus du pillage de l'arsenal), chariots, tout fut abandonné dans cette débandade. Les nains du chaos poursuivaient les fuyards, les massacrant par dizaines, Unarak se fraya le chemin jusqu'à l'enclos des loups et trancha les courroies, effrayant les bêtes pour qu'elles se dispersent dans la steppe, privant ainsi les hobgobelins de leur principal atout, la mobilité.
Le campement était désormais vide. En quelques minutes seulement, il a été entièrement dévasté: les tentes brûlaient ou gisaient en tas informes, les chariots étaient renversés et détruits, partout les cadavres de peaux-vertes jonchaient le sol. Unarak se dirigea vers l'autre extrémité du camp et rejoignit Maïk et les siens. Ceux-ci avaient été débusqués par un guetteur et se préparaient à livrer leur dernier combat. Deux guerriers nains du chaos étaient déjà tombés lorsque la vague de fuyards atteignit leurs adversaires et les emporta. Lorsqu'Unarak croisa le regard de Maïk, il y vit de la fierté que le vieux guerrier éprouvait pour son seigneur, mais aussi du respect et de la gratitude. Aucune autre reconnaissance n'aurait pu plus toucher Unarak, qui resta quelques instants sans voix, submergé de sentiments. Puis le vétéran prit la parole: -« Vous avez prouvé votre valeur, seigneur. Un tel succès était au-delà de mes espoirs. Mais nous devons à présent poursuivre notre retraite. Le chaos semé dans les rangs ennemis est tel que nous disposons d'une bonne avance et pourrons sans doute atteindre à temps les montagnes. Mais pour cela, il faut partir maintenant. »
Quoi? Partir? Alors que l'occasion se présentait enfin de se venger des outrages infligés aux nains du chaos par ces misérables esclaves? Alors que les peaux-vertes s'enfuyaient comme des pleutres, incapables de porter le moindre coup? Unarak bouillonnait de rage, il était encore sous l'effet de l'excitation du combat, et se sentait prêt à continuer la bataille. Mais en même temps, une partie de lui-même se rendait compte que Maïk proposait la bonne solution. Il n'avait qu'une quarantaine de nains du chaos face à plusieurs centaines de hobgobelins au bas mot. Il avait réussi à les surprendre et à les faire paniquer; mais cette tactique n'allait pas pouvoir marcher une seconde fois. Il serait submergé et massacré. Or, ses serviteurs l'ont suivi car il leur avait promis de les sortir de là, non de les mener à la mort. Et, à bien y réfléchir, lui même n'avait pas non plus envie de mourir. Lors de l'insupportable marche et des heures qui l'ont suivie, quand tout semblait perdu, la mort lui paraissait comme une issue à une situation intenable, capable d'abréger d'un coup ses souffrances; mais désormais qu'un espoir lui faisait miroiter une chance de salut, il était prêt à tout pour la saisir.
Et Unarak tourna le dos à la foule d'hobgobelins en fuite qui était encore visible dans la plaine. Les nains du chaos, profitant du court temps de repos qu'il ordonna, fouillèrent le campement: vivres et armes s'y trouvaient en abondance. Bientôt tous les guerriers furent équipés d'armures de bonne facture et de haches de guerre, tandis que les civils s'armèrent de tromblons et emportèrent des sacs de provision et de l'eau en quantité. La colonne de nains se mit en route, pour la deuxième fois depuis le matin précédent. Tout semblait se répéter. Mais ce n'étaient plus les mêmes nains qui formaient les rangs de cette colonne. Seuls les plus endurants, physiquement et mentalement, avaient survécu aux souffrances de cette journée qui n'en finissait pas, et ces survivants avaient traversé l'enfer et en étaient sortis endurcis et pleins de détermination. Ils marchaient rapidement dans la plaine, leurs mains serraient leurs armes et un seul regard de leurs yeux aurait effrayé n'importe quel peau-verte. Et qu'importait la fatigue, la poussière qui couvrait leurs barbes, ou les blessures! Unarak savait que la volonté de vaincre avait été insufflée à ses nains. Rien ne pouvait les arrêter, désormais. D'un seul élan, ils traversèrent les dernières lieues qui les séparaient des montagnes salvatrices, dispersèrent un groupe d'éclaireurs hobgobelins et s'enfoncèrent dans un défilé, commençant à gravir la montagne... _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour...
Dernière édition par Turgon le Mer 9 Avr 2008 - 10:32, édité 1 fois |
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le nain noir Maître du Volcan


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1160 Localisation : Auxerre
| Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Lun 7 Avr 2008 - 23:14 | |
| C'est vraiment très bien même si j'aurais retouché une phrase . A tu pensé a dater l'histoire? Est ce la grande révolte des peaux vertes? _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
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Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1367 Localisation : Strasbourg
| Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Lun 7 Avr 2008 - 23:41 | |
| Laquelle? N'hésites pas à commenter et à critiquer, je pense que ça ne peut être que bénéfique. Et oui, l'histoire se déroule à l'époque de la grande révolte. Mais les personnages ne le savent pas encore! Alors chut. :p _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
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