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| Auteur | Message |
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Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Mar 25 Mar 2008 - 18:17 | |
| En ce qui concerne l'agriculture il faut bien nourrir les habitants de l'Empire! Cette question a souvent été négligée par les développeurs de GW pour ne pas dire toujours. Que mangent les orques qui seraient présents par énormes quantités dans les désolations des Terres Arides au sud? Comment se ravitaillent les nains dans les montagnes, une dépendance totale des autres nations pour quelque chose d'aussi vital que la nourriture c'est quand même limite pour un peuple considéré comme hautain et farouchement indépendant. Pour les nains du chaos c'est encore pire, leur historique officiel est très peu crédible. J'essaie de modifier cet historique de sorte à le rendre plus cohérent. Toutefois tu dois avoir raison, un agriculteur ne doit pas avoir le même statut dans la société d'un industriel et encore moins qu'un prêtre.
Pour les esclaves il compte les vendre au temple donc c'est pour qu'ils soient sacrifiés dans d'horribles souffrances.
Mais je vais retoucher le texte je veux vraiment qu'Unarak soit un nain du chaos typique. _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Mar 25 Mar 2008 - 20:32 | |
| C'est déjà très bien ne t'inquiète pas. Mais il est vrai qu'en règle général , l'univers de game workshop n'est pas très crédible dès que l'on cherche à y réfléchir sérieusement. _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
|  | | Alrik jeune nain


Age : 19 Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 147 Localisation : Pres de Paris
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Mer 26 Mar 2008 - 23:57 | |
| La solution est en fait, que toutes les races sont cannibales :D Sinon il y a bien eut quelques textes, me semble t-il, sur l'organisation alimentaire des nains, d'ailleurs, je me souvient d'une mixture qui sert de ration en temps de siege, a base de farine, de pierre concassée, et de biere (Afin de faire passe le tout). Pour les Impériaux, je pense qu'il faut se dire qu'il y a de graaaaaaandes plaines pleins de champs bien verts, et très touffus. Après, le reste, je seche ^_^ Mais le principe du fluff est de laisser parler son imagination. (Pis GW changent le background comme de chemise, donc en meme temps, si y'a plus moins crédible que ça ... ) _________________ - Qui a parlé de pitié? Foncez, combattez, et rammenez moi aucun survivant :)
- <3 Jamais sans mes Longues Barbes <3 .... sortez couverts :)
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|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Jeu 27 Mar 2008 - 13:54 | |
| | Citation: | | La solution est en fait, que toutes les races sont cannibales :D |
Cette solution avait été évoquée sur un forum je crois mais ça ne marche pas. Un humain ou un orque a besoin de bouffer 100 ou 500 fois son poids dans sa vie pour survivre. Donc il faut en gros qu'il bouffe 100 orques, mais lui même quand il se fera bouffer il ne rassasiera qu'un seul orque...donc si le cannibalisme était de mise toutes les races seraient très vite détruites.
Pour les humains ça va mais les nains, les orques, les nains du chaos, le chaos...c'est déjà beaucoup plus problèmatique. _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Jeu 27 Mar 2008 - 16:28 | |
| On pourrait penser qu'ils mange des orques frits . On remplace les vaches par les orques. Les orques ca se reproduit vite et ca mange ... on ne sais pas trop quoi. _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Jeu 27 Mar 2008 - 20:22 | |
| Les vaches mangent de l'herbe, tu vois les orques manger de l'herbe toi? Ensuite c'est sur qu'on peut trouver des solutions plus ou moins tirées par les cheveux(champignons souterrains, cannibalisme....) mais personellement je trouve ça assez bizarre par exemple manger des orques. Les orques on les combat ou on les réduit en esclavage suivant la race, on ne les mange pas! Personellement je préfère "introduire" l'agriculture chez les nains du chaos. ;) _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | Alrik jeune nain


Age : 19 Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 147 Localisation : Pres de Paris
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Ven 28 Mar 2008 - 17:52 | |
| Les nains du chaos semblent etre les plus problématiques pour cette histoire alimentaire. En effet, je serais curieux de savoir comment ils arriveraient a faire pousser quelque chose sur une terre arride, stérile, polluée comme pas possible, lol _________________ - Qui a parlé de pitié? Foncez, combattez, et rammenez moi aucun survivant :)
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|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Ven 28 Mar 2008 - 19:17 | |
| Lis l'histoire que j'écris et tu le sauras lol.  _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Ven 28 Mar 2008 - 19:25 | |
| On attend avec impatience la suite  _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Sam 29 Mar 2008 - 21:56 | |
| Je n'arrive pas à avancer au rythme désiré malheuresement, j'ai pas mal d'occupations actuellement et j'ai aussi migré sur un nouvel ordinateur auquel il faut encore que je m'habitue...néanmoins voilà la suite(j'édite aussi la partie précédente pour les questions d'agriculture et de torture )
Unarak se laissa tomber sur un fauteuil pour essayer de se concentrer puis, n'arrivant pas à tenir en place, se releva d'un coup de reins et se mit à faire les cents pas dans la pièce. La première chose qui vint à son esprit fut de prendre les rebelles de vitesse. Il connaissait bien la couardise légendaire des gobelins et leur faiblesse au combat; même à un contre dix, un assaut coordonné et violent de sa garde personnelle armée jusqu'aux dents et soutenu par les tirs de nombreux tromblons et surtout par le lance-fusée flambant neuf dont Unarak avait fait l'acquisition chez l'un des plus renommés artificiers d'Ashkur, ne pouvait aboutir qu'à la victoire; une fois les gobelins dispersés, ce ne serait plus qu'une question de temps avant de les éliminer entièrement. La seule difficulté de ce plan consistait à tout organiser assez discrètement pour pouvoir prendre les gobelins par surprise. Mais avec du doigté, c'était jouable. Unarak se tourna déjà vers Nagram pour donner ses ordres.
Mais au dernier moment, il se ravisa. Un doute s'était immiscé dans son esprit. Jusqu'à présent, celui qui était à l'origine de ce soulèvement, qui qu'il soit, avait parfaitement réussi à anticiper les actions d'Unarak et à les neutraliser. Il était parvenu à rassembler les gobelins malgré la rivalité qui opposait les clans et il fit renvoyer les hobgobelins, privant le seigneur nain du chaos de sa principale force de frappe. Pourquoi n'aurait-il pas pu prendre des mesures pour empêcher la contre-attaque de la garde personnelle d'Unarak? Mieux valait en avoir le coeur net. Unarak s'approcha d'un coffre et en sortit avec précaution un long tube de bronze couvert de signes cabalistiques. Il n'aurait jamais pensé auparavant que ce présent de l'un de ses clients, un astrologue renommé, pourrait lui être utile un jour, et s'il s'en servait, c'était par pur amusement, pour voir des objets éloignés se rapprocher lorsqu'il les regardait à travers le tube. Mais cette fois-ci, la longue-vue allait lui être utile.
Unarak entrouvrit la porte du balcon et se glissa à l'extérieur, se courbant pour ne pas être vu. Il s'approcha de la balustrade et s'accroupit derrière en scrutant les environs. Tout semblait calme, la cour était déserte. L'imposant bâtiment de l'arsenal où tout l'armement d'Unarak était stocké, se dressait non loin, les portes fermées. Par précaution, Unarak n'autorisait personne à y entrer sans son autorisation expresse; quand aux gobelinoïdes, le simple fait de s'en approcher correspondait pour eux à une condamnation à mort. Mais désormais qu'ils n'avaient plus rien à perdre, les gobelins pouvaient tout aussi bien l'avoir investi...Même si à première vue le bâtiment était inoccupé, il valait mieux s'en assurer. Unarak se leva en jetant des coups d'oeuil inquiets autour de lui, puis prit la longue-vue et la dirigea vers l'Arsenal.
Au début, il ne vit rien d'anormal. Mais, au fur et à mesure qu'il poursuivait l'observation, des détails inquiétants le frappèrent: des traces de nombreux pieds dans la boue devant l'entrée, un sac de cuir qui n'avait rien à faire là, le mécanisme de verrouillage des portes qui semblait de travers...Unarak se demandait si l'arsenal avait été pillé par les gobelins-ce qui allait singulièrement compliquer sa tâche-lorsqu'un reflet sur le toit du bâtiment attira son attention. Unarak pointa la longue-vue et découvrit ce qu'il avait le plus redouté. Perché sur le toit, un hobgobelin, protégé des regards par une rambarde et un manteau de peau qui se fondait avec l'ardoise grise, semblait faire le guet, scrutant les environs. Près de lui, un tromblon luisait au soleil. Tout se concordait. Le départ des hobgobelins avait été simulé. Pendant la nuit, ils étaient probablement revenus dans la propriété et avaient occupé l'arsenal pour y attendre Unarak et ses gardes et les massacrer avant même qu'ils puissent s'emparer de leurs armes. Désormais il ne restait à Unarak qu'une seule solution s'il voulait survivre: fuir aussi vite que possible.
En essayant de rester le plus discret possible, Unarak revint dans sa chambre et répondit au regard craintif de Nagram d'un hochement de tête. « Il faut partir, c'est notre seule chance », annonça-t-il, étrangement calme et détaché. « Rassemble les serviteurs, prenez tout ce qui peut servir d'armes et de la nourriture mais ne vous encombrez pas avec les bagages, il faudra aller vite. » L'intendant hocha la tête et sortit de la pièce. Unarak s'arrêta un instant avant de le suivre. Il jeta un coup d'oeil circulaire sur sa chambre, le vieux lit à baldaquin, les tapisseries sur les murs, les rangées de livres qu'il n'avait jamais lu...Allait-il revoir tout cela un jour? D'un air sombre, Unarak agrippa la grande hache de son père, un antique artefact au manche parcouru de veines de rubis qui, disait-on, se mettaient à luire comme le magma au plus fort du combat, enfila sa vieille cape de voyage et sortit de la pièce sans un regard pour les richesses qu'il y laissait.
Lorsqu'il descendit dans le hall, celui-ci était déjà plein de nains du chaos s'affairant frénétiquement. Les serviteurs remplissaient les sacs de provisions tandis que les guerriers s'étaient regroupés dans un coin de la salle, visiblement tendus. Unarak se dirigea vers eux. « Nous devons partir et nous ne pouvons pas nous équiper à l'arsenal. Prenez ce que vous trouvez, peu m'importe, mais que chacun ait une arme ou quelque chose qui s'en rapproche. Dans la fonderie, il y a des boucliers; tous ne sont sans doute pas terminés mais c'est mieux que rien. Exécution! » Certains guerriers le dévisagèrent avec étonnement, voire indignation, mais Maïk hocha la tête avec gravité. Unarak vit que le vieux combattant expérimenté approuvait sa décision, et il ressentit de la gratitude à son égard: le briscard aurait pu prendre le commandement dans ses mains, mais il ménageait l'autorité du jeune seigneur, même dans une situation aussi désespérée.
Quelques minutes plus tard, tout fut prêt. Les serviteurs s'alignèrent dans le hall, portant dans leurs sacs toute la nourriture qui a pu être trouvée dans le manoir. Les gardes arboraient des équipements les uns plus incongrus que les autres, mais l'heure n'était pas aux blagues et chacun ne pensait qu'à la meilleure manière de se servir au combat de ces couteaux de cuisine, marteaux et autres outils qui étaient à présent leurs seuls armes. Certains nains, comme Maïk, ne se séparaient jamais de leurs armes de prédilection; Unarak leur octroya le meilleur équipement, y compris les quelques boucliers que les forgerons avaient déjà forgé, mais dont ils n'avaient pas encore achevé la décoration, et leur donna l'ordre de couvrir les arrières de la colonne. Puis il poussa les portes et la centaine de nains du chaos traversa la cour et se dirigea aussi vite que possible hors du domaine, en direction de la ville d'Ashkur. _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Dim 30 Mar 2008 - 13:19 | |
| C'est si triste. Tu as besoin du Nain Noir pour venir t'aider? En tout cas , l'intrigue est géniale , félicitation. _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Sam 5 Avr 2008 - 12:59 | |
| Je pense que le nain noir n'est pas encore né à l'époque où se passe l'histoire....elle se déroule quelques siècles avant l'époque actuelle. 
Je mets néanmoins la suite:
C'était un cauchemar. Unarak ne sentait plus son corps, son cerveau semblait s'être arrêté de fonctionner sous l'effet conjugué de la fatigue et de la chaleur. Cela faisait longtemps qu'il avait arrêté de se demander s'ils allaient s'en sortir, si cette tentative de fuite avait un sens, s'il n'aurait pas mieux valu de regarder la mort en face et mourir au combat en défendant son manoir: tout cela n'avait plus d'importance à présent. La seule chose qui comptait, c'était de continuer. Mettre une jambe devant l'autre, encore et encore, à l'infini. Les yeux d'Unarak scrutaient l'horizon, comme dans l'espoir qu'une quelconque aide pourrait venir de là, mais rien ne bougeait sur la morne plaine hormis des panaches de poussière tourbillonnant au loin, qui signalaient les détachements de hobgobelins lancés à la poursuite des nains du chaos.
Comme Unarak l'avait supposé, son départ précipité avait semé le désordre dans le plan des rebelles. Bien entendu, la colonne de nains du chaos ne passa pas inaperçue, les hobgobelins avaient tout de même organisé une surveillance du manoir. Mais en partant par la route d'Ashkur, Unarak parvint à gagner quelques précieuses heures qui lui étaient nécessaires pour distancer, du moins temporairement, ses adversaires. La majorité des hobgobelins l'attendait près de l'arsenal; seul un petit détachement était stationné sur la route et la garde conduite par Maïk le balaya d'une seule charge puissante, s'emparant ainsi de quelques arcs et sabres recourbés qui, bien que manifestement inférieurs aux armes les plus primitives utilisées par les nains du chaos, valaient tout de même mieux que des ustensiles de cuisine. Mais l'ennemi réagit vite, et très rapidement les nains du chaos furent rattrapés par des hobgobelins à dos de loups. Voyant qu'ils avaient à faire à des adversaires coriaces et déterminés, les peaux-vertes évitaient le combat rapproché. Ils tournoyaient autour de la colonne qui s'étira le long de la route, s'approchaient par petits groupes pour couvrir les nains du chaos de flèches et de mitraille des tromblons dont ils s'étaient emparés à l'arsenal, puis repartaient aussitôt, avant que les gardes puissent les engager. Même les guerriers auxquels Unarak avait octroyé le plus de protections possible, souffraient énormément de ces attaques; quant aux serviteurs, ils n'avaient rien pour se préserver des tirs et tombaient les uns après les autres. Mais le pire, c'étaient les blessés. Ceux qui avaient des blessures légères serraient les dents et continuaient à marcher; mais on pouvait voir les forces les quitter peu à peu, et tôt ou tard ils s'écroulaient au milieu de leurs camarades incapables de leur porter secours; quant aux blessés graves, Unarak ordonna de les achever sur le champ. On ne pouvait ni s'arrêter pour panser leurs blessures, ni les emporter, car même les valides étaient épuisés. Au moins, leur mort était rapide et indolore, contrairement à celle de quelques malheureux que les hobgobelins avaient réussi à capturer en jetant sur eux ces cordes à nœud coulissant dont ils avaient le secret. Les prisonniers étaient attachés aux montures des hobgobelins et trainés dans la poussière jusqu'à ce que les tortionnaires les achèvent.
A présent, la journée s'achevait. Le soleil, immense disque rouge sang, se couchait à l'ouest. Les nains du chaos s'étaient arrêtés sur un petit monticule au milieu de la steppe. Unarak comprenait que ses nains ne pouvaient pas continuer à ce rythme indéfiniment. Pour les forcer à puiser dans leurs dernières réserves, il avait fixé cette colline comme objectif: elle offrait une légère protection contre la cavalerie grâce à ses flancs escarpés et rocheux. Et, poussés par son exemple, les fuyards avaient fait ce dernier effort. Mais une fois en haut, ils furent incapables de faire un pas de plus. La plupart se laissèrent simplement tomber sur le sol; les guerriers survivants formèrent un cercle lâche autour du sommet et s'adossèrent aux rochers, fermant les yeux d'épuisement et bredonnant une chanson de marche pour ne pas s'endormir. Même Maïk, qui montrait l'exemple à tous, poussa un soupir et s'assit sur une pierre. Unarak, chancelant de fatigue, suivit son exemple et tenta de faire le point. Ashkur, ville qu'Unarak ne pensait pas revoir avant quelques mois, mais qui représentait désormais pour lui l'ultime espoir de salut, se trouvait encore à deux jours de marche. Les nains du chaos avaient marché aussi vite qu'ils pouvaient, mais la distance à franchir restait grande. La nuit n'allait guère pouvoir servir de repos: les hobgobelins en profiteraient surement pour passer à l'attaque. Et le lendemain, il faudra encore marcher pendant la journée entière. La nourriture manquait: presque tous les bagages ayant été jetés en route; l'eau aussi: il n'y avait certainement pas de quoi atteindre Ashkur sans se réapprovisionner. Mais plus que tout, c'est les pertes qui poussaient Unarak au désespoir: il ne lui restait plus qu'une vingtaine de guerriers, dont plusieurs blessés qui avaient trouvé la force de se trainer jusqu'au campement(mais allaient-ils être capables de continuer, le lendemain?) ainsi qu'une quarantaine de civils. Presque la moitié des nains du chaos étaient morts, fauchés par la mitraille, transpercés par les flèches, égorgés par une lame courbe. Et quel espoir pouvait-il encore rester aux survivants? _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Sam 5 Avr 2008 - 14:50 | |
| C'est toujours aussi bien , félicitation. J'attends la suite avec impatience . Je suis en train d'encourager " Unarak" pour qu'il arrive saint et sauf.
Si le nain noir n'est pas né , on peut en parler a Zhratack l'esclavagiste. Des dizaines d'esclaves comme ca qui s "ennuient " tous seul dans la nature... Zhratack a grand coeur et ne vas pas les laisser tous seuls... il risqueraient d'être "enrôles" par un seigneur nain du chaos rival...
Qu'est ce? Un nains du chaos vient de m'envoyer une lettree. Je la lis. ..... .....
Comment? Je viens de recevoir un message de l'intendant de Zhratck qui me dit qu'il vient juste de partir pour les territoires méridionaux des terres du sud.
Pas d'intervention de la famille du nain noir alors. _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
|  | | Turgon Paladin Inquisiteur


Inscrit le : 27 Aoû 2005 Messages : 1457 Localisation : Strasbourg
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Sam 5 Avr 2008 - 20:16 | |
| Tu vas voir qu'Unarak a plus d'un tour dans son sac...
J'ai pu bien avancer aujourd'hui, vacances aidant. J'espère pouvoir garder le rythme. Voici la suite!
Plongé dans ces sombres pensées, Unarak ne vit pas la nuit tomber. Le soleil glissa derrière l'horizon, et l'obscurité s'épaissit rapidement. Bientôt, la steppe fut plongé dans le noir. Et c'est là que le seigneur fut saisi d'horreur, car, de tous les côtés, des flambeaux et des feux de camp s'allumaient dans la nuit. Leur nombre, reflétant celui de l'armée ennemie, était incalculable; il y avait des centaines, voire des milliers de peaux-vertes dans la plaine. Une telle masse aurait pu écraser les nains du chaos sans la moindre difficulté; pourtant, ils ne se lançaient pas à l'assaut. Peut-être attendaient-ils le matin: ils savaient que leur ancien maitre se trouvait ici, pris au piège, et ils voulaient sans doute en finir avec un geste théâtral...Unarak frémit de rage en y pensant. Ces vulgaires esclaves, ces moins que rien se prenaient déjà pour les maîtres du monde! Qu'un seigneur nain du chaos rampe à leurs pieds en implorant leur miséricorde?! Jamais cela n'est arrivé de toute l'histoire, longue de plusieurs millénaires, des nains du chaos, et jamais cela n'arrivera, du moins tant que ça dépendait d'Unarak. Sa colère lui insuffla des forces nouvelles, le désespoir disparut, faisant place à la détermination d'en finir, et dans son esprit désormais lucide germa un plan, risqué certes, qui n'avait que peu de chances de réussir...mais Unarak et les siens n'avaient plus rien à perdre.
D'un pas décidé, il se dirigea vers les autres nains du chaos, massés autour d'un feu de camp. Il entra dans le cercle éclairé, attirant l'attention de tous, et se mit à parler: -« Nains du Chaos! Mes sujets et serviteurs! Vous m'avez fidèlement servi jusqu'à présent. Vous m'avez fait confiance. Vous m'avez suivi. Désormais, alors que la situation semble sans issue c'est à mon tour de faire l'impossible de vous sortir de là. Et, par Hashut, je le ferai! Je vais vous demander un ultime effort. Je ne vous promets rien. Il est possible, et même probable, que ceux qui viendront avez moi subiront une mort lente et douloureuse. Que ceux qui n'ont plus le courage de continuer restent! Je n'ai aucun reproche à vous formuler, vous avez fait votre devoir du mieux que vous pouviez. Mais que tous ceux qui ont encore des forces se relèvent et me suivent. Il reste une dernière chance pour nous de vaincre, ou bien de mourir dans la gloire! Tous avec moi! »
Une clameur indécise fut la réponse à ces paroles. Partout, comme par magie, les nains du chaos encore à l'instant étalés sans force sur le sol se levaient en grognant et empoignaient les armes. Bien sûr, tous ne purent s'y contraindre. Plusieurs blessés demandèrent à être achevés. Le médecin personnel d'Unarak, un excellent herboriste qui bénéficiait de l'entière confiance du seigneur, poussa un soupir et porta à ses lèvres un flacon rempli d'un liquide sombre. Quelques instants plus tard, il gisait déjà mort, foudroyé par le poison. Unarak fut pendant quelque temps paralysé par le chagrin. Un autre ami fidèle, serviteur doué et dévoué, venait de partir. Combien de telles pertes allait-il encore devoir supporter? Mais Unarak refusait de se laisser aller à la douleur. Il avait besoin de conserver toutes ses facultés pour le combat qui allait suivre. Les nains du chaos devaient se séparer en deux groupes. Le plus grand, composé de la plupart des guerriers et de tous les civils, allait se faufiler à travers le campement vers les montagnes les plus proches(situées à quelques heures de marche forcée), pour s'y réfugier puis reprendre le chemin d'Ashkur, pendant que l'autre, quelques guerriers seulement, allait faire diversion pour attirer l'attention des hobgobelins. Unarak pensait prendre lui-même la tête de ce dernier groupe; mais lorsqu'il demanda qui était volontaire, Maïk s'avança le premier, et le seigneur sut qu'il était inutile de discuter. -« Adieu, Maïk », murmura-t-il lorsque tout fut prêt. Le vétéran répondit d'un hochement de tête, et le petit groupe dévala prestement la pente et se perdit dans la nuit. Unarak attendit quelque temps, puis donna le signe de progresser à son groupe. Ils marchaient, dans l'obscurité seulement éclairée de la lumière de quelques étoiles lointaines et du rougeoiement des innombrables feux de camp des peaux-vertes. Les nains du chaos longeaient le campement qui semblait s'étendre sur des lieues, lorsque soudain, Unarak se figea: le son du cor de Maïk retentit au lointain. Trop tôt, désespérément trop tôt. Le sacrifice de son plus fidèle serviteur et de ses meilleurs guerriers allait se révéler parfaitement inutile, ils n'allaient même pas pouvoir s'éloigner suffisamment avant que la poursuite sera lancée. Unarak se dressait, incapable de se remettre en marche, mordant ses lèvres pour ne pas éclater en sanglots. Après tout, à quoi bon chercher à survivre pendant quelques heures encore, si la fin était inexorable? Finalement, il prit une inspiration, saisit sa hache des deux mains et hurla d'une voix brisée: « Pour Hashut et pour Zhar-Naggrund! Nains du chaos, chargez!!! » Et il s'élança vers les formes sombres des tentes des hobgobelins, suivi, d'un seul mouvement, par l'ensemble des nains. Même les civils quasiment désarmés et n'ayant jamais combattu de leur vie, galvanisés par l'exemple de leur seigneur, se jetèrent dans leur dernier combat. _________________ Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour je brûlerai l'Athel Loren. Un jour... |
|  | | le nain noir Maître Nain du Chaos


Inscrit le : 05 Juin 2005 Messages : 1164 Localisation : Auxerre
 | Sujet: Re: Les chroniques D'Unarak Sam 5 Avr 2008 - 22:28 | |
| C'est vraiment super! La suite , la suite ! _________________ Un jour je tuerai le Nain Blanc.Un jour je tuerai le Nain Blanc. Un jour je tuerai le Nain Blanc. un jour.... |
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