Borgut Affronte les Maraudeurs du Chaos Borgut à la tête de ses Durakuirs rimgor toisait d’un œil mauvais le ciel rougissant du soir. Il ne restait plus qu’une poignée de ses vingt et quelques gardes du corps, mais ceux-ci se battaient toujours furieusement malgré le nombre de leurs assaillants. A ses côtés, son porte-étendard brandissait d’une main une grosse bannière dépenaillée, tandis que de l’autre il plongeait son kikoup’ dans la poitrine d’un humain. Profitant d’un bref moment de répit, Borgut observa ses forces. Une fois que le combat était engagé, il ne se souciait que rarement de la manière dont s’en sortaient ses boyz, mais un bref regard le long de la ligne de bataille lui apprit que son armée était prête à en découdre. Il pouvait être fier de ses gars, ceux-ci venaient de traverser des montagnes inhospitalières et, à peine arrivés, étaient déjà prêts à se battre avec avidité et férocité. Ce périple les avait endurcis car seuls les plus costauds avaient pu survivre et son armée s’était débarrassée de ses éléments les plus faibles.
Le son d’une corne l’alerta du danger approchant. Une bande de guerriers chevauchant des montures noires chargeait dans leur direction et les orques noirs se préparèrent à les recevoir. Les cavaliers kurgans percutèrent la petite unité, s’attendant à la disperser et à broyer les orques sous les sabots de leurs chevaux, mais leur charge fut stoppée par le mur de leurs adversaires. Les chevaux se cabrèrent, incapables de faire reculer l’implacable ligne que formaient les orques noirs, et plusieurs cavaliers furent jetés à terre avant de finir sous les kikoup’. Borgut poussa un affreux rugissement et fit décrire à sa hache Gosnork un parfait arc de cercle qui éventra l’une des montures. La bête s’effondra, coinçant son cavalier sous son corps et, alors que le maraudeur tentait frénétiquement de se dégager, le seigneur orque le décapita proprement. Borgut poursuivit le combat, tuant ses ennemis les uns après les autres dans sa quête d’un adversaire à sa hauteur. C’est alors qu’il remarqua non loin un cavalier en armure qui se battait en maniant une imposante épée couverte de sang, et il sut instinctivement qu’il s’agissait du chef des humains. Son armure était couverte d’étranges symboles qu’il reconnut comme étant les marques des dieux du Chaos, et à travers les fentes de son casque brillait un regard surnaturel. Ils se toisèrent l’un l’autre pendant quelques secondes, puis le seigneur du Chaos se débarrassa négligemment de ses adversaires d’un revers de son arme avant de se lancer à la rencontre de Bogut.
Alors que le guerrier lui assénait un puissant coup d’épée, Grimgor para celui-ci avec sa hache. Pour la première fois depuis bien longtemps, il sentit que le coup avait été porté avec une terrible force. La seconde attaque traversa la garde de l’orque et l’épée vint s’abattre contre son armure. Un tel coup aurait sans difficulté traversé même la plus solide des armures de plates, mais celle de Borgut avait, disait-on, été forgée dans le sang d’un démon, et l’attaque fut détournée. La riposte du seigneur orque ne se fit pas attendre. Saisissant sa hache à deux mains, il la fit tournoyer deux fois au-dessus de sa tête avant de l’abattre sur son ennemi. Celui-ci leva son épée pour l’intercepter, et lorsque les deux armes se croisèrent, un flot d’étincelles vint accompagner une assourdissante explosion. L’épée se brisa au niveau de la garde et la hache de Borgut vint s’enfoncer dans l’armure du seigneur du Chaos. Grimgor retira son arme et alors qu’il se préparait à asséner un nouveau coup, l’armure de son adversaire tomba dans un grand fracas métallique, son casque venant rouler jusqu’aux pieds chaussés d’acier de l’orque. Borgut se pencha pour le ramasser. Le heaume était vide, tout comme l’était le reste de l’armure. Haussant les épaules, il le jeta et retourna à la recherche d’un nouvel adversaire. Le soleil pourpre disparaissait derrière les montagnes et la vue du champ de bataille lui arracha un sourire. Des centaines d’ennemis encerclaient ses troupes, cela voulait donc dire que la tuerie était loin d’être terminée. Il se mit à chercher l’endroit où les combats étaient les plus âpres et finit par remarquer un groupe d’orques largement dépassés en nombre par des guerriers vêtus de fourrures. Sans hésiter, il chargea dans cette direction, prêt à répandre toujours plus de sang.
La lourde hache fendit l’air et pas moins d’une demi-douzaine de têtes furent détachées d’un seul coup de leurs épaules. Les corps sans vie s’effondrèrent au sol pour venir s’ajouter au tas déjà imposant de dépouilles qui gisaient au pied de l’imposant seigneur orque. Son cri de triomphe assourdissant couvrit quelques instants les grognements gutturaux des orques noirs qui l’entouraient. Il ne restait à présent face au monstre plus qu’un seul humain vêtu de peaux de bêtes, dont la carrure pourtant massive était loin de rivaliser avec celle de l’immense peau-verte. Posant son regard sur l’infortuné survivant, Borgut l’attrapa dans ses larges pattes et l’examina de son œil valide. Un rictus mauvais éclaira son visage, puis il ouvrit bien grand sa gueule sertie d’une rangée de crocs jaunis et cassés avant de la refermer autour du crâne de l’humain. Borgut jeta négligemment le corps décapité au sol, comme s’il recrachait une bouchée de viande avariée.
“Tuez-les tous !” hurla-t-il tout en chargeant en direction des derniers maraudeurs qui se tenaient à l’écart, terrorisés à l’idée de devoir combattre cette machine à tuer. Pour une créature d’une telle taille, son agilité était surprenante, et le voyant leur foncer dessus, les guerriers humains prirent leurs jambes à leur cou. Ils n’étaient pourtant pas de ces citoyens couards recrutés dans les villes et les villages pour défendre leurs terres, mais de sauvages guerriers qui avaient perpétré des actes de sauvagerie aussi cruels que ceux des orques. La soif de sang dont faisait preuve ce seul adversaire était cependant trop grande pour qu’ils puissent lui résister. Borgut fut sur eux avant même qu’ils n’aient la moindre chance de s’enfuir, leur faisant des crocs-en-jambe pour qu’ils tombent à terre, utilisant le poids de son corps pour en écraser certains tandis que les autres goûtaient de sa hache Gosnork. En quelques secondes, les Orques Noirs qui le suivaient eurent achevé les derniers barbares, mais Borgut continua à charger droit devant. Il ne s’arrêterait pas tant tous ses ennemis ne seraient pas morts à ses pieds.
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borgut est Humilié ! (on l'ingnorait mais Crom a humilié Borgut éclat'pif avant Grimgor) errant le manche de sa hache, Crom laissa choir son épée et se saisit de son bouclier. Il se jeta sur Borgut avec la force d’un ogre, faisant reculer l’imposant chef de guerre. Profitant de son avantage, Crom poursuivit l’assaut, faisant décrire de grands moulinets à son arme avec une vitesse inhumaine. Borgut avait le plus grand mal à parer les attaques de son ennemi, et seule la vivacité surnaturelle de sa hache lui permit de survivre à l’élan frénétique de l’humain. Acculé contre les restes d’un char, l’orque noir para d’un grand revers l’arme de Crom et profita de cet instant de faiblesse pour se jeter sur lui, le forçant à son tour à reculer.
Le duel épique se poursuivit pendant des heures, aucun des deux ne parvenait à prendre l’ascendant car ils étaient de force égale. Chaque coup était paré, et même la fatigue ne semblait pas pouvoir venir à bout de l’un ou de l’autre. Ils étaient entièrement absorbés par leur combat et n’avaient plus conscience de la bataille autour d’eux et même lorsque les orques furent finalement battus et s’enfuirent, Borgut poursuivit le combat, refusant d’admettre sa défaite. Les coups succédaient aux parades, tout deux étaient épuisés, mais chacun pensait pouvoir l’emporter.
Ce ne fut que lorsque les rayons écarlates du soleil disparurent enfin derrière les Montagnes du Bord du Monde qu’ils s’écartèrent l’un de l’autre, vidés de leur énergie et saignant de dizaines de blessures. Autour d’eux, la plaine était jonchée de milliers de cadavres, et le chœur des corbeaux commençait d’emplir le crépuscule. Leur souffle se faisant brume dans l’air glacial, les deux adversaires se jaugèrent un long moment avec un respect haineux. Lentement, Crom secoua la tête et fit un pas en arrière. Borgut rugit de colère face à cette insulte. Les dents serrées, bouillonnant d’une fureur tout juste contenue, il balaya le seigneur du Chaos et ses serviteurs d’un œil menaçant puis, défiant quiconque de soutenir son regard, il tourna les talons et alla rejoindre ses troupes en déroute.
Lors des jours qui suivirent la bataille contre Crom et ses Kurgans, Borgut éclat'pif fut miné par une honte douloureuse dont il n’était pas coutumier. Alors qu’il commençait le laborieux processus de ralliement de ses troupes, il fit le vœu solennel de se racheter aux yeux de Gork et Mork. Il allait se lancer dans une Waaagh ! si gigantesque et destructrice qu’elle laverait sa fierté blessée dans le sang.
Borgut dans l’Œil du Cyclone !
'’irais pas l’voir maint’nant si k’j’étais toi.” Une bouffée de fumée verdâtre accompagna les mots du chamane, signe évident que le pouvoir de la Waaagh ! courait dans ses veines. D’instinct, Kass'fer asséna un généreux coup de tête au sorcier, l’envoyant au tapis, sur le dos, quelques mètres plus loin.
“Ouais, mais t’es pas moi,” grogna-t-il. “Sal’té d’chamanes…”
Si vous ne vous en occupez pas correctement, ils vous explosent à la figure. Heureusement,Kass'fer savait comment les calmer. Cela dit, il allait aussi devoir calmer le chef, et ça risquait d’être une autre paire de manches.
Il se tenait à l’entrée d’un défilé tortueux. Venue de plus loin dans le passage, il pouvait entendre mais aussi sentir la fureur de Borgut. Pas étonnant que le chamane fût si excité.
Kass'fer s’enfonça dans le passage et alors qu’il franchissait un coude, il reçut une averse d’éclats de roche. Cela ne lui causa aucune douleur, mais il dut fermer brièvement les yeux et marcha du coup dans ce qui avait été un gobelin de la nuit. Ce n’était d’ailleurs pas le seul : sur le sol et les parois de la ravine étaient dispersés les restes des chefs gobelins de Borgut. Mais ce dernier n’en avait visiblement pas eu assez, il se tenait face à l’un des pans rocheux, et l’entaillait à grands coups de sa hache, Gosnork. Le Seigneur de Guerre vibrait de colère, ses veines étaient tendues sous sa peau, et ses yeux injectés de sang jetaient des regards furieux autour de lui. Les mots manquèrent à Kass'fer, et il se dit que tout ce qui était susceptible d’attirer l’attention de Borgut était définitivement à éviter. Il se contenta donc de nettoyer distraitement ses chaussures en reculant peu à peu.
Soudain, borgut fit un pas en arrière et laissa Gosnork retomber. Son regard resta braqué sur la roche et il grogna.
“Koi k’tu r’gard’ ?”
Kass'fer recula doucement.
“Rien, boss. J’viens aux zordres, cé tout.”
Borgut ne semblait pas l’entendre. Son attention était fixée sur le roc. Il tendait pourtant l’oreille et hocha la tête.
“C’est vré. J’avais jamais pas gagné avant, mais j’ai jamais été battu.”
Borgut savait que l’échec de Borgut face aux zoms du Chaos de Crom l’avait plus enragé que jamais, lui qui était déjà d’ordinaire d’une humeur massacrante. Kass'fer continua donc d’écouter le plus puissant Seigneur de Guerre Orque Noir de tous les temps converser avec un mur de pierre.
“Ouais, t’as drôl’ment raison. Ces gobs zétaient trop mous. Des fiot’ de bonzariens. J’m’en suis zokupé, m’ennuieront pus maint’nant. D’ac, on y va. KASS FEEEERRRR!!!!!!”
Le rugissement de Borgut fit trembler tout le défilé. Kass'fer fit de nouveau un pas en avant.
“Koi k’y a, chef ?”
Borgut se retourna vers son second.
“Toi au moins t’es rapid’. Bon. L’début d’abord. Chop’ les gobs ki nous restent et ramène-les ici. J’veux ky coup’ ce rocher et ky le mett’ sur roues. Une fois ky zont fini, but’les pasque j’peux pus les saker. Ensuit’, dis aux aut’ que Gork m’a dit koi fèr. Cett’ fois on va gagner pasqu’on va fèr’ jus’ kom y nous dit. J’sais pas komment kon a pu oublier ça. On r’part en guerre, et c’coup-ci Gork va marcher avec nous”
Puis il révéla ses crocs jaunâtres dans ce qui pouvait être un sourire et décampa.
Kass'fer le regarda partir avant de se retourner vers le rocher. Il ne s’en était pas rendu compte tout de suite, mais il réalisa que les entailles laissées par Gosnork dans le roc formaient un visage, un visage orque. Le visage de Gork. Malgré les petits bouts de gobs qui le masquaient, il était impossible de se tromper. Les cicatrices de Borgut se plièrent pour lui autoriser un sourire alors qu’il contemplait l’effigie.
“Bon,” dit-il, “on va voir c’k’on va voir…”
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Borgut et ses boyz retournent au combat Borgut avait désormais un nouvel objectif : se racheter aux yeux de Gork et redevenir le plus coriace et le plus dangereux des seigneurs de guerre. Son armée avait survécu à des années de combats incessants contre les humains, les skavens, les autres tribus peaux-vertes, et les hordes du Chaos. Bien que moins nombreux qu’ils l’étaient à l’origine, les boyz de Borgut étaient des vétérans de dizaines de batailles. Avec ces Durs à Kuir’, comme borgut aime à les appeler, le seigneur de guerre était revenu dans le Vieux Monde pour montrer à ce parvenu d’Archaon qui est le plus fort.
Traversant Kislev, l’armée de Borgut massacra tout autant de kislévites que de fidèles du Chaos. Cette horde verte marchait derrière une effigie de Gork, et des nouvelles de sa sanglante progression parvirent rapidement jusqu’aux tribus orques des Montagnes du Bord du Monde. Comprenant que l’Empire était vulnérable, des dizaines de milliers de peaux-vertes descendirent des collines pour revendiquer leur part du butin, certaines tribus ayant même leur propre effigie.
Borgut suivit la route de destruction qui conduisait à Middenheim et, comprenant qu’Archaon comptait ravager la cité, il décida que ses boyz et lui participeraient à la bataille, de peur de perdre la face. Grâce à des esclaves humains capturés sur sa route et à de malheureuses tribus peaux-vertes ayant commis l’erreur de prendre Grimgor pour un allié, il construisit deux immenses engins de guerre.
Les Dieux, comme ils furent appelés, étaient d’énormes tours de siège construites à l’image de Gork et Mork. Du ventre de Gork jaillissait un redoutable bélier de siège, tandis que Mork était surmonté de la plus grosse catapulte qu’un peau-verte ait jamais construite. Des chamanes dansaient au sommet des machines, tandis que l’effigie de Gork personnelle de Borgut vibrait de l’énergie de la Waaagh ! Conscient que les dieux le jaugeaient, ce dernier se lança à l’assaut…
Borgut ne manquera pas de faire parler à nouveau de lui…
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