« La Symphonie des Éléments »
La rougeoyante flamme en pleine rage
Effaçant tout sur son passage
La douceur de la fumée si âcre
Quelques cendres demeurant dans l’âtre
La violence d’un volcan en colère
Les désastres rendent tous les hommes frères
Un nuage dansant consumant toute vie
Et la source de réconfort de tout abris
Une folie aux mille couleurs
Mais la mort et sa terrible froideur
La vague blanche roulant telle un mirage
L’écume se répandant sur la plage
Une immaculée surface qui luit
Jusqu’à l’horizon et l’infini
Une cascade ruisselant dans les montagnes
Parfois la solitude n’est pas un bagne
Les hauts sommets battus par une pluie fine
Roulant sur la joue, une larme cristalline
L’immense source de parfaite fraîcheur
Ne cessera de faire pousser les fleurs
Une brise caressant le monde si lent
Les cimes remuant sous un frêle vent
Une bourrasque promenant une bulle d’azur
Un orage déchirant le ciel si pur
Que frémissent les arbres sous un doux courant
Si libre, un oiseau virevoltant
Une ombre planant dans la grandeur des airs
Splendeur si imposante et pourtant si claire
Choisissez la liberté des nuages
Evadez-vous pour visiter ces paysages
La tristesse d’une aride plaine
Les peuples du désert y survivent avec peine
Le sol craquelé par la sécheresse
Un souhait pour que la pluie se presse
Terre, accueillant forêts et torrents
Survivant miraculeusement au temps
Habitat de mystérieuses créatures
Qui le détruisent au fur et à mesure
Ont créé d’immenses bâtisses de fer
La nature se transformera en pierre
Les cœurs se ferment, le monde inspire…
Les hommes se meurent, le monde expire…
La paix revient, le monde soupire…
Tant que subsistera l’harmonie, alors durera la symphonie…
Seigneur Kroak